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vendredi 25 février 2022

Nouka, par Françoise Ruban

 


  Nouka




 Ne crois surtout pas que je t’oublie

Tu m’accompagnes chaque jour

Depuis ce sept avril qui t’enleva


Partie pour un soin tu devais revenir

Toute froide à ton retour

Un cri puis des larmes


Pourquoi toi ?


Nous avions passé presque quinze années 

Ensemble fidèles compagnes

Instants de jeux de joies ___ de tristesse parfois


Je pense à toi


Souvent


Je revois ton regard confiant ___ inquiet aussi 

Tu semblais me dire Pourquoi tant de chagrin ?

Qu’as-tu toi que j’aime ? Dis-moi


Alors tu posais ta truffe sur mes genoux

Ma main caressait tes poils si noirs si doux 

Tes yeux savaient parler mieux que nos mots


Je pense à toi


Souvent


Je souris te revoyant dans la neige

Tu étais déguisée en dalmatien inversé

Flocons blancs sur ta robe brune


Tu te roulais dans la poudreuse et revenais enfarinée

Joyeuse de telles facéties mimées _ Ô combien!

Et nous de rire aux éclats enfants redevenus


Tu te souviens ?


Tu penses à nous ?



Souvent



Me reviennent nos escapades océaniques

Le sable les trous que tu creusais

Et nous jusqu’aux cheveux éclaboussés


Folle tu galopais t’arrêtais net

Au bord des vagues _____ j’y vais je recule

Tentée et méfiante tu grimpais sur les rochers



Je pense à toi



Souvent



Des empreintes des repères de Toi

Partout dans notre maison dans le jardin

Partout présente bien vivante


Eternelle dans nos coeurs aimants


© fruban 



Tu regardes l'or des étoiles et scrute le ciel au couchant




Pensive, c'est toi que je regarde ma Nouka




Tu arrives tout essoufflée




Toutes deux synchro !





On continue à courir ?



Le vent et la pluie fatiguent



Nouka ne vois-tu rien venir ?





A bout de souffle.... repos




Repos bien mérité ma belle noire 



Face au soleil couchant, je guette




Non je ne pleure pas, je suis simplement trempée




Deux guetteuses d'horizon




J'y vais ou j'y vais pas....





Nous serons bientôt arrosés de sable des pieds à la tête !




Je me sèche avant de repartir




Nouka guetteuse d'horizon




Balade tranquille




Je galope et m'éclabousse 






Nouka dalmatien inversé




Les doigts de pieds en éventail sous le soleil


                ©   Photos Françoise et Jean-fran

                 

jeudi 10 février 2022

Chorégraphie de cendres, poème de Françoise Ruban

 Chorégraphie de cendres




Cendres lactescentes

arabesques élégantes et dansantes

chorégraphie de la mélancolie _________ ô hirondelles !

Croisant votre chemin en sa toute puissante beauté

       guette l'épervier

Envole-toi petite      ______  vite !


Mon coeur nourris-toi

de ces bourgeons  éclatés 

sur le marronnier déjà naît la fleur        _____ une promesse 

     pour demain 

Hier  en attente     ______  un fruit

neuf mois de tendresse


En ce jour le sel se pose

sur la plaie vive         ______   brûlante

Suppliques au gingko  païennes prières

se sont perdues        ______ le ciel est si vaste

là-haut nul écho

nulle compassion

    et tu partis


Dernier jour d'avril 

    Ton avril

Le jardin  rempli de parfums

l'herbe humide sous mes pas un bain de vigueur mélancolique

tes empreintes nichées en mon coeur

La légèreté du merle et les arabesques folles des hirondelles

allument un sourire       _____ qui se voile

Que serons-nous en mai ?


Au clair de ma nuit


Fenêtre ouverte sur la nuit de cendre

allumée par la face ronde

sourire envoûtant de la lune de mai

Volutes légères la fumée de cigarette

interroge le ciel protecteur et bienveillant

l'air frais caresse mes paupières


En tes yeux je puise le souffle 

qui me manque

même loin de toi

ton regard dans le mien 

me brûle d'une flamme nourricière

tu coules en mon sang comme une source vive un torrent de passion


Il me revient en mémoire des nuits 


tu étais dans la pièce à côté

tous deux émus touchés 

par la lune magicienne  _____ et moi un peu sorcière

me disais-tu

Ce soir je la contemple seule

je me mets à rêver

peut-être que toi aussi

tu l'implores à cet instant précis



Tu es là 

en tout ce que je vois tout ce que je vis

tu es là

bien au-delà de l'émotion     _____  de ce temps suspendu

au-delà du désir fou 

tu es en moi

au-delà de l'attente de ton silence de mes impatiences 


in, Chorégraphie de cendres (2014)



dimanche 7 mars 2021

Ton empreinte, de Françoise Ruban, dit par Pascal Huvet




Jeudi 14 janvier 2021. Un jour, un poème 

Après le fils, parti trop tôt, voici la mère, Françoise Ruban, poétesse de grand talent qui a eu l'amabilité de m'envoyer trois de ses recueils déjà publiés ("Fils de Novembre", "Chorégraphie de Cendres", et "L'âme des marées"), tous les trois magnifiques.
J'avais déjà, début juin 2020, publié "Gris, le ciel en cendres", un très beau poème extrait de son recueil "Chorégraphie de Cendres", et ce matin donc, je me plais à réunir l'enfant et sa mère en bon éducateur et instituteur que je fus, en publiant deux jours de suite leurs poésies. D'autant plus que ce poème que je vous propose d'écouter, intitulé "Ton empreinte", fait très clairement référence, me semble-t-il, à ce fils trop tôt disparu. 
Car il y a tout dans ce poème : l'infinie douleur d'une mère, la quête impossible de l'être aimé, le deuil sans fin mais aussi le courage et l'espérance d'une rédemption … et déjà le début du chemin vers la lumière…
Écoutez, religieusement, chers amis, ce très beau et touchant poème de Françoise Ruban : "Ton empreinte"
Bonne journée à toutes et à tous et vive la poésie des auteures (et auteurs) vivants que j'aime dire et soutenir !
Pascal Huvet 

Ton empreinte

Quelques pas dans le jardin ont suffi
Mon regard s'attarde
Sur des roses oubliées abandonnées
Les arbres nus dépouillés élancent vers le ciel blanc
leurs ramures décharnées
De rares feuilles s'agitent sous le souffle léger
Mon coeur s'envole s'envole...
C'était un soir d'été
Autour de la table de pierre
Tes cheveux bouclés tes yeux clairs au sourire malicieux
Nous étions tous réunis le vin un nectar
qui faisait pétiller les yeux et les paroles
La pénombre nous enveloppait à la lueur vacillante de la flamme
aux senteurs de citronnelle
Les îlots odorants et fluorescents de l'onagre
-nous l'appelions belle de nuit -
Les rires les paroles éclaboussaient le silence
Nous inventions des utopies
et refaisions le monde...
Solitaire ce matin j'interroge le ciel laiteux
Impassible et sourd
Et comme chaque jour depuis trois longues années
Je me plais à rêver
Et si tout là-haut dans cette immensité infiniment mystérieuse
Un petit prince
Aux yeux rieurs
Aux boucles blondes
Guettait mes promenades matinales...
Par une nuit claire
Scrutant la voûte étoilée
Percevrai-je moi aussi le rire cristallin d'une étoile
Mon Etoile
la plus lumineuse de toutes ..
©   F. R
jeudi 19 janvier 2012 

Publié dans L'Âme des marées (2014)


dimanche 7 juin 2020

Gris le ciel en cendre, dit par Pascal Huvet











 Gris
                                                             ... le Ciel en cendre



Je n'y vois que du gris

Gris le ciel
gris mes mots
gris mon coeur
gris l'espace sans lueur
La cendre a tout pénétré
Le souffle s'est envolé
En silence je t'ai appelé
Le vent a refusé de porter ton prénom


Je n'y vois que du gris

Gris le monde
des hommes gris
gris tous ces morts qui jamais plus
ne verront se lever l'aube
grise la chape sur le sang séché
La noire barbarie s'est abattue
La Vie s'est arrêtée net
Des larmes des cris de peur d'horreur
Le silence m'assourdit


Je n'y vois que du gris

Gris ce petit con
grises les blessures infligées
à ton cœur pur petite princesse
gris ces gamins déboussolés
Violence absence de repères
Arrogance bestiale des mal-aimés
Domination ces morsures à l'âme
ces coups à l'autre portés
Hurlements de l'enfance confisquée


Je n'y vois que du gris

Et pourtant un matin gris
le soleil se lève le bleu resplendit
bleues tes caresses murmurées
bleu ton sourire de tendresse habillé
Ta main me conduit sur les sentiers
Empreintes chéries du passé
dans les pas des Hommes aimés
Compassion ou Amour fou
Mais surtout baisers sucrés dans le cou


© fRuban

5 décembre 2015

publié dans Chorégraphie de cendres (2017)
ene épingle à nourrice éditions

dimanche 26 avril 2020

Notre Vieux Pont, par Françoise Ruban


© photo fruban





Notre Vieux Pont

Petite fille je ne te voyais pas
mais tu servais de refuge pour la fête foraine
et comme tous les enfants je l'attendais
Les promenades sur les bords de l'Yonne
manèges et barbe à papa

Adolescente je t'ignorais tout autant
pourtant je découvrais le vieux bistro
et nos premiers flirts non loin de toi
Nous préférions l'Aqueduc ou le bois de sapins
les balades main dans la main

Adulte j'ai déserté mes terres d'enfance
encore plus le Vieux Pont que je ne regardais pas
nous avions d'autres repères d'autres habitudes
Jusqu'à cette année 2015 où tu devins mon confident
après le mois de novembre et ses tragédies

Tout a commencé en avril la maison de ma mère
la ferme de mes grands-parents maternels
les terres les bois le chagrin
Je revins souvent et pour la première fois
je t'ai regardé Toi échappé au bombardement

Je pris l'habitude d'aller te voir t'admirer
une photo à chaque fois avec les cygnes
avec les canards et les eaux calmes de la rivière
En novembre ce fut le Bataclan la stupeur
tout recommençait après Charlie

Nous sommes allés nous réchauffer au café le Baroque
observer les gens écouter les paroles
en terrasse pour respirer et fumer des clopes
Depuis je suis venue à chaque saison
je te parlais Vieux Pont

Aujourd'hui confinée à cause d'un sale virus
je ne me déplace plus jusqu'à Toi
je regarde les photos avec tristesse
Quand te reverrai-je Vieux Pont
te reverrai-je un jour.....


fruban

26-27 mars 2020





© photo fruban




© photo fruban



samedi 25 avril 2020

Fils de novembre, retour de lecture de Cristian R



Ma chère Françoise,

Comment te remercier de ce recueil que tu m'as adressé; lequel, aux bons soins de l'intendance des postes belges, a su se faire désirer.

Mais cette attente a été bien récompensée par la lecture de ce petit bijou de sensibilité poétique, où j'ai pu apprécier ta belle maîtrise.

En matière d'Art, la poésie est un Art royal. En ce sens que, tel un Lévite dans le Temple, gardien de l'Arche, le poète va orchestrer le rite avec une telle rigueur, une telle simplicité, et une telle pudeur qu'elle est la marque du talent, .

Quoi de plus beau et touchant à l'essentiel que ce peintre, qui d'un seul trait de crayon dessine un oiseau, dans la majesté de son envol, pour dire l'essentialité d'un message

Ma chère Françoise, tu fais exactement cela. Tu écris à main levée d'un seul trait, sans ornementations superfétatoires et prétentieuses, sans artifices d'illusionniste, mais avec juste ce qu'il faut de densité pour atteindre le cœur de ton lecteur ou de ta lectrice.

Je suis très impressionné par cette œuvre qui relève, pour mes yeux d'infidèle, de la cérémonie, avec son introït, son kyrie et son sanctus pour un Requiem en poésie majeure.

J'ai été, entre autres, ému, jusques aux larmes, à la lecture de Volga.

Tu as l'étoffe d'une grande poétesse, mais cela je l'avais deviné, il y a un bon bout de temps. Et la confirmation tu l'apportes ici et maintenant.

Je ne peux terminer cet humble commentaire d'un lecteur enchanté sans féliciter la qualité éditoriale. J'aimerais que tu le dises à Véronique et que tu la remercies pour moi de ce magnifique travail.

Je t'embrasse avec respect et grande tendresse

Ton vieux cachalot

Cristian














lundi 24 février 2020

Âme écartelée



Âme écartelée

senteurs multicolores promesses renouvelées
chaudes sensations de la Nature printanière
Méditerranée aux flots enflammés de rouge
à jamais souillée de l'espoir en sang des migrants

Rayons lumineux de l'aube sur ton corps ensommeillé
tes lèvres frémissent tes narines se gonflent
Des gazouillis joyeux et amoureux
te hèlent hors du lit
Trop vite ton esprit s'obscurcit
Des chrétiens d'Orient tu perçois les cris
Lâchement égorgés cibles jusque dans nos murs
Cimetières profanés  lieux de culte menacés
par ces vermines assoiffées d'étendre leurs tentacules afin
que plus jamais ne bouge ce qui porte le nom d'humains
Pieuvre planétaire partout déployant
haine féroce enserrant jusqu'à la mort
toute promesse de printemps
Amour
Beauté
Liberté

Tes yeux s'arrêtent
chorégraphie d' hirondelles et envol délicat des premiers papillons
bourdonnement d'abeilles semences de Vie
Tes yeux se ferment
ta peau halée caressée
ton cœur apaisé presque ensorcelé
aux allegros enchanteurs de ce concert
Vous qui donnez la Vie
ne laissez pas la folie aveugle et lâche répandre
partout les ténèbres et la mort
Aidez les poètes amoureux jardiniers de la Vie
à se lever tous ensemble __  No pasaran
Faites que les sèves nourricières
jamais ne deviennent mortel venin
roulant flots de sang noir

Âme écartelée

ne cède pas à l'inespoir
enivre-toi d'éphémères instants
prodigue à ton jardin des soins d'éternité
repeins de bleu la Méditerranée

© fruban

le 24 avril 2015

( un poème oublié au fond d'un tiroir....)

vendredi 20 décembre 2019

Conte de l'An neuf, poème Françoise R mis en musique Véronique S David A


Conte de l'An neuf


Ce poème que j'avais intitulé Conte de Noël est devenu Conte de l'An neuf à la demande de Véronique Sauger pour les besoins de l'édition. FR







Conte de Noël


Tout commence   Il était une fois
près du sapin illuminé
boules scintillantes de senteurs
Sous la flamme aux lueurs vacillantes
regard capté   L'esprit s'envole sur les ailes de l'instant

                           Blessé le loup solitaire
                           en sa tanière se terre
                           La louve flaire cherche
                           une odeur une empreinte
                           l'étincelle de ses yeux
                           Sens en éveil elle s'alerte
                           à perdre haleine elle court vers son appel

Saveurs de miel
ivres d'encens et de myrrhe
sur mon âme coulis de fruits rouges
baisers sucrés caresses de sel marin
Tes mains fleurissent ma peau assoiffée


                           En sa tanière le loup se terre
                           ses  yeux luisent la mélancolie
                           Haletante la louve s'allonge épouse son flanc
                           de sa blanche pelisse
                           lèche les taches de sang
                           mêlées aux cristaux du ciel
                           sa robe s'empourpre son corps chaud
                           diffuse la Vie


Une à une se sont éteintes
les senteurs étoilées
demeure l'empreinte de l'étreinte
sur la neige ardente morsure rouge carmin
coeurs et sangs mêlés
Et s'écoulent en torrent les braises incandescentes

© F.R
10 janvier 2014

Tous droits réservés
Protégé par copyright

in,L'Âme des marées (recueil édité par épingles à nourrice édition )


Mis en musique pour les Contes du jour et de la nuit
Véronique Sauger et David Azulay

ICI





                                 © photo fruban




mercredi 18 décembre 2019

Ciel gris, par Françoise Ruban



Ciel gris une grande partie de la journée. Travail au bureau quand soudain... vers quinze heures, le soleil daigne montrer son museau malicieux. Vite, j'emmène Nouka faire une longue balade ! Au bas du pré, à côté de la maison... j'aperçois trois chevreuils, à quelques dizaines de mètres de nous.. Pas plus effarouchés que cela, ils nous regardent. Zut ! je n'ai pas pris d'appareil photos ! Fatigués de nous contempler -peut-être sont-ils un peu effrayés quand même..- ils s'enfuient tranquillement et en quelques bonds gracieux, les voilà disparus..Au retour, je les reverrai de l'autre côté de la route, tout près des habitations, se rassasiant des jeunes pousses vertes du blé ! Mais ce qu'ils préfèrent avant tout, ce sont les tendres feuilles du colza, à peine sorties de terre. Nous sommes rentrées sous un ciel d'une infinie beauté...Des blancs, gris, mauve, couleur feu...quelques taches bleues par-ci par-là.. Féerique !


photo fruban



photo Jfb








© texte et photos fruban et Jfb


jeudi 12 décembre 2019

La cendre recouvre le ciel, par Françoise Ruban





La cendre recouvre le ciel entier, et pourtant, ce matin le soleil n'était pas bien loin. Un sourire bleu vite effacé. L'instant d'un espoir bien éphémère. Le vent a balayé les dernières feuilles, même le gingko est nu et tend ses bras décharnés. Ne restent que ses coeurs d'or jonchant le sol.










© texte et photo fruban

quelques instants en décembre


mardi 10 décembre 2019

Marcher au-devant, par Françoise Ruban



Marcher au-devant des rayons de lumière et des ombres projetées. Nouka, truffe en alerte, gambade à mes côtés. Déjà le soleil décline doucement, distribuant un peu d'or rouge sur les champs.Je me mets à rêver à d'autres promenades du passé... La mémoire surprend toujours, et le coeur n'est jamais sourd.

© fruban
  quelques pas en décembre







© photos fruban

jeudi 5 décembre 2019

Journée soleil frais, par Françoise Ruban



Journée soleil frais, mais tellement revivifiant ! A cet instant, le brouillard descend lentement et bientôt éteindra cette lumière de vie. Pas le moindre souffle. Pas le moindre bruit. Seules quelques notes de piano accompagnent le jour qui s'efface, presque timidement. Les collines d'ocre jaune ou brun s'estompent. Les premières lumières s'allument une à une. Le merle ose me saluer de trilles enroués et... bientôt lui aussi regagne son abri pour la nuit. Le ciel obscurcit sa cendre. Je guette la première étoile, mais il me faudra revenir... La soirée s'annonce belle, comme amoureuse.

© fruban

C'était en décembre




© photo fruban



lundi 2 décembre 2019

Ce matin, des perles de givre, par Françoise Ruban




Ce matin, des perles de givre habillent les arbres noirs et nus. Comme des guirlandes de nacre sur mon coeur. Sur l'herbe verte, gisent encore de pauvres feuilles, les dernières flammes de l'automne. Bientôt, les couleurs de la vie auront disparu. Je guetterai, au fil des jours, les bourgeons, les premières pousses vertes, les perce-neige de l'espoir.
J'aimerais m'endormir moi-aussi, renaître avec un coeur vierge, reprendre une route de lumière, moins sinueuse, moins cahotique. Me laisser emporter par les vents...

© fruban

en décembre







© fruban, les perce-neige de l'espoir

lundi 12 novembre 2018

Salon mondial de Poésie, dimanche 18 novembre 2018











Nous y serons avec exemplaires de présentation et bons de commandes correspondant à nos poètes sélectionnés :-) :
À bout d'espérance (Kamal Valcin), Comme un papier de feuillage (Didier Hippon / Grand prix 2013 - FrMu), Au coeur de la rose (Didier Hippon), Hanan (Najib Bendaoud, Chemins de pierres (Pierre Jooris), Vaines attentes (A. Rochdi), L'âme des marées - bilingue (Françoise Ruban, A. Athanassiou), Love is love (V. Capuana, trad. Elisabeth Regenet-Capuana), Rêve errance (David Az / Grand prix 2017 du salon du livre de la Krutenau-Strasbourg), Chants de velours (G. Parisi), L'ancre de tes yeux (Nayim Smida), Ma brise de liberté (Slah Pacha)!
C'est un début, nous ferons au mieux, et à suivre !


Un exemplaire des modalités du 11e concours d'écriture sera en place !
@Enrique Uribe Carreno - Véronique Sauger
Annie Lautner Claudia D'Italiano Cathy Heraudeau Cathy Simon Cathy Bergantz Jean-louis Bringolf Jean Haas Christophe Calibre Delphine Untereiner Raquel Ita Albert Schwartz Alain Tarate Alain Verreman Samy Gosling Roland Munch Daniel Anstaett Waheb Bekkar





Je serai représentée par "L'Âme des marées, édition bilingue".
J'invite tous mes amis à rejoindre Strasbourg pour me représenter, ma santé ne me permettant pas de m'y rendre. Prenez des photos, des vidéos, commandez ce petit livre qui m'est cher.
Je voudrais rendre hommage à tous les lauréats, aux éditions épingle à nourrice. fruban





samedi 22 septembre 2018

Les saisons de l'Âme, poème de FRuban (2012)





Les saisons de l'Âme

" Il pleut chez moi, chez toi le soleil est de plomb.

Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons "

Barbara / Moustaki

L'Amour vogue

sur le fleuve

des saisons de l'Âme

Hiver de glace impitoyable

dentelle de givre déposée

sur le Sophora sacré

ange de tes nuits

témoin de tes cris

gardien de tes prières muettes

- Ô douleur

D'En-Haut

se déversèrent des larmes diluviennes

le jour où s'entrouvrit la terre.

Le coeur prisonnier et vengeur

hérissé de glaçons acérés

- Ah... mordre le Monde entier et le Ciel avec !

au fil des lunes... se surprit à frémir

Pour la Chandeleur

Pierrot et Colombine s'élancèrent

en une subtile pantomime

valse lunaire

et masques rieurs ....

Ténu

un souffle

nouveau

irrigua mon sang

ranima le désert aride

de mon ventre creux

- Mystérieux murmures aux lueurs de l'aube

Attentes fébriles rires partagés

Jamais iris n'eurent si noble élégance

dans la fierté de leur robe bleue

Jamais terre enneigée ne s'était parée

de notes si délicates et fleuries

Au coeur de mon âme

imperceptibles d'abord

de menus battements ...

La Vie est là !

Âme purifiée

dépouillée libérée

soudain

de ses oripeaux de colère

de l'aveugle violence

dont l'avait affublée la Camarde

doigts crochus

ailes charbonneuses de rapace faucheuse

Parfums de lilas et de roses

Flux et reflux de baisers au rythme de l'Océan

Souffle perdu

vite retrouvé

Le coeur s'enflamme la vague incendie

l' âme ruisselle irradiante incontrôlée

les joues s'empourprent

couleurs de l'été finissant

Nuits blanches

Nuits d'émoi

Regard pâle

Sourire étale

Sanglots... au-delà des mots

- Comme il fait froid....

Je tremble et ce n'est plus l'hiver

Les arbres s'habillent de flammes

dansantes alléchantes

tournoyantes incandescentes...

Eclats de la Vie

Flamboiements de la Passion

Aimer

Emotions... fulgurances folles follement diffusées

Merveilleux naufrages

Irréels et sublimes orages !

Le corps et l'âme apaisés

Le coeur riche de cet Amour

Amour au-delà d'Eros

Amour par trois fois vainqueur de Thanatos

Amour

qui rira

te suivra

me guidera

Amour

tu prendras ma main

chaque jour

chaque saison

de tous nos lendemains..

© F.R

le 09 septembre 2012

Tous droits réservés

(protégé par copyright)

Poème extrait du recueil "L'Âme des marées" (éd ene, 2014)







©photo fruban






lundi 2 juillet 2018

Facebook Park





Facebook Park........ ceci n'est pas un poème


..................... mieux que Philae et Rosetta




Planète mystérieuse, prometteuse, délicieuse, trompeuse, menteuse

où je débarquai en 2009, pour l'amour d'un groupe de rock

Noir Désir... eh oui ! Pour Ferré aussi, hé hé !

Repliée dans ma douleur de mère orpheline, fuir une réalité injuste et cruelle,

fermer ma porte et mon coeur à ma vie d'hier.

Et je naviguai je naviguai dans une galaxie inconnue, parmi les trous d'ombres et de lumières.

Des rencontres et des découvertes fabuleuses, malicieuses, délicieuses, amoureuses,

trompeuses, vicieuses, menteuses.

Des portes s'ouvraient, d'autres se refermaient,

de cavernes d'Ali Baba, de Charybe en Scylla.

Et je naviguais je naviguais, de zones lumineuses en gouffres noirs.

Que d'hypocrisies, de mensonges, de faux-semblants, de paroles convenues, d'exclamations et de cris

d'amour !

Aussi fougueux que pernicieux !

Que d'avatars trompeurs, manipulateurs !

J'ai souri, poussé des cris, versé des larmes,

naïve et sotte que j'étais !

Trop vraie, trop confiante, trop authentique,

pour ces chorégraphies acrobatiques !

Je me suis égarée

bien des fois,j'ai voulu quitter le vaisseau intersidéral.

Mais je naviguais je naviguais...

Pour la Poésie et les poètes rencontrés au bout de chaque tunnel.

Pour les Amis qui aujourd'hui encore, accompagnent mes errances,

fidèles, chaleureux, généreux.

Avec eux je voyage jour après jour, entre la Terre et la planète du Net.

Chaque silence est habité, les coeurs purs et aimants.

Les passants passent,

les voyeurs voient,

les tricheurs trichent,

les menteurs mentent,

les affabulateurs écrivent leurs fables...

Et je navigue je navigue, évitant les zones d'ombres et les trous noirs,

préférant le gris qui sourit

me méfiant du blanc qui ment.

Je sais que sur cette planète vivent des petits princes aux yeux clairs ou mélancoliques, aux coeurs purs,

de merveilleuses fées à la baguette magique qui créent la Beauté

Ils savent frapper à ma porte pour mieux m'ouvrir la leur.

Leurs sourires, leurs cris de colère, leurs craintes, leurs révoltes,

sont pétris dans la chair et le sang, bien vivants, tout puissants.

Pour eux, je remercie cette galaxie mystérieuse !

Je sais que demain et après-demain, je naviguerai je naviguerai...

Je partagerai mes jardins secrets avec tous les petits Poucets rêveurs

qui sèment, ici ou là, leurs petits cailloux poétiques, parfois véritables diamants,

qui tissent des fils de couleurs aux reflets d'arc-en-ciel,

lorsque le Monde devient lourd,

que le ciel se fait sombre.

Avec eux demain, nous peindrons ta galaxie Facebook,

sur les sentiers escarpés, loin des autoroutes usurpées.


                                                                          Commediante, tragediante !


© fruban













jeudi 21 juin 2018

Article de Cristina Castello, Chorégraphie de cendres, de Françoise Ruban

«Coreografía de Cenizas», 2º poemario de Françoise Ruban, por Cristina Castello


La siempre resurrección












« CHORÉGRAPHIE DE CENDRES », POÈMES DE FRANÇOISE RUBAN, PAR CRISTINA CASTELLO


Publié le 22 Septembre 2017 par Cristina Castello, sur son blog




Toujours la résurrection


« Tout est changé, changé du tout au tout :



Une beauté terrible est née »

William Butler Yeats




 « Chorégraphie de cendres » est une plaidoirie contre tout ce qui tue la vie.

C'est résistance, au cœur de l'hécatombe qui secoue la Terre.

La résistance comme celle de Prométhée face au  supplice.

Supplice de mère :

Douleur sèche
Douleur animale
Pleur de la Divinité

Pour Fabrice, le fils qui est parti en 2009 vers une étoile.

Fabrice et Françoise, non pas seulement une mère et un fils, mais deux identités en communion :



« Je regarde le ciel



nuages mouvants filants _____ s'étirant



symphonie inachevée



bleus et blancs chavirés



quand retentissent ces gris qui m'assourdissent



Je cherche



Un sens à cette existence



insensée cadence »


« Chorégraphie de cendres » n'est pas un chant au malheur puisque dans les strophes les plus douloureuses, scintille la sève vitale.

Poésie en « ligne droite » qui devient ellipse, courbe, spirale, tour, au sein même des régurgitations de la haine des criminels du monde :



« Dénoncer la haine la guerre meurtrière



Le poète jugé fou ou rebelle



a ordre de se taire



on le condamne à faire danser insouciance et légèreté



par les tyrans chorégraphie imposée



danse macabre pour la Muse esseulée »




Beauté terrible et terrible Beauté.

Étonnement, fureur, quand les sirènes hurlent aux crimes; ou quand la rage de la planète éclate à cause des morsures de l'homme. Ce n’est certes pas facile  pour notre poète aux mains ouvertes à l'amour, d’accepter que «cela» soit- aussi - la «condition humaine».

Et peut-être est-ce  la raison de toujours de la  résurrection :

«Et pourtant... vivre  »



Mort et résurrection, oui.

Chaque page est un stylet qui déchire la noirceur : l'horreur.

Parce qu'il y a aussi, l'océan et ses déferlantes; la musique, la peinture et les arts.

Parce que il y aussi la Nature des cocons s’éveillant ; mais  aussi et surtout, le sens de la vie comme une transcendance;  mais encore  des dieux grecs, des artistes et des géographies; et le fanatisme et Abel et Caïn ... et le pardon et la compassion.

La tension entre le prosaïque et l’Azur. Entre le terre à terre et le sublime; entre la finitude et l'Absolu...

Tout atteint ses sommets et ses abîmes presque simultanément;  Beauté terrible et  terrible Beauté, sont protégées par une grande tendresse:




« Au fil des saisons du ciel



j'écoute scintiller la Voie lactée



étoiles pétillantes d'un ballet lunaire interstellaire



Luna luna de tous les astres la plus mystérieuse



tu recueilles les pleurs de l'absence



tu inspires aux amants les plus tendres émotions



et des poètes tu deviens Muse



On te dit parfois maléfique __ Moi qui cherche



je te sais de mes nuits confidente »





Mort et résurrection, oui.

Synthèse des contraires, porte qui s’ouvre et porte qui se ferme.
L’insaisissable et le profane …

Le Pouvoir et la carence d’êtres arrachés de toute forme d'existence digne.
Vie qui appelle la vie et mort qui sème la mort : Syrie, Irak, Grèce, Afghanistan… En France : "…A l'orée il y eut Charlie/Au crépuscule rougeoyant ce fut le Bataclan/Le sang déversé…». La peste brune:




«  la terre ruissela rouge du sang répandu par les rues




En Europe ______ en France surtout




la peste brune déferle en vagues bleu marine




sur nos fragiles dunes »




« Qu'est-ce que  une feuille de papier ? / C'est quelque chose que tu ne peux pas tourner/jusqu’à  en  tirer la dernière ligne de toi même », dit une poésie russe d'auteur anonyme.

Bienvenu  «Chorégraphie de cendres», bataille entre Éros et Thanatos, qui se résout par la foi finale en une destinée.

C'est la dernière ligne de l'âme de Françoise Ruban



« Célébrer le point du jour



lueurs magiciennes de l'aube



instant d'amour et de paix



Les mots chantent »



Cristina Castello, 21/09/2017






 «Chorégraphie de cendres»

Françoise Ruban

©maquettes by association gens du monde

 Éditeur : Gens du monde (association loi 1901)

ISBN 978-2-919521-38-8

SIRET : 521 903 294 000 10

©Droits réservés éditions épingle à nourrice 

 15 €




En castillan





«Coreografía de Cenizas», 2º poemario de Françoise Ruban, por Cristina Castello


La siempre resurrección

Todo cambió, cambió completamente:
Ha nacido una belleza terrible
 William Butler Yeats


 «Coreografía de Cenizas» es  un alegato contra todo lo que mata la vida.
Es resistencia, en el corazón de la hecatombe que sacude la Tierra.
Resistencia como la de Prometeo ante el suplicio.
Suplicio de madre:
dolor seco, dolor animal, llanto de la Divinidad.
Por Fabrice, el hijo que partió en 2009 hacia una estrella.
Fabrice y Françoise, no sólo madre e hijo, sino dos identidades en comunión:






«Miro el cielo
nubes movedizas fugaces _____ estirándose
sinfonía inacabada
azules y blancos zozobrados
cuando resuenan estos grises que me ensordecen
Busco
un sentido a esta existencia
insensata cadencia»

«Coreografía de Cenizas»  no es un canto a la  desdicha: aún en las estrofas más dolorosas, titila la savia vital. Poesía en «línea recta»,  que se vuelve elipse, curva, espiral, giro, en el seno mismo de las regurgitaciones del odio de los criminales del mundo:

«Denunciar el odio la guerra mortífera
El poeta considerado loco o rebelde
tiene orden de callarse
se lo condena a hacer danzar indolencia y ligereza 
por los tiranos coreografía impuesta
danza macabra para la Musa abandonada»


Belleza terrible y terrible Belleza.

Asombro, ira, espanto, cuando las sirenas aúllan más crímenes; o cuando la rabia del planeta estalla a causa de los tarascones del hombre. No es fácil, por cierto, para nuestra poeta de manos abiertas al amor, aceptar que «eso» es –también- la «condición humana».
Y quizás esa es la razón de la  siempre resurrección:

«Et pourtant... vivre  /Y sin embargo… vivir».

Muerte y resurrección. sí.

Cada página es un estilete que  rasga la negrura: el horror.
Porque  también, el océano y sus oleajes; la música, la pintura y las artes todas.
Porque también la Natura de capullos amanecidos; también y sobre todo, el sentido de la vida como hecho trascendente; y también dioses griegos y  artistas y  geografías; y fanatismos y  Abel y Caín... y el perdón y la compasión.
La tensión entre lo material y el Azul. Entre lo pedestre y lo sublime; entre finitud y Absoluto...
Todo alcanza sus cumbres y sus abismos casi simultáneamente; y tanto la terrible belleza como la belleza terrible, están amparadas por una gran ternura:

«A lo largo de las estaciones del cielo
escucho titilar la Vía láctea
estrellas chispeantes de un ballet lunar interestelar
Luna luna de todos los astros el más misterioso
recoges los llantos de la ausencia
inspiras a los amantes las emociones más tiernas
y eres Musa para los poetas
Te decimos a veces maléfica __ Yo que busco
te sé confidente de mis noches»


Muerte y siempre resurrección, sí.

Síntesis de los contrarios, puerta que se abre y puerta que se cierra.
Lo inasible y lo vacuo.
El poder y la carencia de los seres arrancados de toda forma de existencia digna.
Vida que quiere vida y muerte que siembra muerte: Siria, Irak, Grecia, Afganistán… la France:
«… En el alba fue Charlie /En el crepúsculo que enrojecía fue Bataclan/ La sangre derramada…». La peste brune:

«La tierra chorrea rojo por la sangre derramada en las calles
En Europa ______ en Francia sobre todo
el fascismo estalla en olas azul marino
sobre nuestras dunas frágiles»

«¿Qué es una hoja de papel?/ Es algo que no puedes dar vuelta/Hasta no sacar la última línea de ti mismo», dice una poesía rusa de autor anónimo.

Bienvenido «Coreografía de cenizas», batalla entre Eros y Thánatos, que se resuelve en una fe final en el destino.
 Es la última línea del alma de Françoise Ruban.

«Celebrar el amanecer
destellos magos del alba
instante de amor y de paz
Las palabras cantan»

Cristina Castello
                                          (Para el texto y traducción de extractos de poemas)


«Chorégraphie de cendres»
Françoise Ruban, poeta francesa


mardi 27 mars 2018

Volga





Volga, 2015
© fruban




Volga


Tu réclames le soleil glacé
en ces jours de mars
Comment te retenir
Je t'observe depuis quelques jours
Tes poils se sont terni
Tes yeux tristes se creusent
Toi dont on riait des rondeurs
Tu es légère comme une plume
Je te parle tu me regardes
Ton faible ronronnement me dit
combien tu m'aimes
Tu as compris que la vie c'est aussi cela
J'ai peur et je pleure
sans que tu me vois
Volga accroche-toi même si
c'est toi qui sais

Je souriais en te voyant suivre le soleil
t'en gorger encore et encore
Fuir le vent du nord t'abriter sous les rayons
Tu viens de rentrer épuisée
tu dors dans ta litière propre
Nouka ne comprend pas
Watcha notre tigresse miaulait
Que se passe-t-il ?

Ce soir tu t'installes dans le panier de la chienne
un peu gênée elle te laisse
Cette nuit elle ira sur le canapé
Petits arrangements entre amies
Tu vois je souris et pourtant
j'ai peur très peur de te dire bonsoir
A demain ma douce blanche

Ce matin et toute la journée
en accord avec le ciel gris
tu ne t'es pas levée
Toujours dans le panier de Nouka
Le souffle léger
Le regard perdu quand je te caresse
Juste avant de monter bouquiner
quelle surprise de te voir quitter ta couche !
Comme chaque soir j'espère
Est-ce insensé ?
Non juste l'amour que je te porte
qui me souffle d'y croire encore
même si j'appréhende chaque matin
Reste encore Volga
Même Nouka te le murmure tout bas
sa truffe sur ta petite tête assoupie

Volga ma douce ma câline
Après deux jours de soins
quelques photos de toi au soleil de mars
j'ai cru que la vie l'emportait
Ce matin je ne sais plus
Ton petit corps fragile refuse
allongé presque raidi
Et puis deux heures plus tard
tu t'es relevée tête droite
Que dois-je faire... dis-moi
Retourner chez le soigneur
te laisser tranquille chez toi ?

Et cet après-midi tout est fini

Volga ma si douce
J'ai mal
je dois me cacher pour pleurer
Ne pas attrister Nouka et Watcha

Maintenant tu reposes dans ton jardin
au milieu des jonquilles
Dors bien tu seras toujours en moi.


Elle dort la petite Volga


26 mars 2018

© fruban

quelques jours en mars





Volga, 2017
© fruban




Volga, 2017
© fruban


Volga vit ses derniers jours



Volga, mars 2018





Volga; mars 2018















Volga, mars 2018








Volga, mars 2018









Volga, dernière photo, mars 2018


Texte et photos fruban
©Tous droits réservés