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dimanche 16 août 2020

C'est devenu un rituel, par Françoise Ruban

 


C'est devenu un rituel au fil des mois, venir rêver près des eaux calmes. Rêver et rire des facéties des canards abondamment nourris par les passants. Comme j'aimerais vivre près d'une rivière, tellement plus reposante que l'Océan, même si Celui-ci s'est immiscé dans mes gènes !

Belle journée à vous !

















© photos fruban

lundi 20 avril 2020

On the Rock à Saint-Nazaire



C'était un 29 novembre 2013


Suite du reportage sur Saint-Nazaire commencé sur ce blog

ICI

Théâtre de St Nazaire


Réhabilitation de l'ancienne gare ferroviaire

Au début des années 2000, la municipalité décide d'implanter un théâtre sur le site de l'ancienne gare ferroviaire de Saint-Nazaire afin de finaliser la réhabilitation des friches portuaires, proches du centre-ville, débutée dans les années 1990.
Projet conçu par Karine Herman, après concours.
Ouvrir la culture à tous, telle était l'ambition de ce projet mené par Karine Herman et Jérôme Sigwalt de l'agence K-Architecture.


Inscrit dans le projet Ville-Port - depuis la fin des années 90, faire se rejoindre la ville avec son port, l'estuaire et la mer.
Le Théâtre a une forme architecturale totalement moderne, mais qui rend également hommage au passé historique du site en étant inséré dans les vestiges de la gare du 19e siècle. Modernisme et strates du passé se mêlent.

Le 8 septembre 2012, le premier spectacle est intitulé "Il était une fois une gare"


© photo fruban

Un ancien blockhaus a été aménagé et le théâtre fut construit sur ce site - ce que l'on appelle la Ville Port
Ancienne gare ferroviaire réhabilitée.




© photo fruban

Se mêlent différentes architectures, parfois des arcades classiques de style haussmanien comme la plupart des gares du 19è siècle.



© photo fruban

Nous venions assister à la journée On the Rock !
Au programme quelques grands dont Albert Marcoeur!







Sur cette photo se voient mêlés les silos de Cargill,les fumées... à l'architecture parfaitement néo-classique du Théâtre



© photo fruban

Petite dégustation à l'intérieur du théâtre, dans l'immense hall d'entrée.
Le hall du Théâtre où Albert Marcoeur "Et bien d'autres" nous a régalés de ses textes, de sa voix, sa table sonore, percussions... avec Julien Baillod et Jean-Vincent Huguenin aux guitares électriques.




© fruban

Ambiance sympathique et chaleureuse. Chacun se regroupe pour apercevoir les artistes, hélas cachés sur ma photo...




Une architecture néo-classique sur ce site du bunker qui abritait la base sous-marine allemande. Il y en avait sur toute la côte atlantique.
Saint-Nazaire fut une poche de résistance, détruite entièrement, reconstruite dans l'urgence dès les années 1950.
Dans la première partie de ce mini reportage-photos (voir renvoi ci-dessus), je développais ces autres aspects.
Un Eco-musée retrace l'histoire de la ville.



© photo fruban

Encore une autre architecture.... ce qui fait l'originalité et le charme de la Ville-Port. ll y a quelque chose de surréel et baroque dans l'assemblage, que j'aime plus que tout. Ici, ce n'est pas le béton mais des plaques de châtaignier qui recouvrent les murs.






La perspective m'avait semblé intéressante


Aux dernières nouvelles, ce Théâtre a pris le nom de Théâtre Simone Veil


© photo fruban

Dans le fond brumeux, le fameux pont de StNazaire et au premier plan, une petite partie du monument qui célèbre la libération des esclaves (voir dans 1ère partie de ce reportage).




© photo fruban

Un autre aspect du port, la base navale, les chantiers de l'Atlantique. Ici, un navire de guerre qui devait être livré à la Russie...


© photo fruban

Je terminerai sur le vieux phare et l'estuaire qui voit passer tant d'énormes paquebots, des cargos.... où perdure cependant la pêche à la civelle.

Ceci sera une autre histoire....


© photos et textes fruban 









mardi 21 janvier 2020

De sentiers en vallons, de Françoise R


De sentiers en vallons, de reflets en odeurs. J'ai rencontré des souvenirs, des couleurs d'autrefois. Surtout ne pas laisser les pensées, les émotions de l'enfance m'envahir. Simplement respirer, regarder, marcher doucement des heures durant. Rejeter la mélancolie lourde qui s'abat avec l'hiver. Et ce mois de janvier que j'aimerais rayer à jamais. Effacer ce passé qui revient sans être invité. Eplucher ses strates, ne retenir que rires, légèreté, insouciance. S'il suffisait de vouloir....


17 janvier 2016
    complété le 18 janvier 2020


© texte et photos fruban


Un vieil escalier de pierre recouvert de mousses et lichens. Gamins, nous aimions y grimper, y jouer à cache-cache









La mare, autre terrain de jeux, surtout ce petit îlot qui n'a pas changé au cours de ces longues années. Nous lâchions les poissons rouges gagnés à la fête foraine, lorsque c'était la fin des vacances. Ils ont grossi, se sont multipliés avec d'autres. Des ignorants venaient les pêcher, alors ils se font rares aujourd'hui.






Ces reflets me fascinent toujours, ici ou ailleurs. Un peu de neige fondue s'attarde sur les berges







Lorsque j'étais gamine cette mare était un endroit où s'abreuvaient quelques vaches. Ma grand-mère Berthe allait remplir des bidons à lait pour remplir l'abreuvoir en ciment dans la cour de la ferme.
Une petite partie de l'eau séparée par un muret de pierre servait aux lavandières.
Il y eut des suicides, des accidents... racontait-on dans ma petite enfance.






Quelques touffes de joncs, quelques roseaux abritent encore quelques couples de colverts et des grenouilles vertes assez bavardes.
Malheureusement des rejets d'eaux usées tuent peu à peu la flore et la faune de ce point d'eau entretenu au cours des décennies...





Aucune description de photo disponible.


Les forêts les vallons les chemins qui serpentent. Même sous les ciels de cendre comme ici, j'aime m'y promener. Des souvenirs remontent. Ce sont les plus joyeux qui m'envahissent en général, mais en ces mois d'hiver dominent la nostalgie et la tristesse. Tant d'années ont passé, tant de deuils...





A la belle saison ce chemin m'attire plus que d'autres. J'y ai revu des bleuets par milliers, des coquelicots.
Je me souviens que nous allions garder les vaches des après-midis entiers. J'emportais un canevas, un illustré. Ma grand-mère quelque raccommodage en retard. La chienne Paka veillait sur les bêtes.





Ce vieux noyer , repère à jamais sur ce chemin qui traverse les champs










Même en plein hiver les collines arrondies et la douceur des couleurs dans la brume m'entraînent dans mes rêves lointains soudain si présents


© fruban

mercredi 21 février 2018

Frémissements printaniers, fruban





Février est très souvent le mois des contrastes, à la fois frémissement du printemps qui se ressent, se respire, et hiver qui s'installe vraiment avec chute de température, parfois sévère. 
J'ai choisi ici de montrer les prémices printaniers.












Nouka ne s'y trompe pas et réclame déjà les balades et les premiers "bains de soleil" ! Elle qui déteste la pluie et le vent gris et froid. Elle aussi hume cet air nouveau et se réjouit des jours qui s'allongent




Les jonquilles ne demandent qu'à s'ouvrir. Que va-t-il se passer si les gelées s'intensifient brusquement ? Heureusement les prévisions se trompent bien souvent !





Les arbres tendent leurs bras décharnés comme pour implorer les ciels bleus. Le bouleau est toujours l'un des plus beaux.
A chaque fois, je pense à ce film superbe Quand passent les cigognes, vu et revu.
Leur écorce blanche est de celle qui offrent un peu de gaieté et de lumière aux tristes journées d'hiver.





Elégance et souplesse de leurs branches dénudées



Toutes premières violettes encore cachées sous les feuilles mortes





Une branche du séquoïa géant vient caresser le bouleau, elle qui se vante de garder sa parure au plein coeur de l'hiver. Cet arbre majestueux est né d'un petit rejet qui poussait au pied d'un autre géant, dérobé dans un Jardin botanique. C'était en 1986, il mesurait une vingtaine de centimètres seulement, aujourd'hui ce trentenaire s'élève à plus de quinze mètres ! Je ne regrette pas mon petit chapardage !




Ses fruits minuscules et ses premières pousses de l'année, d'un joli vert fragile et tendre



Mousses et lichens envahissent le tronc des plus vieux arbres. Il arrive que le lierre s'en mêle. Toute une vie se cache sous ces épaisses écorces rugueuses et crevassées













Ces vieilles écorces ont chacune leur histoire, leurs secrets... et je leur confie les miens.






Ces cyclamens d'hiver prolifiques, au fil des années, s'étalent en nappes mauve



© Textes et photos fruban, février 2018



                                                               *****




Frémissements or et pervenche

par les vents balayés

violence en avalanches

Sous la cendre scories persistantes

ciels muets s'enfuyant

Voletez mésanges bleues et

toi rouge-gorge solitaire à la poitrine de feu

Au pied d'arbres sous l'hiver dépouillés

lumineuses nappes mauve





Sur mes lèvres se dessinent

refrain tendre et mélancolique

quelques mots du Plat Pays

           / sous un ciel si bas qu'un canal s'est pendu /

Comme écho aux murmures à ton oreille chuchotés et perdus

Et je regarde

Et je hume

Et je respire ton souffle

Et j'interroge les insondables voûtes

célestes là-haut ici-bas fripées de feuilles séchées





Tu le sais Toi

J'aimerais croire

Croire que demain sur les plages sur les flots

s'effaceront les cris le sang des migrants

réfugiés exilés assassinés   __   aux portes

de mépris d'indifférence d'une Europe

oublieuse de l'Histoire et des libertés

Un jour prochain vous perdrez la partie

C'est écrit





Tu le sens Toi

Là-bas en la profondeur des forêts

replié retranché au fond de ta vie

la guerre sous tes pas toujours

Loup sauvage et solitaire tu te terres

Petite marmotte tu te dorlotes   __   parfois tu sanglotes

Clandestins nos pas cheminent sentiers retirés

Une voie le long du canal

     / j'avance avec toi





Frémissements or et pervenche

par les vents balayés

douceur tendre des baisers

Au-delà et partout   __    Résistance

des bourgeons enflent l'espérance

Ce matin venu de loin muet un appel

Libres et rebelles

pour la mémoire la beauté

               / amour à fleur de peau

Demain le printemps des peuples

Notre printemps

         Amor mio



fruban
le 2 février 2016

© Tous droits réservés

poème publié dans le recueil Chorégraphie de cendres





samedi 20 janvier 2018

Sur les pas de Rimbaud, par Denis Tellier


Denis Tellier est déjà connu des lecteurs de ce blog. En effet, je lui ai consacré de nombreux articles.
Ecrivain-poète, auteur notamment de "Adrien de la vallée de Thurroch" (éd. Lunatique, 2012), très beau roman sur la Grande Guerre de 14-18, où quatre de ses grands-oncles ont trouvé la mort.
Denis, originaire des Ardennes, a parcouru la France et exerça divers métiers (berger, bûcheron, poseur de coqs sur les clochers...). Il est aussi sculpteur, peintre, dessinateur... et exposa certaines de ses oeuvres dans les plus grandes galeries.
Aujourd'hui, de retour dans les Ardennes, il vit à quelques kilomètres du village d'Arthur Rimbaud, le "Rimbe". Ses pas le mènent quasi quotidiennement sur les traces de "l'homme aux semelles de vent". Ce fut le cas ces derniers jours. Il nous rapporta de bien beaux clichés, commentés par lui-même.
Je vous invite à le suivre... fruban, le 20 janvier 2018







La chapelle où madame  Rimbaud emmenait son fils  Arthur aux messes de Pâques par un petit chemin de traverse à 500 m de leur village "Roche" Ardennes





Le lavoir de "Roche" village natal de  Rimbaud, les gens disent que c'est en ce lieu que le poète maudit commença l'écriture  de "Une saison en enfer"






Centre du village de "Roche " village natal de Rimbaud " (Chuffilly - Roche -78 habitants).

A gauche l'ancien  corps de bâtiment, un pan de mur de la ferme des "Rimbaud" au centre une sculpture "merdique" retraçant l'itinéraire du poète et à gauche  une baraque  normale que vient d'acquérir - Patti Smith - Rock and Roll woman



















Dernier voyage pour le "Rimbe - Gare de Voncq  (Ardennes)- Marseille -terminus






Hier il y avait celle-ci dans le coin de la petite gare , des inondations... le bateau ivre



             C'est une  sculpture rappel de l'homme aux semelles de vent
                                                    (la sculpture merdique, sic)


© Denis Tellier, textes et photos

19 janvier 2018

Tous droits réservés