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dimanche 13 décembre 2020

Doucement la lumière s'efface, FRuban

 


Doucement la lumière s'efface. Doucement la nuit prend place. Doucement les gouttes de pluie se transforment en neige. Doucement le silence s'installe. Mes pensées s'envolent au loin, encore plus loin. Mes yeux se fatiguent à regarder cet écran. Je m'interroge alors...

12 décembre 

© texte et photo fruban 




mercredi 19 août 2020

Ce soir plus que jamais, Françoise R

 


Ce soir, plus encore que ces derniers temps, je ressens ici, d'étranges sensations. Le monde entier m'arrive d'un peu partout, avec ses crimes, ses guerres, le sang inutilement versé. Nous partageons, nous indignons, essayons de masquer notre impuissance. Personnellement, je ne sais plus ce que je dois faire. Jamais encore je n'avais éprouvé un tel malaise.

Dans le même temps, m'arrivent des plages éblouissantes, des rires, des musiques, des poèmes, des peintures.... des envies de bonheur, de gaieté, de légèreté. C'est l'été, les vacances, alors je comprends, du moins j'essaie.

Dans ma tête et dans mon coeur tous ces flashes d'infos, ces partages dramatiques, puis hilarants, parfois stupides.... s'entrechoquent, se mélangent, m'entraînent dans une valse à mille temps qui me déboussole totalement.

Au milieu de tout et son contraire, je me sens prise de balbutiements... j'ai envie de me taire, de m'enfuir.


© fruban







© fruban






mardi 18 août 2020

Orages du 14 août, Françoise R


 Pluies torrentielles, ciel tourmenté, le Soleil se cache pour pleurer. Et les poètes, la tête entre les mains, le coeur écorché vif, ne trouvent que mots noirs. Plus envie de chanter la Beauté et l'Amour, quand ici et là-bas, tout n'est que ruines et cendres froides. La Nature prend le deuil et refuse le ciel bleu et la mer d'huile. Humain, trop humain.


fruban

orages du 14 août 





© photo fruban




dimanche 16 août 2020

C'est devenu un rituel, par Françoise Ruban

 


C'est devenu un rituel au fil des mois, venir rêver près des eaux calmes. Rêver et rire des facéties des canards abondamment nourris par les passants. Comme j'aimerais vivre près d'une rivière, tellement plus reposante que l'Océan, même si Celui-ci s'est immiscé dans mes gènes !

Belle journée à vous !

















© photos fruban

lundi 20 avril 2020

On the Rock à Saint-Nazaire



C'était un 29 novembre 2013


Suite du reportage sur Saint-Nazaire commencé sur ce blog

ICI

Théâtre de St Nazaire


Réhabilitation de l'ancienne gare ferroviaire

Au début des années 2000, la municipalité décide d'implanter un théâtre sur le site de l'ancienne gare ferroviaire de Saint-Nazaire afin de finaliser la réhabilitation des friches portuaires, proches du centre-ville, débutée dans les années 1990.
Projet conçu par Karine Herman, après concours.
Ouvrir la culture à tous, telle était l'ambition de ce projet mené par Karine Herman et Jérôme Sigwalt de l'agence K-Architecture.


Inscrit dans le projet Ville-Port - depuis la fin des années 90, faire se rejoindre la ville avec son port, l'estuaire et la mer.
Le Théâtre a une forme architecturale totalement moderne, mais qui rend également hommage au passé historique du site en étant inséré dans les vestiges de la gare du 19e siècle. Modernisme et strates du passé se mêlent.

Le 8 septembre 2012, le premier spectacle est intitulé "Il était une fois une gare"


© photo fruban

Un ancien blockhaus a été aménagé et le théâtre fut construit sur ce site - ce que l'on appelle la Ville Port
Ancienne gare ferroviaire réhabilitée.




© photo fruban

Se mêlent différentes architectures, parfois des arcades classiques de style haussmanien comme la plupart des gares du 19è siècle.



© photo fruban

Nous venions assister à la journée On the Rock !
Au programme quelques grands dont Albert Marcoeur!







Sur cette photo se voient mêlés les silos de Cargill,les fumées... à l'architecture parfaitement néo-classique du Théâtre



© photo fruban

Petite dégustation à l'intérieur du théâtre, dans l'immense hall d'entrée.
Le hall du Théâtre où Albert Marcoeur "Et bien d'autres" nous a régalés de ses textes, de sa voix, sa table sonore, percussions... avec Julien Baillod et Jean-Vincent Huguenin aux guitares électriques.




© fruban

Ambiance sympathique et chaleureuse. Chacun se regroupe pour apercevoir les artistes, hélas cachés sur ma photo...




Une architecture néo-classique sur ce site du bunker qui abritait la base sous-marine allemande. Il y en avait sur toute la côte atlantique.
Saint-Nazaire fut une poche de résistance, détruite entièrement, reconstruite dans l'urgence dès les années 1950.
Dans la première partie de ce mini reportage-photos (voir renvoi ci-dessus), je développais ces autres aspects.
Un Eco-musée retrace l'histoire de la ville.



© photo fruban

Encore une autre architecture.... ce qui fait l'originalité et le charme de la Ville-Port. ll y a quelque chose de surréel et baroque dans l'assemblage, que j'aime plus que tout. Ici, ce n'est pas le béton mais des plaques de châtaignier qui recouvrent les murs.






La perspective m'avait semblé intéressante


Aux dernières nouvelles, ce Théâtre a pris le nom de Théâtre Simone Veil


© photo fruban

Dans le fond brumeux, le fameux pont de StNazaire et au premier plan, une petite partie du monument qui célèbre la libération des esclaves (voir dans 1ère partie de ce reportage).




© photo fruban

Un autre aspect du port, la base navale, les chantiers de l'Atlantique. Ici, un navire de guerre qui devait être livré à la Russie...


© photo fruban

Je terminerai sur le vieux phare et l'estuaire qui voit passer tant d'énormes paquebots, des cargos.... où perdure cependant la pêche à la civelle.

Ceci sera une autre histoire....


© photos et textes fruban 









dimanche 5 avril 2020

Dimanche des Rameaux, par Françoise R




Dimanche des Rameaux

Cette date n'a pour moi aucune connotation religieuse, puisque je n'appartiens à aucune religion, malgré une éducation catholique. Cependant, ce jour a toujours été pour moi la résurgence de souvenirs tendres et mélancoliques.
J'ai été élevée jusqu'à l'âge de six ans, par une grand-tante veuve de la Grande Guerre. Toute jeune mariée amoureuse, elle n'eut pas le temps d'avoir d'enfant, puisque l'amour de toute sa vie fut tué du côté de Verdun.
Elle consacra sa vie entière à travailler la terre avec son frère, mon grand-père maternel.
Le seul jour où elle se rendait à l'église ( elle n'en avait ni le temps, ni le besoin... l'église se trouvant à plusieurs kilomètres), le seul jour était le jour des Rameaux, pour faire bénir la branche de buis, qu'en rentrant elle accrochait au cadre de son époux bien-aimé. Je revois cette immense photo encadrée, d'un très bel homme aux moustaches fières et relevées. Il portait l'uniforme militaire.
A la mort de ma grand-tante, je reçus sa très belle chaîne en or, à laquelle était accroché un médaillon en forme de losange. A l'intérieur, la photo miniature de Maximin, la même que celle du cadre. Toute sa vie, ma grand-tante porta à son cou, ce qui lui restait de son amour.
Je porte quelquefois ce bijou, la photo est toujours là.

fruban



© photo fruban
le buis du jardin



dimanche 29 mars 2020

J'avance dans le jardin




Ce matin, j'avance dans le jardin guidée par les senteurs de violettes, de narcisses du poète, du coucou humble et lumineux. Les mésanges bleues s'activent à construire leur nid dans la muraille, les merles me saluent de leurs sifflements moqueurs. J'ouvre grands mes poumons... Respirer respirer la lumière du soleil et le bleu pâle d'un ciel zébré de quelques voiles blancs. Je te sais là, tout près de moi comme une vague chaude qui traverse l'horizon.

fruban

ici et maintenant






© photo fruban

dimanche 15 mars 2020

Coronavirus et confinement



Coronavirus et Confinement


Depuis hier soir, je ne décolère pas après avoir écouté la Grand Messe

Je m'informe régulièrement depuis plusieurs semaines, je lis des articles de grands médecins
je sens venir la catastrophe
Non celle du coronavirus, mais les conséquences à long terme des mesures prises par nos dirigeants

J'accuse les politiques à quelques exceptions près
J'accuse les grands medias,presse écrite, radios, chaînes de télé...
J'accuse les réseaux sociaux, parfois télécommandés, qui amplifient, propagent des idées fausses
J'accuse la connerie humaine qui gobe tout et en rajoute trois louches
il n'y a qu'à regarder les rayons vides des supermarchés !

Confiner c'est tuer les petits éditeurs indépendants privés de salons du livre
Confiner c'est tuer les petits producteurs de fruits, légumes, fromages, privés de leurs marchés
Confiner c'est tuer les artistes privés de leurs spectacles, de leurs expos
Confiner c'est mépriser les enfants qui n'ont pas d'ordinateur, ni parent ou voisin susceptible de les aider
Confiner c'est isoler davantage les personnes seules et malades
Confiner c'est encore une fois se mettre au service des plus riches

Et que dire des exceptions faites sans la moindre logique, juste pour les rassemblements qui rapportent


On décide de ne plus envoyer les enfants à l'école, pourtant les jets privés
On interdit les rassemblements , mais on refoule les migrants aux frontières bouclées
On nous fait la morale
On nous parle d'esprit civique
On nous flatte pour mieux nous croquer mon enfant !

Résistons à ce bourrage de crâne !


  fruban

13 et 14 mars 2020






lundi 9 mars 2020

8 mars, journée internationale des droits des femmes





Le 8 mars Célébration internationale des droits des femmes 


D'abord chacune des journées spéciales pour tout et pour rien me paraît inutile.
Chaque lutte se mène au quotidien
que ce soit pour la Terre, pour les fêtes des mères des pères....du St Esprit,
pour les droits des femmes des enfants des animaux …..
Et surtout pas fête des femmes avec bouquets de fleurs et tralala !
C'est toute l'année que l'on peut offrir des fleurs.

Oui à la Déclaration universelle des droits de l'Homme
c'est-à-dire des êtres humains, dont la femme.
Oui à la revendication de l'égalité des salaires, des emplois
entre hommes et femmes.
Non à la victimisation systématique des femmes
elles ne sont pas toutes victimes !
Non les hommes ne sont pas tous machos harceleurs violeurs... !



fruban

8 mars 2020


Aujourd'hui 8 mars, mes pensées vont vers toutes les mères qui assistent, meurtries et impuissantes, aux souffrances de la chair de leur chair. Souffrance due à la maladie, à l'oppression tyrannique, aux addictions toxiques, au désespoir.. Ces mères parfois seules, mal aimées, mal aidées.. qui luttent avec un amour désespéré, au chevet de leur enfant et qui offrent sans compter leurs nuits sans sommeil, pour caresser une main ou un front, pour sourire... malgré les larmes qui ne couleront que dans la solitude. Ces mères qui accompagnent jusqu'au seuil de la nuit éternelle, cet enfant que la colère des hommes ou la colère des cieux leur ont arraché. Qu'on les nomme les "folles de la Place de Mai", qu'elles portent le foulard palestinien.. qu'elles vivent tout près de moi, qu'elles se trouvent à des milliers de kilomètres.. Ces femmes sont toutes mes soeurs, dans la douleur et dans le deuil. Jamais un enfant ne devrait quitter cette vie avant celle qui lui a offert la vie. 

fruban

8 mars 2020





Simone Veil, photo du Net




vendredi 6 mars 2020

Naître et mourir , par Françoise R




"Il semble que la Mort est la soeur de l'Amour" (J.R Caussimon )

En observant ces arbres morts, prêts à s'écrouler, déjà en décomposition, élançant avec peine, en un dernier sursaut, leurs bras maigres et nus... Et juste derrière ces pousses vertes, promesses de vie, qui seront la moisson de demain... me sont venus à l'esprit ces mots de Caussimon que chante Léo Ferré. 
Naître et mourir. Vivre et aimer....





© photo fruban


Léo Ferré l'a mis en musique

https://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58

lundi 24 février 2020

Facebook blues




Facebook blues

Facebook - tant décrié, tant utilisé - ne mérite, à mes yeux, "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité"...

Chacun d'entre nous s'y est inscrit pour des raisons le plus souvent différentes, qui parfois se rejoignent, créant des liens plus ou moins profonds.

Certains ont trouvé pratique de discuter, échanger avec des proches, éloignés par les kilomètres. Prendre et donner des nouvelles, partager des photos

D'autres, isolés pour mille raisons - maladie, chagrin, deuil...chômage - aiment rencontrer d'autres personnes avec lesquelles dire qu'elles s'efforcent de continuer à vivre, malgré les épreuves

Des artistes - poètes, musiciens, peintres... - cherchent à faire connaître leur oeuvre. Le plus souvent le profil personnel s'accompagne d'une page, d'un blog....

Ce qui m'a amenée ici en 2010, est un peu tout cela, et mes motivations se sont transformées, au fil des jours.

Certaines personnes rencontrées ici, sont devenues de vrais amis, que j'aime infiniment, avec lesquels j'échange bien au-delà de ce petit monde virtuel

D'autres se sont avérées inintéressantes, superficielles, manipulatrices, voire dangereuses

J'y ai rencontré, parfois découvert, de vrais poètes et artistes... D'autres effectivement, surfaits et surtout imbus de leur ego prétentieux et hypertrophié

Il m'arrive régulièrement de faire des pauses, de me demander ce que je fais là... Je reviens et je reste, pour les magnifiques rencontres, vraies, sincères, enrichissantes et fidèles

J'essaie, sans exhibitionnisme, de m'exprimer au travers de mes publications, de mes écrits, de mes commentaires... de toujours être moi-même, libre de mes choix, respectueuse de ceux des autres.

J'aime au-delà de tout, la littérature (surtout la poésie), la musique et toutes les formes d'art

J'aime les relations humaines vraies, chaleureuses... et j'en ai trouvé ici, quels que soient l'âge, la nationalité, le milieu socio-professionnel ! Et je trouve merveilleux de pouvoir échanger et partager avec des personnes du monde entier... Parfois juste quelques mots, parfois de longues et belles lettres.

Alors, facebook or not facebook... tout dépend de ce que l'on en attend, des personnes rencontrées, des échanges réciproques... On ne peut attendre de l'autre, si l'on n'est pas soi-même en mesure de donner !

( ces propos m'ont été inspirés par des discussions, chez l'un ou l'autre, ces derniers jours )

fruban


© photo fruban

mardi 21 janvier 2020

De sentiers en vallons, de Françoise R


De sentiers en vallons, de reflets en odeurs. J'ai rencontré des souvenirs, des couleurs d'autrefois. Surtout ne pas laisser les pensées, les émotions de l'enfance m'envahir. Simplement respirer, regarder, marcher doucement des heures durant. Rejeter la mélancolie lourde qui s'abat avec l'hiver. Et ce mois de janvier que j'aimerais rayer à jamais. Effacer ce passé qui revient sans être invité. Eplucher ses strates, ne retenir que rires, légèreté, insouciance. S'il suffisait de vouloir....


17 janvier 2016
    complété le 18 janvier 2020


© texte et photos fruban


Un vieil escalier de pierre recouvert de mousses et lichens. Gamins, nous aimions y grimper, y jouer à cache-cache









La mare, autre terrain de jeux, surtout ce petit îlot qui n'a pas changé au cours de ces longues années. Nous lâchions les poissons rouges gagnés à la fête foraine, lorsque c'était la fin des vacances. Ils ont grossi, se sont multipliés avec d'autres. Des ignorants venaient les pêcher, alors ils se font rares aujourd'hui.






Ces reflets me fascinent toujours, ici ou ailleurs. Un peu de neige fondue s'attarde sur les berges







Lorsque j'étais gamine cette mare était un endroit où s'abreuvaient quelques vaches. Ma grand-mère Berthe allait remplir des bidons à lait pour remplir l'abreuvoir en ciment dans la cour de la ferme.
Une petite partie de l'eau séparée par un muret de pierre servait aux lavandières.
Il y eut des suicides, des accidents... racontait-on dans ma petite enfance.






Quelques touffes de joncs, quelques roseaux abritent encore quelques couples de colverts et des grenouilles vertes assez bavardes.
Malheureusement des rejets d'eaux usées tuent peu à peu la flore et la faune de ce point d'eau entretenu au cours des décennies...





Aucune description de photo disponible.


Les forêts les vallons les chemins qui serpentent. Même sous les ciels de cendre comme ici, j'aime m'y promener. Des souvenirs remontent. Ce sont les plus joyeux qui m'envahissent en général, mais en ces mois d'hiver dominent la nostalgie et la tristesse. Tant d'années ont passé, tant de deuils...





A la belle saison ce chemin m'attire plus que d'autres. J'y ai revu des bleuets par milliers, des coquelicots.
Je me souviens que nous allions garder les vaches des après-midis entiers. J'emportais un canevas, un illustré. Ma grand-mère quelque raccommodage en retard. La chienne Paka veillait sur les bêtes.





Ce vieux noyer , repère à jamais sur ce chemin qui traverse les champs










Même en plein hiver les collines arrondies et la douceur des couleurs dans la brume m'entraînent dans mes rêves lointains soudain si présents


© fruban

jeudi 2 janvier 2020

Ne quittons pas des yeux la lumière, Françoise R




Ne quittons pas des yeux la lumière qui brille en notre coeur...
La mienne m'apporte tendresse, énergie, souffle vital. A chaque instant, elle vient me caresser l'âme et réchauffer mon corps. Elle est la plus belle part de ma vie. Elle m'aide à vaincre la noirceur des nuages. M'offre le bleu et le rouge sans lesquels je ne pourrais sourire et poursuivre le chemin. 

fruban, texte et photo



© texte et photo fruban

dimanche 22 décembre 2019

Quelques jours avant Noël, par Françoise R



It's raining, it's pouring... le vent souffle en rafales ! Je me pelotonne et ronronne, près de la cheminée. Je pense à tous ceux qui sont dehors, sans abri, sans amour, sans la moindre chaleur humaine. Parfois, un regard méprisant. Parfois, de la pitié. Parfois, quelques centimes lancés très vite...Comment faire autrement, les bras chargés de cadeaux ! Parfois, un commerçant appelle les forces de l'ordre, car enfin, tous ces êtres avec leur chien, font fuir les clients !
Je vous invite à relire et / ou écouter " La petite marchande d'allumettes" ( Andersen). Ce beau conte de Noël un peu triste nous dit cette réalité que nous refusons parfois de voir.

© fruban

quelques jours avant Noël








Texte du conte



mercredi 18 décembre 2019

Ciel gris, par Françoise Ruban



Ciel gris une grande partie de la journée. Travail au bureau quand soudain... vers quinze heures, le soleil daigne montrer son museau malicieux. Vite, j'emmène Nouka faire une longue balade ! Au bas du pré, à côté de la maison... j'aperçois trois chevreuils, à quelques dizaines de mètres de nous.. Pas plus effarouchés que cela, ils nous regardent. Zut ! je n'ai pas pris d'appareil photos ! Fatigués de nous contempler -peut-être sont-ils un peu effrayés quand même..- ils s'enfuient tranquillement et en quelques bonds gracieux, les voilà disparus..Au retour, je les reverrai de l'autre côté de la route, tout près des habitations, se rassasiant des jeunes pousses vertes du blé ! Mais ce qu'ils préfèrent avant tout, ce sont les tendres feuilles du colza, à peine sorties de terre. Nous sommes rentrées sous un ciel d'une infinie beauté...Des blancs, gris, mauve, couleur feu...quelques taches bleues par-ci par-là.. Féerique !


photo fruban



photo Jfb








© texte et photos fruban et Jfb


lundi 16 décembre 2019

Noël et la St Sylvestre, par Françoise Ruban



Fêtes de Noël et de la Saint-Sylvestre
Mon esprit et mon coeur hésitent, se déchirent.
Plaisir de se réunir pour offrir et recevoir des cadeaux choisis par l'amour
Plaisir de décorer un sapin, toujours un peu magique, féerique
Plaisir de dresser une jolie table, de préparer un repas simple mais différent, plus élaboré
Souvenir de mes années d'enfance, de l'excitation fébrile du petit matin
Souvenir de la fête et du spectacle préparés à l'école primaire...Nous chantions "Vive le vent, vive le vent d'hiver" !

Pourtant, colère et honte devant les étalages, les bousculades, le gaspillage, les enjeux mercantiles... quand tant de personnes vivent et dorment dans la rue, quand la faim, la misère et les guerres assassinent des millions d'innocents
Pourtant, chagrin et souffrance puisque tu n'es plus avec nous, Fabrice mon fils bien-aimé, égaré dans ton éternité
Fêtes de Noël et de la Saint-Sylvestre
Votre arrivée prochaine verse en mon coeur des parfums bien divers
Alors, à vous qui êtes ici, à vous mes amis, je demande un peu de patience, le respect de mes silences ou de mes cris de colère...Je demande votre indulgence si mes états d'âme connaissent de curieuses danses, dictées par des émotions et des sentiments si souvent mouvants, dans le kaléidoscope de mon coeur et de mon esprit....

© fruban








© icônes prises sur le Net, notamment Wikipedia


jeudi 12 décembre 2019

La cendre recouvre le ciel, par Françoise Ruban





La cendre recouvre le ciel entier, et pourtant, ce matin le soleil n'était pas bien loin. Un sourire bleu vite effacé. L'instant d'un espoir bien éphémère. Le vent a balayé les dernières feuilles, même le gingko est nu et tend ses bras décharnés. Ne restent que ses coeurs d'or jonchant le sol.










© texte et photo fruban

quelques instants en décembre


mardi 10 décembre 2019

Marcher au-devant, par Françoise Ruban



Marcher au-devant des rayons de lumière et des ombres projetées. Nouka, truffe en alerte, gambade à mes côtés. Déjà le soleil décline doucement, distribuant un peu d'or rouge sur les champs.Je me mets à rêver à d'autres promenades du passé... La mémoire surprend toujours, et le coeur n'est jamais sourd.

© fruban
  quelques pas en décembre







© photos fruban

jeudi 5 décembre 2019

Journée soleil frais, par Françoise Ruban



Journée soleil frais, mais tellement revivifiant ! A cet instant, le brouillard descend lentement et bientôt éteindra cette lumière de vie. Pas le moindre souffle. Pas le moindre bruit. Seules quelques notes de piano accompagnent le jour qui s'efface, presque timidement. Les collines d'ocre jaune ou brun s'estompent. Les premières lumières s'allument une à une. Le merle ose me saluer de trilles enroués et... bientôt lui aussi regagne son abri pour la nuit. Le ciel obscurcit sa cendre. Je guette la première étoile, mais il me faudra revenir... La soirée s'annonce belle, comme amoureuse.

© fruban

C'était en décembre




© photo fruban



lundi 2 décembre 2019

Ce matin, des perles de givre, par Françoise Ruban




Ce matin, des perles de givre habillent les arbres noirs et nus. Comme des guirlandes de nacre sur mon coeur. Sur l'herbe verte, gisent encore de pauvres feuilles, les dernières flammes de l'automne. Bientôt, les couleurs de la vie auront disparu. Je guetterai, au fil des jours, les bourgeons, les premières pousses vertes, les perce-neige de l'espoir.
J'aimerais m'endormir moi-aussi, renaître avec un coeur vierge, reprendre une route de lumière, moins sinueuse, moins cahotique. Me laisser emporter par les vents...

© fruban

en décembre







© fruban, les perce-neige de l'espoir