Mediapart a diffusé mercredi soir "Et les rêves prendront leur revanche", un hommage musical et poétique à la Grèce, avec Angélique Ionatos. Le spectacle est à retrouver en intégralité ici.
Le site d’informations créé en 2008 par Edwy Plenel Médiapart innove et a décidé d’offrir à ses lecteurs internautes, et plus largement aux publics français, grec et de toute l’Europe un spectacle inédit en solidarité avec la Grèce.
Le concert en direct de la chanteuse grecque Angélique Ionatos sera à suivre sur Internet le mercredi 13 juin 2012 à partir de 21H00 à l’adresse mediapart.fr.
Le contexte de crise économique et politique de l’Europe n’a pas épargné la Grèce qui vit une des périodes les plus sombre de son histoire. C’est en hommage aux Grecs, à la résistance grecque et à ce pays bien malmené par l’Europe qu’Angélique Ionatos, a construit ce nouveau spectacle fait de poèmes des grands poètes grecs contemporains et de chants.
Angélique Ionatos sera accompagnée par deux jeunes musiciens, Katerina Fotinaki (guitare et voix) et Gaspar Claus (violoncelle) pour ce spectacle inédit dédié à l’espoir des peuples. Le poète grec Odysseas Elýtis a été prix Nobel de littérature en 1979 avec le recueil « Et les rêves prendront leur revanche ». Les adaptations d’Angélique Ionatos ont révélé des titres tels que: Marie des Brumes, Le Monogramme ou Parole de juillet.
Rendez-vous est pris le 13 juin à 21H00 sur mediapart.fr pour suivre gratuitement ce grand concert.
"Enregistré à Amsterdam au milieu des années 1970, l’un des rares concerts de l’immense "prince de la soul". Marvin Gaye y interprète notamment les célébrissimes "Ain’t No Mountain High Enough" et "What's Going On". Un grand moment !
En 1976, Marvin Gaye est à l’apogée de sa carrière. Après la sortie des albums cultes What's Going on (1971) et Let's Get it on (1973), il entame sa première tournée en Europe, qui le mène sur la scène du Jaap Edenhal d’Amsterdam où il interprète notamment les célébrissimes "Ain’t no Mountain High Enough" et "What's Going on". Se produisant peu en public à cause de ses addictions à l’alcool et à la cocaïne, le chanteur, qui a fait les belles heures de la Motown à partir des années 1960, a connu une existence tourmentée, marquée par la violence paternelle, plusieurs divorces et des épisodes dépressifs. Criblé de dettes à la fin de sa vie et contraint de retourner vivre chez ses parents, il est abattu par son père, pasteur, de deux balles de revolver, la veille de ses 45 ans, en 1984. Ce concert exceptionnel rend hommage au "prince de la soul", trop tôt disparu."
Mise à jour, le 6 avril 2018, suite au décès de Jacques Higelin (1940-2018).
Arte Concert rediffuse Higelin philharmonique, jusqu'au 6 mai 2018.
Alors, je vous souhaite de passer un excellent moment avec Higelin que nous écouterons encore et toujours ! Les poètes, les artistes, jamais ne meurent.
Malheureusement, il m'est impossible d'intégrer le concert, il vous faudra donc cliquer sur les liens (en bleu) pour visualiser.
C'est tout en bas de la page. FR
Higelin Symphonique
La Philharmonie de Paris fête Jacques Higelin ! Un événement qui célèbre les cinquante ans de carrière du musicien. Ce demi-siècle a permis à Jacques Higelin de s'essayer au rock, à la soul, au jazz... et même de jouer la comédie. Au cours de cette carrière éclectique, Higelin a pourtant toujours su rester fidèle à lui-même. Dans chacun des vingt albums qui ont égrainé son oeuvre, on retrouve le même aspect fantasque, la même impression d'intimité. Ce demi-siècle a notamment été marqué par l'album BBH 75, publié en 1974 et qui vaut à Jacques Higelin sa réputation de pionner du rock français.
Pour ce concert "Higelin symphonique", Jacques Higelin et cinq solistes - Dominique Mahut, Christopher Board, Alice Botté, Arnaud Dieterlen et Zaf - s'associent à l'Orchestre National d'Ile-de-France. Ensemble, ils revisitent les compositions les plus emblématiques du répertoire de Jacques Higelin grâce à des arrangements signés Bruno Fontaine. Un anniversaire en grande pompe donc ! De quoi patienter avant la sortie d'un nouvel album prévu pour 2016...
Désolée, le replay intégral ne se trouve plus.... un jour, qui sait ?
Malheureusement, ce jour est arrivé, le 6 avril 2018, puisque Jacques Higelin vient de nous quitter.
Arte Concert rediffuse Higelin philharmonique jusqu'au 6 mai 2018.
En hommage à Jacques Higelin - décédé le 6 avril 2018 - nous vous proposons de redécouvrir le concert "Higelin Symphonique". Une soirée durant laquelle cette grande figure du rock français réinterprétait ses plus grand succès aux côtés d'un orchestre symphonique. (Arte)
Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création
Qu’il y ait un débat sur ce que représente Bertrand Cantat sur scène est parfaitement légitime. On peut aussi considérer qu’il y a une certaine hypocrisie à ne contester que sa tournée et pas ses disques, comme si le concert était le lieu de toutes les sacralisations.
En tout état de cause, ce débat change de nature quand il se transforme en demande d’annulation de sa tournée.
Cantat a le droit de chanter, les programmateurs sont libres de le programmer et chacun est libre d’aller le voir, ou pas.
Dans un Etat de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la justice.
Les demandes, directes ou indirectes, de censure ou d’annulation de son spectacle, qu’elles soient portées par des associations comme Osez le féminisme ou par des personnes hors réseaux associatif, les pressions diverses et variées des élus, les retraits de subventions aux festivals ou structures qui le programment contreviennent à la lettre et à l’esprit de la loi.
Il semble nécessaire de rappeler aux uns et aux autres les dispositions légales. La loi de 2016 dispose dans son article 2 que la diffusion de la création artistique est libre, et l’article 431-1 du Code pénal réprime le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d’un an d’emprisonnement et de quinze mille euros d’amende.
D’autre part, l’Etat (c’est l’article 3 de cette loi), à travers ses services centraux et déconcentrés, et les collectivités territoriales doivent mettre en œuvre la politique en faveur de la création artistique, laquelle poursuit notamment comme objectif le soutien de l’existence et le développement de la création artistique sur l’ensemble du territoire, en particulier la création d’œuvres d’expression originale française et la programmation d’œuvres d’auteurs vivants, et doit garantir la liberté de diffusion artistique en développant l’ensemble des moyens qui y concourent. L’Etat doit encore promouvoir la circulation des œuvres sur tous les territoires, la mobilité des artistes et des auteurs et entretenir et favoriser le dialogue et la concertation entre l’Etat, l’ensemble des collectivités publiques concernées, les organisations professionnelles, le secteur associatif, les acteurs du mécénat et l’ensemble des structures culturelles et leurs publics.
En prenant des positions qui ne sont pas à la hauteur des exigences légales à propos de la tournée de Bertrand Cantat, et en gardant un silence inquiétant sur la plupart des affaires récentes d’atteinte aux libertés de création et de diffusion des œuvres, la ministre de la Culture manque aux devoirs relevant de son titre et de son domaine d’intervention.
L’Observatoire de la liberté de création regrette que l’artiste, sous la pression, ait renoncé à tourner dans les festivals cet été et s’inquiète qu’en France, en 2018, certains soient plus tentés par les réflexes de censure que par le respect des libertés et par le débat démocratique qu’ils réclament, paradoxalement, de leurs vœux.
Amie nuit, extrait Concert Dijon, La Vapeur, 9 mars 2018
vidéo fruban
Amie nuit
Pour des cœurs arrachés sur des lances sanguines
Et des fleurs déhanchées au nerf de guillotines
Des yeux fixant l’abysme à travers des brasiers
Et des ruines sublimes étendues à nos pieds
Les sirènes du port de la mélancolie
Amie nuit
Le temps coule sous
Comme l'eau de pluie
Amie nuit
Le velours abrasif, le soupir des lions
Les silence adhésif sous nos bouches à questions
Crépuscule à la sauce aboie un soleil rouge
La robe de la grande ours va finir andalouse
Et le cœur puisé, t'aimer à la folie
Amie nuit
Le temps coule ici
Comme l'eau de pluie
Amie nuit
Hauts les carambolages
Hauts les calendriers
Et les flèches volages
Hauts les scaphandriers
On vouvoie les sommets
On tutoie les abysses
Dans l'ombre on ne voit pas que les photos jaunissent
Et le monde commence à partir d'aujourd'hui
Amie nuit
Le temps coule ici
Comme l'eau de pluie
Amie nuit
Bertrand Cantat
A force de pressions, de menaces et d'insultes envers Bertrand Cantat et son public, ces hystériques pseudo féministes, ces briseurs de libertés, revanchards et haineux, ont amené l'artiste Bertrand Cantat à renoncer aux festivals, pour éviter la polémique. Certains avaient été déprogrammés, de même que des concerts (notamment celui de Istres).
Le 12 mars, il envoyait à l'AFP le communiqué suivant :
Vous pouvez accéder aux pages et groupes suivants pour en savoir davantage :
J'ai vu un jour une danseuse abolir le malheur
Avant d'anéantir la pesanteur
Un flamenco craché à la face du soleil
Un peu comme Apollo filant droit vers le ciel
Ce qu'on sait de tout ça? Rien
Mais j'ai retenu un lien
Enlace tout
Embrasse tout
Accueille tout
Reçois tout
Donne tout par dessus tout
Deviens pénombre où je me cache
Et dans le secret d'automne sans fin se glisse
Un infini amour
Au bout d'un éternel retour
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati ce qui est est
De toutes façons maintenant y'a plus l'choix tu l'sais bien
Rien à gagner rien à perdre ce qui est est
Tout l'espace est ouvert
Tout le champ des possibles
Autant d'flèches que de cibles
Maintenant monte la sève le chant qui nous honore
Se répand la joie et la lumière d'or
Flambe la flamme oh sésame ouvre toi
Mais y'a bien pire voleur qu'Ali Baba
Terminus tout l'monde descend, comme rester décent?
C'est des mille et des cents dérobés aux pauvres gens
Eux qui coulent et sombrent au loin
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Ce qui est est
J'te jure faut qu'on s'accroche
La vie c'est parfois moche
Tu me dis que t'en peux plus
Que t'as bien trop reçu
De coups de canif
Et dans les manifs
C'est pas ton kiffe,
La place du calife
Que tu veux partir au loin
Que tu veux tout envoyer promener
T'as raison faut s'ballader
Mais y'a pas d'paradis
Y'a mieux qu'ça
Aimer même un enfer
Apprécier jusqu'au bout
Même la pilule amère
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Ce qui est est
On pourrait prendre à bras le corps le destin
Envisager la vie comme un festin
Apprivoiser le cuir comme Iniesta
De l'aube au crépuscule une fiesta
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Amor fati
Ce qui est est
Le trajet, le voyage
Le voyage outragé
Trajectoire de l’orage
Le destin humilié
Cent fois tomber à terre cent fois se relever
Et si tu l'aimes la poussière, tu vas te régaler
Bambam ton cœur explose
Et si tu l'oses ramène ta prose
Augmente la dose
C'est sûr ils aimeront pas
Ils diront qu't'as pas l'droit
Chaque fois chaque chaque chaque chaque fois
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Et toi qu'est-ce que tu sais d'ma vie?
Qu'est-ce que tu sais d'ma peine?
Tu paroles, tu causes
Tu parades, tu gloses
Mais t'as mauvaise haleine
On dirait Sue Hélène
Tu fais semblant d'savoir
Tu racontes des histoires
Bouffon, charlot
Recrache comme un robot
Les conneries pré-mâchées
La soupe qu'on a jetée dans ton écuelle d'esclave
Et regarde toi maintenant tu baves
A c'que j'sais tu veux m'faire la misère
Et ça date pas d'hier
Ok j'me rends
J'me prends
Ton doigt pointé sur moi
Chaque fois que je trouve mon souffle
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
C'est l'heure d'aller voler le feu
Le fixer dans les yeux
Moi je dirais qu'ça urge
Les moutons de Panurge
Sont en phase de gagner la partie de poker du siècle
Alors shazam
Pas des super-héros
Mais pas des statistiques
C'est pas des numéros
On sait qu'on est unique
Chacun seul dans la toile
On est relié à tous
A la terre des entrailles
Au cosmos, aux étoiles
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati amor
Amor fati
Ce qui est est
Bertrand Cantat
Amor Fati, Montpellier, 12 mars 2018
Bertrand Cantat - Le vent nous portera - Marlène - Coopérative de Mai - 18 mars 2018
Soleil noir survivant ultime d’un lointain désir désormais bien trouble, Bertrand Cantat était mardi 13 mars sur la scène de la Belle Electrique pour un concert que les polémiques de tout bord avaient rendues événementiel.
Autour de lui, conçu sur la base de Détroit, son nouveau combo. Un groupe à la parfaite cohésion sobre et efficace, tout de noir et d’énergie vêtu portant haut Amor Fati le nouvel opus enfanté par un leader toujours aussi charismatique. Un album à la poésie éblouissante, oscillant du rock dur à des accents plus électros, aux composition lyriques gorgées d’électricité avec des passages plus calmes et acoustiques agrémentés de quelques clins d’œil au Noir Désir passé.
Un concert asséné comme un long voyage tourmenté vers la lumière, soufflant alternativement feu et glace avec une basse puissante et métallique, résolument en avant, collée à une batterie omniprésente, métronomique à la frappe chirurgicale, baignées de nappes de claviers à l’ambiance crépusculaire et zébrées de guitares en fusion avec parfois le temps d’une accalmie l’éclair d’un harmonica comme le souvenir d’un autre temps et..surtout, surtout intacte, forte et fragile à la fois, LA voix de Bertrand Cantat.
Une voix portant à bout d’urgence les textes d’une aveuglante noirceur de l’artiste !
La poésie de Cantat est depuis toujours à l’écoute du monde qui nous abrite, avec Amor Fati elle se fait voyage permanent entre noirceur et lumière, soleil et pluie, expression d’une brûlure infernale et de toute éternité, la sienne.
Une mention spéciale aux titres« Amor fati », « Anthraciteor » et « Pluies diluviennes ».
C'est toi qui me l'avais fait connaître. Vous êtes partis à quelques mois d'intervalle. Je te l'offre et je l'écoute avec toi.
Près de huit ans après le décès de la chanteuse, un cadeau inattendu : un album réunissant les meilleures prises de deux spectacles donnés en Islande en mai 2009.
Sur ce disque posthume, on entend une Lhasa de Sela en totale communion avec ses musiciens, comme si ces cinq humains respiraient avec le même poumon. On entend la chanteuse d’origine américano-mexicaine parler timidement au public, rire. On a aussi conservé les applaudissements nourris et chaleureux des spectateurs, puis un silence d’église dès les premières notes. Tout, ici, fait l’éloge de la lenteur et de la douceur, et c’est beau.
Au moment où Lhasa de Sela offrait ces prestations, elle se savait déjà malade. Elle allait chanter les compositions de son troisième album, tout neuf, accompagnée du guitariste Joe Grass, du contrebassiste Miles Perkin, du batteur Andrew Barr et de la harpiste Sara Pagé. La chanteuse s’est éteinte à Montréal six mois après ce voyage à Reykjavik, le 1er janvier 2010.
Retrouvez l’authenticité et la douceur de Lhasa
Quelle authenticité. Quand Lhasa de Sela est apparue comme un lever de soleil en 1998, dépeignant une Amérique latine entre le réel et l’imaginaire, on savait qu’on avait affaire à une artiste d’exception. Elle semblait vouloir mettre un baume sur nos âmes avec son chant doux. Une berçante, qui mariait des récits mélancoliques à des musiques légères, comme en traînent les gens du voyage pour qui le bagage est avant tout immatériel. Lhasa ne semblait même pas se soumettre aux percussions, si fines soient-elles, de ces musiques suaves, comme si elle volait au-dessus de ses propres chansons.
Au fil de ses trois albums, jamais la chanteuse n’a succombé aux modes. Il en faut de la générosité pour offrir une musique autre, sans se soucier du marché. Être en marge tout en douceur.
Après une existence trop brève et un départ dans la discrétion, la voici qui repasse avec ce cadeau inattendu : 14 plages qui pigent majoritairement dans son troisième disque, mais aussi dans La Llorona (De cara a la Pared) et dans The Living Road (Con Toda Palabra, La confession). Aussi, une superbe version de A Change Is Gonna Come de Sam Cooke, en duo avec l’as de la guitare Joe Grass, aujourd’hui très en demande.
Ces chansons, par leur qualité intime, se nicheront au creux du public fidèle de Lhasa, ici comme à Reykjavik, ou ailleurs sur cette planète qui l’a vu briller le temps d’un vol trop court.