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mardi 23 juin 2020

Angélique Ionatos, site officiel mis à jour





© Photo : Yann Orhan

Le magasin en ligne d'Angélique Ionatos ouvre ses portes. Retrouvez y une sélection d'albums ainsi que son livre de traductions de poèmes d'Odysseas Elytis

ci-dessous

Angélique Ionatos



RESTE LA LUMIÈRE - MENEI TO ΦΩΣ
CD - 12 TITRES - 2015

LE MONDE

“ Il y a un style Ionatos, que l'on reconnaît, même après huit ans d'un silence discographique... Il fait pleurer pour enfin entendre les mélodies qui iront avec les mots...”
LE JOURNAL DU DIMANCHE

“ Superbe.”
FRANCE CULTURE

“ ‘ Reste la lumière’, est sombre et d'une beauté pure, en réponse à la situation de son pays.”
TÉLÉRAMA

Angélique Ionatos conjugue avec toujours autant de force musique et poésie. Et c'est là que réside son immense talent.
LIBÉRATION
“ La guitariste, aux montées d'arpèges au style inimitable, rayonne de grâce et de détermination.”
LES INROCKUPTIBLES
“ C'est un grand et beau disque, terrible et courageux à l'image de l'artiste d'exception qui l'a conçu.”


Visitez son site et le magasin en ligne dont je ne vous propose ici qu'un tout petit extrait (F Ruban)


https://angelique-ionatos.com/?fbclid=IwAR0kOg66niTmv_6FO8-0sd5vh837xVIp2OecNSWV8q4UrSDi9Ykv189H9Fk



dimanche 7 juin 2020

Gris le ciel en cendre, dit par Pascal Huvet











 Gris
                                                             ... le Ciel en cendre



Je n'y vois que du gris

Gris le ciel
gris mes mots
gris mon coeur
gris l'espace sans lueur
La cendre a tout pénétré
Le souffle s'est envolé
En silence je t'ai appelé
Le vent a refusé de porter ton prénom


Je n'y vois que du gris

Gris le monde
des hommes gris
gris tous ces morts qui jamais plus
ne verront se lever l'aube
grise la chape sur le sang séché
La noire barbarie s'est abattue
La Vie s'est arrêtée net
Des larmes des cris de peur d'horreur
Le silence m'assourdit


Je n'y vois que du gris

Gris ce petit con
grises les blessures infligées
à ton cœur pur petite princesse
gris ces gamins déboussolés
Violence absence de repères
Arrogance bestiale des mal-aimés
Domination ces morsures à l'âme
ces coups à l'autre portés
Hurlements de l'enfance confisquée


Je n'y vois que du gris

Et pourtant un matin gris
le soleil se lève le bleu resplendit
bleues tes caresses murmurées
bleu ton sourire de tendresse habillé
Ta main me conduit sur les sentiers
Empreintes chéries du passé
dans les pas des Hommes aimés
Compassion ou Amour fou
Mais surtout baisers sucrés dans le cou


© fRuban

5 décembre 2015

publié dans Chorégraphie de cendres (2017)
ene épingle à nourrice éditions

lundi 21 octobre 2019

Le bleu de Gênes de Denis Tellier dit par Marc Feldhun








Parfois, il y a des moments que l’on apprécie tout particulièrement, quand il se passe quelque chose d’un peu irréel mais tellement présent et de tellement prenant. C’était le cas ce vendredi soir, à la médiathèque de Florensac, lors de la lecture par l’artiste et narrateur Marc Feldhun, d’un passage de la nouvelle Bleu de Gênes. Ce petit opuscule de Denis Tellier s’ouvre sur une lettre de Théo Van Gogh à son frère. Un beau prétexte à la narration dans laquelle on plonge comme en un bain de couleurs.

Le public, parmi lequel on pouvait voir le célèbre jazzman Ray Everitt et son épouse, la fille de Bobby Lapointe et demi-sœur de Marc Feldhun, s’est régalé suspendu aux paroles de Marc. "Si le Bleu de Gênes est un discret fil conducteur, la couleur réside dans l’écriture de Denis, dans la saveur des mots choisis, la richesse des descriptions. On est loin d’une langue terne et insipide", écrit Chantal Flament, la directrice de la médiathèque, qui a participé à cet événement en réalisant, avec Marc, les décors, assumant les bruitages pendant la lecture et prenant la parole à son tour. Bleu de Gênes, un monologue intérieur, empreint de lyrisme, où la description des lieux et des humains mélange cynisme et comique.

La profondeur d’un être désabusé, mais dont une tendresse pointe encore par-ci, par-là. Le riche vocabulaire de Denis Tellier fait entrevoir une succession de tableaux, ou de clichés photographiques marqués par le temps. Il donne à percevoir la vie à travers ses sentiments.


Midi libre

https://www.midilibre.fr/2019/10/21/des-riches-moments-litteraires-a-la-mediatheque,8493721.php?fbclid=IwAR0YeMsR2q_a5RTin4yFxetaMbOYf4E_drFiuEhl1E9ZktPdORZdKMaBw2c









N'oublions pas que Le bleu de Gênes fut d'abord écrit par Denis Tellier, corrigé par Véronica Stefanelli qui rédigea la quatrième de couverture, édité par L'oeil de la méduse.
Ensuite, ce fut ce spectacle où interviennent Marc Feldhun et Chantal Flament.

fruban












L'oeil de la méduse

Véronica Stefanelli

Denis Tellier


mercredi 16 septembre 2015

dimanche 18 janvier 2015

Gala d'ouverture de la Philharmonie de Paris, janvier 2015

Crédits photo : Mairie de Paris/JB Gurliat
http://www.paris.fr/accueil/culture/la-philharmonie-entre-en-scene/rub_9652_actu_152434_port_24330

Musique maestro ! Mercredi 14 janvier, la Philharmonie de Paris est entrée en scène avec son premier gala d'ouverture par l'Orchestre de Paris sous la direction de Paavo Järvi. Découvrez en détail la nouvelle grande salle de concerts à Paris.

Un édifice spectaculaire
Au centre de cet édifice spectaculaire créé par l’architecte Jean Nouvel une salle unique au monde de 2400 places, à l’acoustique révolutionnaire, mais aussi un auditorium de 400 places, des salles de répétition, un espace d’exposition de 800 m2, un pôle éducatif pour s’initier à la pratique collective d’instruments…
Tour d’horizon de ce nouveau complexe culturel, créé dans la continuité de l’actuelle Cité de la musique (renommée Philharmonie 2).

Une salle de concerts unique
C’est l’élément le plus attendu de l’édifice. En pénétrant dans la grande salle, on est frappé par l’impression de proximité, comme si l’on entrait dans un vaste cocon. « Le spectateur le plus éloigné de l’orchestre ne sera qu’à 32 mètres du chef », précise Delphine Humbert, qui a fait découvrir les lieux tout au long du chantier.

Un son "enveloppant"
C’est l’un des secrets de cette salle dite « enveloppante », où le son passe derrière les spectateurs grâce à des balcons décrochés du mur. Autre particularité, l’espace est modulable, avec deux configurations possibles : 2400 places assises, un chiffre qui pourra monter à 3650 pour certains concerts, notamment amplifiés (jazz, rock, musiques de monde…).
Côté acoustique, la Philharmonie a soigné les matériaux et fait appel aux meilleurs spécialistes mondiaux. Un orgue monumental a été construit spécialement à l'intérieur de la salle : les premiers concerts sont prévus pour septembre prochain, le temps d'affiner les règlages de cet instrument géant.

Un pôle éducatif de 1800 m2

La Philharmonie accueille tous les amateurs, qu’ils aient déjà pratiqué un instrument ou non. Son ambition est d’aider au renouveau de la pratique collective, sans s’adresser seulement aux professionnels ou aux mélomanes confirmés. Cinq salles vont permettre ainsi la pratique collective et des activités pédagogiques pour des ateliers dédiés notamment à la musique classique. Les publics individuels (familles, adultes, enfants) découvriront aussi dès cette première saison des concerts éducatifs, des ateliers jeunes ou intergénérationnels…

Un bâtiment ouvert à tous

A la Philharmonie, pas besoin d’avoir un ticket pour un concert pour venir découvrir l’œuvre de Jean Nouvel ! Plus de 200 000 oiseaux composés en tôle d’aluminium donnent une allure aérienne aux façades de cet impressionnant bâtiment. L’accès au toit est également ouvert gratuitement aux visiteurs –dans la limite de 700 personnes en simultané. De là-haut, on découvre une vue insolite à 360° : d’un côté le parc de la Villette, où brille le dôme de la Géode, au loin le Sacré Cœur et même la Tour Eiffel. De l’autre côté, la voisine directe de Paris, Pantin, avec les spectaculaires Grands Moulins.


Des orchestres à foison

Le public pourra y découvrir une palette très large de formations musicales : l’Orchestre de Paris et l’Ensemble intercontemporain –les orchestres résidents- et trois formations associées (Les Arts florissants, l’Orchestre de chambre de Paris et l’Orchestre national d’Ile-de-France). Côté international, la Philharmonie attira les meilleures formations (London Symphony Orchestra, Orchestre du Théâtre Mariinsky, New York Philharmonic, Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam…

Bowie et Boulez, premiers invités des expositions
Deux expositions sont accueillies dès mars prochain à la Philharmonie. « David Bowie is… » nous plongera dans l’univers du père de Ziggy Stardust (du 3 mars au 31 mai). Second rendez-vous avec une rétrospective Pierre Boulez du 17 mars au 28 juin.

                               ( article de la Mairie de Paris, voir lien ci-dessus )



Sur Culturebox

http://culturebox.francetvinfo.fr/musique/evenements/lang-lang-a-la-philharmonie-cest-lune-des-plus-belles-salles-du-monde-209775

France Musique

http://www.francemusique.fr/actu-musicale/pari-tenu-pour-la-philharmonie-de-paris-76549


mercredi 19 novembre 2014

Crosse en l'air, par la Compagnie Poudre d'Or

Mise à jour


Dates des prochains spectacles sur ce site




       
4 juillet 2015

- A parly (89) à 10h45 - avec la Ligue des Droits de l'Homme de l'Yonne
dans le cadre des commémorations et de la demande de réhabilitation des fusiliiers pour l'exemple

3 août 2015

- A Vaudeur (89) à 10h45 - avec la Ligue des Droits de l'Homme de l'Yonne
dans le cadre des commémorations et de la demande de réhabilitation des fusiliiers pour l'exemple

29 août 2015

- A Pontigny (89) à 10h45 - avec la Ligue des Droits de l'Homme de l'Yonne
dans le cadre des commémorations et de la demande de réhabilitation des fusiliiers pour l'exemple

Compagnie Poudre d’Or « Crosse en l’air » : Le 30 novembre à Montsauche (58) au bar Associatif l’Esquipot à 15h. Goûter-spectacle

samedi 15 novembre 2014 par Compagnie Poudre d’Or
Association Poudre d’Or
12, impasse du clos
89000 Auxerre
Contacts programmation, diffusion :
Yves Petident au 06-60-74-97-47 –yves.p89@gmail.com
Poèmes de Noëlie DROUS, Marcel MARTINET, Marc de LASSIGNY de Civrieux, Eugène DABIT et ANONYMES
Poètes militants, reconnus ou anonymes, poètes soldats, poètes civils, femmes et hommes de poésie qui ont écrit pour dénoncer la guerre, avant qu’elle n’éclate et sur le champ de bataille, en pleine tourmente,
leurs textes sont forts, ils ont risqué leur vie pour les écrire, dans ce contexte historique de Sainte Alliance, d’Union Nationale où la moindre voix contradictoire devait être réduite au silence.
Ces poèmes puissants, parfois désespérés, dénonçant les horreurs de la guerre, appelant à la désobéissance, exhortant les femmes et les hommes à dépasser leur condition, sont tous emprunts d’un humanisme bouleversant qui trouverait toute sa place dans la poésie d’aujourd’hui.
Tous les poèmes joués dans le spectacle ont été écrits entre 1914 et 1918 - à l’exception des chansons « Gloire au 17ème » (1907) et « Adieu m’amour » (1901)
Si le thème est grave, les textes parfois douloureux et toujours poignants, le spectacle est vivant.
Nous l’avons voulu ainsi et non pesant.
Musique de Charles Koechlin (né à Paris le 27 novembre 1867 et décédé au Canadel (Var) le 31 décembre 1950)
La musique de Charles Koechlin (sonatines...) n’a sans doute pas été écrite pour illustrer ces poèmes, pourtant elle s’est imposée lors de la recherche des œuvres poétiques et musicales. Par sa beauté à la fois légère et profonde, la musique de Koechlin correspond en tous points à l’esprit du spectacle.
« L’esprit de mon œuvre et celui de toute ma vie est surtout un esprit de liberté. »
Charles Koechlin fut un humaniste, ami de Romain Rolland, il chercha, notamment pendant la première guerre mondiale, à toujours transcender les angoisses de la guerre par une activité créatrice et militante.
Œuvres choisies : Cinq Sonatines - op. 59 - 1915-1916 – Éditeur Salabert
Le spectacle
Le spectacle s’ouvre avec la chanson « Gloire au 17ème » , chanson hommage aux soldats du 17ème régiment qui, en 1907 avaient refusé de tirer sur les vignerons en grève et, pour symboliser leurs refus d’obéissance avaient levé leurs fusils, crosses en l’air.
On retrouvera la musique de cette chanson pour une scène savoureuse autour d’un document de la censure postale qui avait intercepté une lettre adressée à un soldat du front, contenant une chanson antimilitariste, qui se chantait sur la mélodie de « Gloire au 17ème ».
Il se poursuit sur une chansonnette d’amour « bonsoir m’amour », créée en 1901 et qui sera reprise pour la fameuse « Chanson de Craonne ». Le parallèle entre la chanson de variété et l’hymne aux refus de combattre est intéressant et montre comment une bluette écrite près de 15 ans avant la guerre devait toujours être dans l’esprit des soldats au front.
Ensuite, les poèmes de Noëlie Drous, militante féministe et ouvrière, Marcel Martinet, s’enchaînent, s’entrecroisent avec ceux d’Eugène Dabit, Marc de Lassigny de Civrieux, d’anonymes ou inconnus soldats du front.
Les sonatines de Koechlin sont toujours présentes, se mariant aux mots avec force et finesse.
Ce spectacle se situe entre le théâtre, le tour de chant, le conte et la lecture de poèmes.
L’expression « crosse en l’air » symbolise l’acte de rébellion des soldats qui refusent d’exécuter les ordres de leurs supérieurs en tenant leurs fusils la crosse en l’air et le canon vers le bas.
En juin 1907 les soldats du 17ème régiment de Béziers, les « pioupious », envoyés pour mater une manifestation de viticulteurs, d’ouvriers des vignes, refusèrent d’exécuter l’ordre de tirer sur les manifestants. Ils se rendirent à la mairie de la ville, crosse en l’air suivis par une foule importante. La chanson « Gloire au 17ème » rend hommage à ces soldats de la République qui ont refusé de tirer sur leurs concitoyens.
En 1916, dans les tranchées, les actes de rébellion, de refus d’obéir aux ordres absurdes se multiplient. Un des plus connus est celui de Craonne. Au milieu de la boucherie sans fin du « Chemin des dames », des soldats lèvent la crosse de leurs fusils, refusant de monter au front. On en fusillera « pour l’exemple » les accusant de haute trahison. Les mutins de Craonne avaient écrit le magnifique texte « La chanson de Craonne » pour motiver leur geste. Cette chanson, sur un air de chanson d’amour est devenu un des symboles les plus connus de la rébellion militaire.
Interprètes  :
Laurence Gemble (Piano)
Yves Petident (Voix)
Sur une idée originale de : Sandrine Boirel
Recherche et sélection des textes : Yves Petident
Coach artistique : Sylvianne Germanique
Voix off : Sandrine Boirel
Contacts programmation, diffusion :
Yves Petident au 06-60-74-97-47 – yves.p89@gmail.com
Régisseur son et lumière :
Remy Gemble
Association Poudre d’Or
12, impasse du clos
89000 Auxerre

forum



  • Compagnie Poudre d’Or « Crosse en l’air » : samedi 8 et dimanche 9 sur France Bleu Auxerre, dans l’émission « Zic Zag Café »
    7 novembre 2014, par Yonne Lautre
    Poèmes de Noëlie DROUS, Marcel MARTINET, Marc de LASSIGNY de Civrieux, Eugène DABIT et ANONYMES
    Poètes militants, reconnus ou anonymes, poètes soldats, poètes civils, femmes et hommes de poésie qui ont écrit pour dénoncer la guerre, avant qu’elle n’éclate et sur le champ de bataille, en pleine tourmente,
    leurs textes sont forts, ils ont risqué leur vie pour les écrire, dans ce contexte historique de Sainte Alliance, d’Union Nationale où la moindre voix contradictoire devait être réduite au silence.
    Ces poèmes puissants, parfois désespérés, dénonçant les horreurs de la guerre, appelant à la désobéissance, exhortant les femmes et les hommes à dépasser leur condition, sont tous emprunts d’un humanisme bouleversant qui trouverait toute sa place dans la poésie d’aujourd’hui.
    Tous les poèmes joués dans le spectacle ont été écrits entre 1914 et 1918 - à l’exception des chansons « Gloire au 17ème » (1907) et « Adieu m’amour » (1901)
    Si le thème est grave, les textes parfois douloureux et toujours poignants, le spectacle est vivant.
    Nous l’avons voulu ainsi et non pesant.
    Musique de Charles Koechlin (né à Paris le 27 novembre 1867 et décédé au Canadel (Var) le 31 décembre 1950)
    La musique de Charles Koechlin (sonatines...) n’a sans doute pas été écrite pour illustrer ces poèmes, pourtant elle s’est imposée lors de la recherche des œuvres poétiques et musicales. Par sa beauté à la fois légère et profonde, la musique de Koechlin correspond en tous points à l’esprit du spectacle.
    « L’esprit de mon œuvre et celui de toute ma vie est surtout un esprit de liberté. »
    Charles Koechlin fut un humaniste, ami de Romain Rolland, il chercha, notamment pendant la première guerre mondiale, à toujours transcender les angoisses de la guerre par une activité créatrice et militante.
    Œuvres choisies : Cinq Sonatines - op. 59 - 1915-1916 – Éditeur Salabert
    Le spectacle
    Le spectacle s’ouvre avec la chanson « Gloire au 17ème » , chanson hommage aux soldats du 17ème régiment qui, en 1907 avaient refusé de tirer sur les vignerons en grève et, pour symboliser leurs refus d’obéissance avaient levé leurs fusils, crosses en l’air.
    On retrouvera la musique de cette chanson pour une scène savoureuse autour d’un document de la censure postale qui avait intercepté une lettre adressée à un soldat du front, contenant une chanson antimilitariste, qui se chantait sur la mélodie de « Gloire au 17ème ».
    Il se poursuit sur une chansonnette d’amour « bonsoir m’amour », créée en 1901 et qui sera reprise pour la fameuse « Chanson de Craonne ». Le parallèle entre la chanson de variété et l’hymne aux refus de combattre est intéressant et montre comment une bluette écrite près de 15 ans avant la guerre devait toujours être dans l’esprit des soldats au front.
    Ensuite, les poèmes de Noëlie Drous, militante féministe et ouvrière, Marcel Martinet, s’enchaînent, s’entrecroisent avec ceux d’Eugène Dabit, Marc de Lassigny de Civrieux, d’anonymes ou inconnus soldats du front.
    Les sonatines de Koechlin sont toujours présentes, se mariant aux mots avec force et finesse.
    Ce spectacle se situe entre le théâtre, le tour de chant, le conte et la lecture de poèmes.
    L’expression « crosse en l’air » symbolise l’acte de rébellion des soldats qui refusent d’exécuter les ordres de leurs supérieurs en tenant leurs fusils la crosse en l’air et le canon vers le bas.
    En juin 1907 les soldats du 17ème régiment de Béziers, les « pioupious », envoyés pour mater une manifestation de viticulteurs, d’ouvriers des vignes, refusèrent d’exécuter l’ordre de tirer sur les manifestants. Ils se rendirent à la mairie de la ville, crosse en l’air suivis par une foule importante. La chanson « Gloire au 17ème » rend hommage à ces soldats de la République qui ont refusé de tirer sur leurs concitoyens.
    En 1916, dans les tranchées, les actes de rébellion, de refus d’obéir aux ordres absurdes se multiplient. Un des plus connus est celui de Craonne. Au milieu de la boucherie sans fin du « Chemin des dames », des soldats lèvent la crosse de leurs fusils, refusant de monter au front. On en fusillera « pour l’exemple » les accusant de haute trahison. Les mutins de Craonne avaient écrit le magnifique texte « La chanson de Craonne » pour motiver leur geste. Cette chanson, sur un air de chanson d’amour est devenu un des symboles les plus connus de la rébellion militaire.
    Interprètes  :
    Laurence Gemble (Piano)
    Yves Petident (Voix)
    Sur une idée originale de : Sandrine Boirel
    Recherche et sélection des textes : Yves Petident
    Coach artistique : Sylvianne Germanique
    Voix off : Sandrine Boirel
    Contacts programmation, diffusion :
    Yves Petident au 06-60-74-97-47 – yves.p89@gmail.com
    Régisseur son et lumière :
    Remy Gemble
    Association Poudre d’Or
    12, impasse du clos
    89000 Auxerre