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mardi 31 août 2021

Angélique Ionatos n'est plus

 

                              photo sur le Net



Le 7 juillet 2021 Angélique Ionatos cette immense artiste(musicienne, poète...) et femme généreuse, engagée, s'est éteinte.
Beaucoup d'émotion, une immense tristesse. Elle était une amie dont j'ai souvent parlé ici. Je l'avais découverte dans les années 1980 et depuis je l'écoutais , l'écoutais encore. Je l'avais retrouvée sur facebook.

Yannis Youlountas et son fils Alexis Sévenier lui ont rendu des hommages chaleureux que je partage ici. Françoise Ruban


                                                 *****


ANGÉLIQUE IONATOS EST MORTE, UNE ÉTOILE EST NÉE !

Hier soir, j’ai perdu ma sœur. Ma sœur adoptive. Ma sœur de lutte. Ma sœur de création. Ma sœur de cœur. La sœur qui m’a toujours manquée jusqu’à notre rencontre et le début de nos créations communes il y a quelques années. Elle me demandait conseil, j’en faisais autant. Nous étions très différents et pourtant très proches. Nous partagions une passion pour la poésie, la mythologie, la philosophie et une nostalgie pour cette Grèce dont nous étions tous deux exilés. 

Angélique ne cessait de me dire que son vœu le plus cher était de retourner finir ses jours en Grèce, en particulier sur l’île de Lesbos où elle avait des attaches. « Ne pas finir ici, mais là-bas dans la lumière, dans ma première lumière. » Je lui répondais la même chose pour la Crète, mon île adorée où sont nés la plupart de mes ancêtres et où vit encore une grande partie de ma famille. À croire qu’être grec, c’est être d’une île, comme d’une utopie, grandir avec le regard à l’horizon et désirer, tout au bout de la vie, revoir une dernière fois cette indicible rencontre entre le ciel et la mer.

Angélique était magicienne. Elle envoûtait quiconque la côtoyait. Personnellement, j’étais comme ensorcelé par sa voix, son regard et ses gestes, à chaque retrouvailles. Son sourire était rayonnant, son rire était torrentiel, sa tendresse était marine et sa bouche était l’athanor transformant n’importe quel vers en poème mythique. 

Toute sa vie, Angélique a servi les poètes et la poésie, de sa voix et de sa musique, incarnant charnellement ce qui n’était à l’origine qu’un bout de papier gratté à l’encre des songes. Angélique vibrait à l’instar de sa guitare, donnant vie aux fantômes et tirant la quintessence des textes les plus touffus dans des éclairs de lucidité. Maintes fois, elle nous a adressé des textes d’amour et de soutien pour dire à quel point la vision du monde était incomplète sans la métaphore, écrite ou filmique, sans le lyrisme indispensable pour appréhender le vertige de l’existence et la course vers l’utopie.

Elle faisait aussi le lien entre la Grèce et la France, mais aussi la Belgique où elle était arrivée à l’âge de 15 ans, à Liège en 1969, pour échapper aux persécutions du régime des Colonels. Elle traduisait et commentait les textes, évoquait sa terre d’origine, donnait à penser et à rêver cet orient tout au bout de l’Europe, au croisement de trois continents.

Dans les années 2008-2012, elle commença à souffrir de ce qui se passait en Grèce : une crise qui n’était en réalité que le laboratoire du durcissement du capitalisme en Europe. Angélique se demandait souvent ce qu’elle pouvait faire pour témoigner son soutien. En juin 2012, elle décida de sortir de sa discrétion sur les sujets politiques pour exprimer ce qu’elle ressentait. Dans une vidéo sur Médiapart titrée « Et les rêves prendront leur revanche ! »(1), elle évoqua une société absurde, une « ploutocratie ridicule et dangereuse », dans laquelle « nous oublions de penser, nous oublions de nous arrêter ». Elle appela à « ne pas sauver la Grèce pour revenir dans le passé », car ce passé, c’est le consumérisme et la « démocratie télévisuelle » qui n’est que domination et exploitation. « Non, ne revenons pas en arrière ! Il faut tout changer ! Il faut redonner à l’utopie sa place ! (…) Cela vaut pour la Grèce, mais aussi pour le monde entier. »

Dans la foulée, après avoir vu le film « Ne vivons plus comme esclaves », Angélique nous adressa une lettre chaleureuse dans laquelle elle nous dit : « Vous montrez superbement que l’utopie est une action poétique ! C’est très beau et ça fait du bien ! C’est ça dont nous avons besoin : d’utopie et de poésie ensemble. (…) Nous avons besoin d’images, de joie, d’allégresse, de désir, et c’est ça que je ressens en visionnant votre film. Merci »

Quelques temps plus tard, Angélique nous proposa une soirée projection-concert dans sa ville bien aimée des Lilas, près de Paris. Finalement, faute de place dans l’agenda, ça se passa le 17 décembre 2014 à l’auditorium du centre culturel Jean Cocteau (2). Une soirée gratuite, magique et noire de monde organisée par L’Observatoire de la Diversité Culturelle.

Durant le débat, Angélique souligna l’importance de la musique dans le film. Pour elle, c’est « une des choses qui font sa force, nous avons besoin de poésie, de lyrisme pour nous transcender et retrouver l’enthousiasme nécessaire pour changer le monde ». Et quelques jours plus tard, Angélique me souffla : « Si tu as besoin de moi, n’hésite pas ! »

Ainsi fut fait durant le printemps 2015 ! Angélique participa à la fois à la musique du film Je lutte donc je suis, mais aussi au tournage, en intervenant plusieurs fois à l’écran : dès le début du film, en guise de narratrice d’introduction(3), puis durant une séquence au sujet de la mémoire de l’extrême-droite au pouvoir en Grèce, avec son témoignage émouvant sur son enfance sous la dictature des Colonels. Elle y parlait de son souvenir le plus terrible : sa mère brûlant discrètement sur la terrasse les livres de leurs poètes bien aimés mis à l’index par la dictature(4).

Sa chanson « Et si l’arbre brûle » devint l’une des principales musiques de Je lutte donc je suis, notamment utilisée durant l’arrivée en Crète après 15 minutes de film(5). Cette chanson, cela faisait des semaines que nous en parlions tous les deux. Pour moi, elle allait devenir l’une des chansons clés de l’œuvre d’Angélique car celle qui exprime le plus intensément ce qu’elle a ressenti durant les dix dernières années de sa vie, face au désastre grec et mondial. Une sorte de tragédie superbement composée et interprétée par une voix qui préférait toujours passer par la métaphore, même sur les sujets les plus brûlants. Cette chanson, c’est moi qui lui ai demandé de la mettre en bien commun, en Creative Commons, et c’est pour ça que nous avons appelé ensemble son producteur, Stéphane Grégoire (d’Ici ailleurs), pour lui transmettre cette volonté commune. Du coup, la chanson a pu circuler librement durant des semaines et cela a d'ailleurs bien soutenu la sortie de son album quelques temps plus tard.

Angélique avait bien compris que c’était aussi l’esprit du film que de sortir du cadre commercial pour en faire un objet de lutte, un outil solidaire, un bien commun. Quand elle a reçu notre nouvelle bande annonce du film, cette fois plus courte fin 2015, elle a répondu aussitôt : « vous aviez raison, c’est tellement mieux comme ça ! »(6). C’est tout naturellement qu’Angélique nous a rapidement rejoints pour des projections-débats en soutien aux luttes et aux actions solidaires, comme le 19 février 2016 à Paris(7), par exemple, en aide aux dispensaires médicaux autogérés en Grèce.

Durant cette période, elle nous envoya plusieurs lettres évoquant sa joie de « renouer avec la mémoire et l’utopie dans une période cruciale », au moyen de la « poésie écrite ou filmée » qui, seule, permet de « souffler l’enthousiasme »

« Nous avons besoin du vent du changement. Nous avons besoin de tempête, pas d’une petite brise » écrivait-elle en mai 2015, annonçant l’échec de Tsipras. Un mois plus tard, elle nous envoyait une autre lettre commençant par « Les poètes sont en exil »( 8 ). Cette lettre sera finalement remaniée et publiée deux mois plus tard par Le Monde Diplomatique, en août 2015, comme le cri d’une grecque en exil face à la tragédie qui se déroule sur sa terre d’origine. Dans cette lettre, elle insistait sur la nécessité de renouer avec une vision poétique de l’existence :

« Les poètes sont en exil. Dans notre monde, soumis à une nouvelle barbarie, il faut nous interroger pour retrouver la mémoire et l'utopie. Ce sont elles qui veillent sur notre humanité. Ma belle et étrange patrie m'a enseigné que la poésie, depuis toujours, nourrit le chant. Et ce chant peut devenir un cri ! Aujourd'hui, la Grèce est défigurée. Les Grecs sont humiliés. Le premier devoir d'un artiste est de témoigner de son temps. Et de résister ! Souvent, je me sens découragée et impuissante face à tant de malheur. Parfois, je suis même tentée de me taire. Alors, je lis mes poètes. Leurs mots jamais ne s'oxydent à l'haleine du désespoir. Leur parole est politique et souvent prophétique. Et voilà que l'espoir revient comme un chant de maquisard dans la forêt des aromates ! Ce cri et cet espoir vont habiter aujourd'hui mon propre chant ! »

Plus tard, Angélique a judicieusement ajouté : « C’est le hasard qui nous fait naître dans un pays plutôt que dans un autre. Et c’est l’exil qui nous fait prendre conscience de notre identité culturelle. Je n’ai pas choisi l’exil ; je l’ai subi et j’en ai souffert. »

Finalement, beaucoup plus tôt qu’elle ne l’imaginait, Angélique est morte, à seulement 67 ans ! Elle est décédée hier à Paris, loin de la terre où elle espérait finir paisiblement ses jours. Son projet de retraite à Lesbos restera un rêve inachevé.

J’aurais aimé la serrer une dernière fois dans mes bras, ma grande sœur de lutte et de création. Lui dire mon immense estime, ma profonde affection, mon amour fraternel. J’adresse mes plus sincères condoléances à tous les siens, depuis l’île de Crète où je me trouve actuellement pour l’une des actions solidaires qu’elle soutenait. Et je retourne m’envelopper de sa voix dans le silence de l’absence.


En écoutant en particulier :
Ο κύκλος του νερού (« Le cycle de l’eau », avec Manta et Théodorakis)
Cette blessure (poème de Léo Ferré)
O Έρωτας (« L’Amour », poème de Odysseus Elytis)
J’ai habité un pays (poème de Odysseus Elytis)
Αισιοδοξια, Κι άν τό δέντρο καίγεται (Optimisme, Et si l'arbre brûle, poème de Dimitris Mortoyas)
et cette chanson de jeunesse avec son frère Fotis, en français : « Y’a-t-il de la place au ciel pour les poètes ? »
Contrairement à toi, ma sœur, je ne crois pas en Dieu, mais je suis certain qu’une étoile est née qui veille au-dessus de la mer Égée.
(1) Angélique Ionatos « Et les rêves prendront leur revanche », mercredi 13 juin 2012 sur Mediapart : https://www.dailymotion.com/video/xrggsi
(2) Notre soirée projection-concert du 17 décembre 2014 aux Lilas : http://www.xn--diversit-culturelle-izb.org/la-grece.../
(3) Introduction du film Je lutte donc je suis avec Angélique Ionatos (durée 5 minutes) : https://www.youtube.com/watch?v=brqtYrjqX74
(4) Extrait de Je lutte donc je suis sur la dictature des Colonels, avec Angélique Ionatos (durée 9 minutes) : https://www.youtube.com/watch?v=06FuxAXcPIQ
(5) Version intégrale de Je lutte donc je suis, avec la chanson « Et si l’arbre brûle » de Angélique Ionatos à la quinzième minute : https://youtu.be/97HTxo20c-E?t=922
(6) Elle évoquait la deuxième minute de la bande annonce courte qui explique notre démarche :
(7) Projection-débat de Je lutte donc je suis avec Angélique Ionatos, le 19 février 2016 à Paris : http://blogyy.net/.../vous-pouvez-maintenant-reserver.../
( 8 ) La lettre « Les poètes sont en exil » sous sa forme initiale en juin 2015, deux mois avant quelques ajouts et sa publication dans la presse : https://francoiseruban.blogspot.com/.../angelique-ionatos...

Yannis Youlountas



                                                 *****

Ma mère Angélique Ionatos s’est éteinte ce mercredi 7 Juillet.

J’ai du mal à trouver les mots, ils étaient si importants à ses yeux, elle qui leur a dédié sa vie.

Et puis comment résumer une carrière comme la sienne, comment parler de la mère qu’elle était.

Elle a façonné la définition de l’artiste à mes yeux, et son départ me laisse un vide immense tout en ayant conscience qu’il sera à jamais comblé par son œuvre, éternelle, et essentielle et évidemment par mes souvenirs.

Elle s'inscrit à jamais dans la dynastie des plus grands artistes de son époque, des plus grandes, des plus audacieux et des plus audacieuses.

Pour elle, l’artiste devait témoigner de son temps, et résister.

C’est ce qu’elle a fait continuellement.

Pour elle encore, la poésie était mère de tous les arts, et comme disait René Char, poète si cher à ses yeux, à ceux de mon père, et aux miens “Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté, toute la place est pour la beauté”

Ses mots, ou ceux qu’elle a empruntés à d’autres, résonneront à jamais comme un guide et ne résonnent que plus fort, comme jamais auparavant, depuis qu’elle est partie.

Elle me manque déjà terriblement, mais je l’imagine aux côtés de ses pairs, de mon père, quelque part en Grèce sans aucun doute.

Le regard d’aigle c’était mon père, et elle définitivement les effusions de mésanges, René Char, encore.

Son héritage dépasse l’entendement, mon amour pour elle aussi


Alexis Sévenier


                             La photo est de Thomas Dorn



mardi 19 janvier 2021

Patrick Ochs et rue de la Muette, Funambule (sur France bleue Aquitaine)




Mercredi 2 septembre 2020 à 18:10 - Mis à jour le jeudi 3 septembre 2020 à 8:27

Le quatre septembre la famille Ochs, le père ( chanteur du groupe rue de la Muette) et le fils exposent au château des Izards à Coulounieix Chamiers ! C'est un univers singulier où la sculpture, la photo et la musique font très bon ménage.



Dans la famille Ochs on a tous du talent, héritage génétique sûrement ! Le 4 septembre à 18 heures 30, rendez-vous au château des Izards à Coulounieix Chamiers pour le vernissage de l'exposition de Vincent (le fils) tailleur de pierre, il sculpte et laisse l'observateur identifier à sa guise l'oeuvre ! "Chemin de Pierre et Chemin de Terre".

"Tel père, tel fils" Patrick Ochs propose ses photos "La Passerelle et autres histoires ", pourquoi des passerelles, elles révèlent le souvenir d'un grand-père tué pendant la seconde guerre mondiale sur une passerelle. Il y aura aussi des chansons, Patrick ne peut pas rester muet et nous en sommes heureux  


Patrick Ochs a un univers onirique, un ton grave parfois, une voix singulière, une âme bienveillante ! Il est le chanteur du groupe “Rue De La Muette”. C’est à la fin des années 90 que le groupe sortit de sa chrysalide en arpentant les chemins et en se posant sur les scènes du Périgord pour commencer et très vite hors des frontières de la Nouvelle Aquitaine. Patrick Ochs quand vous le rencontrez, vous changez de dimension, vous pénétrez avec aisance dans son univers ! Son aura est un chapiteau de cirque où les expressions sont multiples, comme la photo, c'est lui qui illustre ses pochettes d'album. "

Sur France bleue Aquitaine






mardi 29 décembre 2020

Est-ce ainsi que les hommes vivent, par Moran









Est-ce ainsi que les hommes vivent
Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes nuits
Que faut-il faire de mes jours
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faÏence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent


Louis Aragon
Le Roman inachevé




Né à Montréal au Québec en 1973, Jeff Moran (aussi connu sous les noms de Jean-François Moran et Moran) est un auteur-compositeur-interprète, poète et réalisateur actif sur les scènes musicales québécoise et française.



Reconnu pour ses textes, il est l’auteur de chansons figurant sur les albums d’artistes tels que Catherine Major, Daniel Lavoie, La Bronze, Daran, Luce Dufault, Sylvie Paquette et Valérie Carpentier. On a pu entendre certains de ses titres à la télévision, notamment la chanson Ma voix, présentée en ouverture de la 5e saison de l’émission La Voix, diffusée sur les ondes de TVA.

En 2005, il remporte le concours Ma première place-des-Arts en se voyant décerner le premier prix dans les catégories « Auteur-compositeur-interprète » et « Chanson de l’année ». Il reçoit le prix Gilles-Vigneault remis par la SPACQ en 2006. Il est également deux fois lauréat du Coup de cœur francophone de l'Académie Charles-Cros (2008 et 2013).

En 2010, il est nominé au Gala de l'ADISQ dans la catégorie « Auteur-compositeur de l’année ».

Discographie
2016 : Le Silence des chiens
2012 : Sans abri
2009 : Mammifères
2007 : Tabac
Vidéographie
2016 : Chez toi (vidéoclip officiel), réalisation Michel Langlois, Jeff Moran et Tiphaine Roustang

Récompenses
2012 : Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros (France)
2008 : Coup de cœur de l’Académie Charles-Cros (France)
2007 : Prix Tremplin Découvertes du festival Les Déferlantes francophones de Capbreton (France)
2006 : Prix Gilles-Vigneault décerné par la SPACQ
2005 : Grand gagnant du concours Ma première place-des-Arts dans les catégories « Auteur-compositeur de l’année » et « Chanson de l’année »
Notes et références
« Moran: le poids de la plume » sur Magazine SOCAN - Paroles & Musique, 30 juin 2016

(sur Wikipedia)




jeudi 10 décembre 2020

La Louve, Barbara






Aux matins frêles des lacs de neige,
Aux matins froids aux reflets grèges,
Aux soleils, frissons de l'hiver,
Je suis la louve solitaire.

J'allais sur mes terrains de guerre,
Cachée, chassant sur mes chemins.
Soudain, sur un socle de pierre,
Il m'est apparu un grand chien

Et moi la louve, moi la reine,
Et moi la faim, et moi l'instinct,
J'ai posé ma tête de fauve
Dans la fourrure du grand chien

Et le chien, au midi frileux,
A suivi ma piste et ma chasse
Et j'ai cru voir dedans ses yeux
Le reflet d'un éclair qui passe.

Il faut croire qu'il était fou
Quand il me suivit dans la neige.
N'étant qu'un chien, il se crut loup
Et prit sa patte dans mon piège.

Mais moi la louve, moi la reine
Et moi la faim, et moi l'instinct,
J'ai ouvert le piège de fer
Et mordu sa cuisse de chien

Mais au nid, au doux crépuscule
Entre chien et loup, au palais,
Couchés sur notre lit d'épines,
Moi, la louve, j'ai léché ses plaies.

Aux matins frêles des lacs de neige,
Aux matins froids aux reflets grèges,
Aux soleils, frissons de l'hiver,
Je reste la louve solitaire,
Solitaire, solitaire, solitaire...

F.Wertheimer / Barbara






vendredi 23 octobre 2020

Octobre rose, Patrick Ochs et Valérie Chaussade

 






Diaporama avec sérigraphies de Jihel, photos de Patrick Ochs sur la chanson " En octobre rose" Paroles: Patrick Ochs, Valérie Chaussade Musique: Patrick Ochs Voix: Patrick Ochs, Alexandra Fohl Musiciens: Gilles Puyfages à l'accordéon Vincent Lamoure à la guitare Olivier Leani aux percussions Michel Trény à la contrebasse. 




 Bonjour mes amies et mes amis. Alexandra Fohl et moi chantons cette chanson En Octobre Rose pour la ligue contre le cancer24 que j'ai co écrite avec Valerie Chaussade qui a assuré la coordination de ce projet. On peut se procurer ce single auprès de la ligue contre le cancer24. On peut nous laisser un message en Mp.Merci à Jacques Camille Lardie Jihel pour son beau clip. Merci à Janick Jacquet. Merci aux amis musiciens Vincent Lamoure à la guitare Gilles Puyfages à l'accordéon Michel Trény à la contrebasse et Olivier Leani aux percussions. Merci à Landry Chaminade. Merci à France bleu Perigord. Amitiés à toutes et tous!


 


© Photo pochette Patrick Ochs 



Il est disponible à #liguecontrelecancerdordogne #octobrerose la chanson "en octobre rose" vendue au profit de la ligue contre le cancer Dordogne. une petit cadeau à faire ? ;) et une cause à soutenir ! MERCI Valerie Chaussade Alexandra Fohl Patrick Ochs

mardi 25 août 2020

Patrick Ochs, La java de l'ours dans l'aquarium




"La java de l'ours dans l'aquarium". Un jour, l'un des vendeurs que j'encadrais dans une grosse entreprise ,nationale de bâtiment qui m'employait dans les années 90 m'a vu arriver dans ma supercinq Renault de l'époque et m'a dit que je ressemblais à un ours dans un aquarium! Vous voyez de quoi s'inspirent les chansons? Depuis, j'ai inclus la Danse de l'ours dans le spectacle et d'autres chansons et numéros où l'ours pointait sa silhouette à travers ma voix rauque et mon corps maladroit que je mettais en scène. Actuellement nous jouons cette chanson sur un tempo moins mélancolique.Nous l'avons enregistrée dans deux albums différents en différentes versions. Celle là a été enregistrée en 2010 je crois avec Gilles Puyfages à l'accordéon et Loïc Le Guillanton à la guitare. C'est comme ça: Les chansons bougent et évoluent avec les musiciens et les chanteurs. A un moment, j'en ai trouvé une traduction en Allemand dans un bouquin destiné aux jeunes qui apprenaient le français. c'est plutôt flatteur. Enfin, j'en sais rien! C'est toujours sympa quand une chanson voyage. Bonne journée à tous. P.






© photo Patrick Ochs






mardi 21 juillet 2020

Patrick Ochs, La Muette à Drancy





"Comme partout en Europe, on entendait les bottes et les bottes des nazis/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes on s’en va à Paris/Mon petit frère voulait voir les tigres affamés du cirque d’hiver/Moi j’aurais préféré les girls déshabillées des folies bergères/De la gare de l’Est, reste quelques photos/J’avais ma vieille veste et lui mon vieux manteau/On a planqué 6 mois chez le cousin Léon/Sur les grands boulevards, il y avait une fanfare, il y avait un orphéon

Comme partout en Europe tous les peuples à la botte faisaient porter l’étoile/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes faut mettre les voiles/A pied ou a vélo, sur les routes de campagne/Mais on s’est arrêtés sans se faire arrêter bien avant la montagne/ On a planqué 6 mois chez le cousin Dupont/Les fils du chef de gare faisaient péter des pétards et jouaient au ballon/J’ai embrassé cousine dans l’arrière cuisine sur le bout du menton/La main sur sa poitrine au fond de ma poitrine j’entendais l’orphéon

Que l’été était beau, que la vie était chouette/Qui nous a dénoncés qui nous a embarqués Cité de la Muette ?
Dans le camp de Drancy, barbelé vert de gris du côté de Paname/Qui sont ces pauvres gens, ces femmes et ces enfants gardés par des gendarmes/Je te piquais tes ballons, je collais des gnons mais je te regrette Si j’avais su t’aimer, je t’aurais emmené ailleurs sur la planète/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette

Mes parents, mes amis, vite sortez-nous d’ici/Les hommes creusent une galerie secrète/Pour s’enfuir du camp de Drancy la Muette/Tous. Avant la tombée du soir/Avant que le dernier train quitte la gare/Je traîne mon petit frère dans le métro/Pour voir les tigres du cirque Médrano/En remontant le boulevard/J’ai dans mon cœur le cœur de la fanfare

Vite sortez-nous d’ici
Sortez-nous tous d’ici
Loin du camps de Drancy
Sortez-nous tous d’ici…"

Paroles et musique: Patrick Ochs/ Rue de la Muette






Patrick Ochs, le 16 juillet 2020

Triste anniversaire de la rafle du vel d'hiv . Ca finit par un cri. Tous les ans je vous diffuse ma chanson là-dessus. Merci de faire découvrir notre travail si vous jugez que ça en vaut la peine. Abonnez vous à notre chaîne YouTube. Partagez et commentez!


Ma chaîne YouTube


https://www.youtube.com/user/patrickochs1/videos




mardi 23 juin 2020

Angélique Ionatos, site officiel mis à jour





© Photo : Yann Orhan

Le magasin en ligne d'Angélique Ionatos ouvre ses portes. Retrouvez y une sélection d'albums ainsi que son livre de traductions de poèmes d'Odysseas Elytis

ci-dessous

Angélique Ionatos



RESTE LA LUMIÈRE - MENEI TO ΦΩΣ
CD - 12 TITRES - 2015

LE MONDE

“ Il y a un style Ionatos, que l'on reconnaît, même après huit ans d'un silence discographique... Il fait pleurer pour enfin entendre les mélodies qui iront avec les mots...”
LE JOURNAL DU DIMANCHE

“ Superbe.”
FRANCE CULTURE

“ ‘ Reste la lumière’, est sombre et d'une beauté pure, en réponse à la situation de son pays.”
TÉLÉRAMA

Angélique Ionatos conjugue avec toujours autant de force musique et poésie. Et c'est là que réside son immense talent.
LIBÉRATION
“ La guitariste, aux montées d'arpèges au style inimitable, rayonne de grâce et de détermination.”
LES INROCKUPTIBLES
“ C'est un grand et beau disque, terrible et courageux à l'image de l'artiste d'exception qui l'a conçu.”


Visitez son site et le magasin en ligne dont je ne vous propose ici qu'un tout petit extrait (F Ruban)


https://angelique-ionatos.com/?fbclid=IwAR0kOg66niTmv_6FO8-0sd5vh837xVIp2OecNSWV8q4UrSDi9Ykv189H9Fk



vendredi 24 avril 2020

La Muette à Drancy,Rue de la Muette


© photoDawa Salfati, juillet 2018




"Comme partout en Europe, on entendait les bottes et les bottes des nazis/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes on s’en va à Paris/Mon petit frère voulait voir les tigres affamés du cirque d’hiver/Moi j’aurai préféré les girls déshabillées des folies bergères/De la gare de l’Est, reste quelques photos/J’avais ma vieille veste et lui moi vieux manteau/On a planqué 6 mois chez le cousin Léon/Sur les grands boulevards, il y avait une fanfare, il y avait un orphéon

Comme partout en Europe tous les peuples à la botte faisaient porter l’étoile/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes faut mettre les voiles/A pied ou a vélo, sur les routes de campagne/Mais on s’est arrêtés sans se faire arrêter bien avant la montagne/ On a planqué 6 mois chez le cousin Dupont/Les fils du chef de gare faisaient péter des pétards et jouaient au ballon/J’ai embrassé cousine dans l’arrière cuisine sur le bout du menton/La main sur sa poitrine au fond de ma poitrine j’entendais l’orphéon

Que l’été était beau, que la vie était chouette/Qui nous a dénoncés qui nous a embarqués Cité de la Muette ?
Dans le camp de Drancy, barbelé vert de gris du côté de Paname/Qui sont ces pauvres gens, ces femmes et ces enfants gardés par des gendarmes/Je te piquais tes ballons, je collais des gnons mais je te regrette Si j’avais su t’aimer, je t’aurais emmené ailleurs sur la planète/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette

Mes parents, mes amis, vite sortez-nous d’ici/Les hommes creusent une galerie secrète/Pour s’enfuir du camp de Drancy la Muette/Tous. Avant la tombée du soir/Avant que le dernier train quitte la gare/Je traîne mon petit frère dans le métro/Pour voir les tigres du cirque Médrano/En remontant le boulevard/J’ai dans mon cœur le cœur de la fanfare

Vite sortez-nous d’ici
Sortez-nous tous d’ici
Loin du camps de Drancy
Sortez-nous tous d’ici…"

Paroles et musique: Patrick Ochs/ Rue de la Muette











Nos enchanteurs publie à nouveau le 23 avril 2020



Version 2003

( cd en 2003 et vidéo en 2008 )








La chanson a été réenregistrée dans l’album de 2018, Partenaires  qui reprend le répertoire du groupe, avec Gilles Puyfagès à l’accordéon, Eric Jaccard aux percussions et Vincent Mondy aux Vents.

Sur le site de Patrick Ochs

Article de Michel Kemper le 18 avril 2018 lors de sa sortie








mercredi 25 mars 2020

Vidéos Patrick Ochs et ses musiciens



En complément de l'article que j'avais consacré à ce groupe et que vous pouvez retrouver

ICI



le 29 mai 2020

La version de cette chanson qu'Etienne Caselli/Vitté et moi avions écrite ensemble en 2004 je crois:Albert au milieu du pont (Ochs / Vitté). C'est une chanson que je chante depuis longtemps en public. Enfin, je veux dire quand je chante encore en public, c'est à dire quand ça sera à nouveau possible pour moi de transpirer devant du monde. C'est la reprise d'Etienne. Voici ce qu'il en dit :
"Voici le clip n'hésitez pas à partager commenter ou aimer si ça vous plait.
Spéciale dédicace à Patrick Ochs. Et plein de gros bisous à Michel Glasko Perso, Vincent Mondy, David Cérésa, Philippe Eliez, Gilles Puyfages, Eric Jaccard et Vincent Lamoure qui ont fait et font vivre ce titre.
Bises à tous"






Je vous chante encore une chanson inédite, seul avec ma guitare parfois un peu limité, sans Rue de la Muette. Ça s'appelle "Je ne comprends jamais rien". Je l'avais déjà jouée dans une version non définitive il y a quelques années mais les chansons évoluent, parfois lentement, dans mon cas. C'était encore une chanson, une histoire écrite pour un duo avec une voix féminine. Un homme et une femme dans une voiture. il l'a invitée à monter dans sa bagnole parce qu'elle courait seule sous la pluie dans les rues de Paris. Elle raconte une histoire assez traumatisante qui vient de lui arriver. Le type l'écoute. Ils roulent au milieu des embouteillages. Ils se regardent du coin de l'oeil. L'homme lui propose d'aller boire un verre pour la réconforter. La femme accepte. J'ai commencé à écrire cette histoire le soir des attentats du Bataclan. J'espère que ça vous plaira. Bonne soirée. N'hésitez pas à partager notre travail.

2 mai 2020






Toujours seul avec ma guitare sans Rue de la Muette. J'avais envie de vous faire découvrir quelques chansons inédites, puisque ça avait plu à plusieurs d'entre vous. Finalement, je me suis lancé dans une reprise de Christophe, disparu il y a quelques jours. J'ai redécouvert cette vieille chanson assez étrange. J'avoue que je n'en avais jamais vraiment écouté le texte de Jean-Michel Jarre sur la belle mélodie de Christophe. Je vais donc vous en offrir la énième reprise, à ma façon, sachant que je ne suis toujours pas devenu un as de la guitare. j'espère que ça vous plaira. Je vous présenterai peut-être quelques titres perso et inédits dans les jours qui viennent à bientôt. Faites attention à vous!

26 avril 2020






Le titre de cette nouvelle chanson c'est "Pas à pas". Toujours confiné seul avec ma guitare, j'ai un peu de mal, sans mes copains de Rue de la Muette.
Voici une chanson que j'ai encore peu montrée. C'est une exclu rien que pour vous. Au départ, ces chansons devaient être interprétées en duo avec une chanteuse et le groupe. Elles ont été écrites pour ça et je vous chante les deux parties, de cette histoire conçue comme une sorte de dialogue avec ma guitare. Ça raconte l'histoire d'une femme qui se fait suivre dans la rue par un type un peu bizarre et tordu. Elle a peur et se pose tout un tas de questions. L' histoire se passe dans la rue d'une grande ville. C'est un extrait de l'album Novembre que j'espère enregistrer un jour. N'hésitez pas à partager mon travail. Faites attention à vous. à bientôt. Patrick Ochs.

le 21 avril 2020








Une autre chanson, confiné seul avec ma guitare sans Rue de la Muette, ce qui pour moi est plutôt rare (pas d'être confiné seul- je m'habitue- mais plutôt de jouer de la guitare et de chanter sans mes copains du groupe) J'avais écrit cette chanson "Novembre" et une quinzaine d'autres il y a quelques années après les événements tragiques de Charlie et du Bataclan (il y avait beaucoup de duos avec des voix féminines) mais finalement je ne les ai pas enregistrées. Tout est dans le tiroir que je viens de rouvrir.
il y aura encore beaucoup de choses étonnantes, tragiques et magnifiques à se raconter, à vous chanter.
Si ça vous fait plaisir je vous en jouerai encore une ou deux autres dans les jours à venir.
Bon courage à nous tous face à l'adversité! à bientôt. Ne soyons pas trop sages quand même! Merci à toutes ces femmes et ces hommes qui s'occupent de nous au risque de leur vie. C'est pas la guerre. C'est une pandémie et les moins payées sont aux premières lignes.
bien sur, n'hésitez pas à partager. Patrick Ochs

le 14 avril 2020







Sanguine Paroles de Jacques Prévert musique de Henri Crolla. Vincent Lamoure à la guitare, Patrick Ochs au chant. Bonne soirée.





J avais déjà enregistré une petite vidéo de cette chanson "Novembre" vers la fin de l'été pour la préparation de notre album"les rendez-vous de novembre". Cette chanson parle du terrible 13 novembre 2015, le jour des attentats. Ce sera le thème de l'album. Quelques changements de texte dans cette version de 2017




Vous savez que nous serons en studio à la fin du mois de Mars? Avec d'anciennes chansons, de nouveaux arrangements, quelques inédits et mes copains de Rue de la muette. Gilles Puyfages à l'accordéon,Éric jaccard à la batterie et Vincent Mondy aux clarinettes et au saxophone. j'ai hâte d'y être enfin. l'un de mes projets de 2017 qui se réalise enfin. tout est lourd , compliqué et je me sens très fatigué, pour différentes raisons.
Je pense que cet album compilation s'appellera "Partenaires". Est-ce un bon titre? j'en sais rien.
Là, je répète seul et travaille de vieux titres sur ma voix actuelle.. Parce que la voix, ça change, même si les chansons évoluent avec le temps et la maturité.
En cadeau cet inédit : "Ce qu'on dit de toi". Je l'avais écrit il y a quelques années, pour des voix adolescentes. Je l'ai adapté, bien sur.
Une chanson toute simple et sans prétentions:
Tout ce mal qu'on peut faire parfois en colportant des rumeurs... à très vite. je vais vous donner des nouvelles. amitiés.





La folle complainte de Charles Trenet. Patrick Ochs au chant, Vincent Lamoure à la guitare. Pour vous.













vendredi 14 février 2020

Patrick Ochs et Rue de la Muette


© photo sur la page facebook Rue de la Muette



Patrick Ochs est musicien, interprète, photographe, écrivain.... what else ?


J'ai toujours aimé les découvertes, les rencontres imprévues. Lorsqu'il s'agit d'artistes simples, chaleureux, talentueux, que n'obsède pas la notoriété à tout prix, je souris à la vie.
Ces rencontres si rares ont lieu dans la vie « réelle » comme sur les réseaux sociaux, si peu sociaux très souvent pourtant.
Ici, sur ce blog, j'ai consacré plusieurs articles à des coups de cœur éprouvés après lecture d'un poème, d'un livre, à l'écoute d'une chanson, d'une musique. Ce fut aussi la rencontre de photographies, de peintures. Des personnalités et des talents différents m'ont séduite.

Patrick Ochs compose, chante, écrit... accompagné de musiciens sans lesquels il dit n'être rien.
Il exerce aussi son génie créateur dans la photographie, sa série d'affiches le prouve.
Aventurier de l'Art, des arts, aventurier de la Vie. Quelqu'un que j'ai vite eu l'impression de connaître depuis des années. Et cependant je le découvre doucement, goutte à goutte.
Il a sept albums à son répertoire, le huitième est en cours.
J'ai eu la chance d'en écouter deux :
      - Ombres chinoises
      - Partenaires
Déjà quelques gros coups de coeur !







Son site personnel est une véritable caverne d'Ali Baba ! Très esthétique, bien organisé.
Je vous invite à le visiter.... Cliquez sur le lien ci-dessous


Le site de Patrick Ochs 









Le blog

Blog du doigt dans l'oeil

Partenaire de Rue de la Muette , Patrick Ochs


Très bel article à lire
Quelques extraits :

 "Depuis 20 ans,  Patrick Ochs et ses musiciens colportent leurs chansons, nous font partager leurs émotions, histoires banales ou fantastiques, vécues ou rêvées, où les animaux côtoient et se confondent avec les humains, univers du cirque, des fêtes foraines, nostalgie et blessures de l’enfance, où il y a toujours l’espoir d’un monde meilleur dans le désenchantement,  sur des musiques java-rock, nourries d’influences klezmer, 20 ans depuis les hangars, de cabanes en bistrots, de foyers d’accueil en prison, puis sur les scènes de France et du monde.

Quinze ans de tournées, plus de 1000 concerts en France, en Chine, en Bulgarie, en Russie,  jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, à l’écart des médias, mais avec un public "

"Un huitième album de Rue de la Muette est en préparation : Les rendez-vous de novembre, titre qui fait référence au tragique 15 novembre 2015."



Rue de la Muette.

Patrick, tu m'as appris pourquoi ce nom pour ton groupe. La cité de la Muette à Drancy où étaient enfermés les Juifs avant d'être envoyés à Auschwitz-Birkenau.

En septembre 1939, le gouvernement de la IIIe République y interne des ressortissants allemands et autrichiens, vite transférés dans les camps du Sud de la France du fait de l’avancée des troupes allemandes. A partir de juillet 1940, les Allemands utilisent le bâtiment en forme de U pour interner des prisonniers de guerre français et britanniques puis des « ressortissants de puissances ennemies » (civils anglais et du Commonwealth). En août 1941, la politique allemande de représailles des « menées judéo-bolchéviques » entraîne l’arrestation de nombreux juifs de l’est parisien. Le bâtiment en U leur est exclusivement réservé : le camp des Juifs est créé. A partir de l’été 1942, il devient le principal camp où sont rassemblés, en vue de leur déportation à Auschwitz-Birkenau, les Juifs raflés sur tout le territoire français. De juillet 1942 à juillet 1943, les convois partent de la gare de Drancy-le Bourget. Jusqu’à cette date, la gestion du camp est confiée aux autorités françaises – la surveillance est assurée par la gendarmerie. A partir de juillet 1943, avec l’arrivée à Paris d’un nouveau dirigeant nazi, Aloïs Brunner, la gestion du camp est reprise par les services allemands. Le régime de détention est modifié et Brunner choisit aussi un nouveau lieu de départ pour Auschwitz Birkenau : la gare de Bobigny. Au total, sur les 74 000 juifs déportés de France, 67000 sont partis de Drancy, essentiellement vers Auschwitz-Birkenau.

fruban
aidée par Wikipedia



























Extraits de MISTIROUX PRODUCTIONS

RUE DE LA MUETTE, c’est...
20 ans de tournées et plus de 1000 concerts en France comme à l’étranger...

7 albums en 15 ans...

1 livre signé Patrick Ochs, Carnet de route (Éditions de la Lauze)



En quelques années, Rue de la Muette a donné des concerts en Chine, en Russie, en Bulgarie… Un peu partout dans l’Hexagone, jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, du théâtre de l’Européen à Paris aux Jeudis du Port à Brest, en passant par le Festival des Nuits de Nacre en Corrèze ou encore le Festival Bernard Dimey en Haute-Marne.

(sur le 7ème album)

L'album se compose de douze chansons extraites de leurs six albums précédents et de trois inédites. Tout a été complètement arrangé et transformé.



Ces titres vous font avancer, un pied de chaque côté d’une frontière, derrière les vieux ours et les éléphants. En passant par le camp de Drancy, on regrette de ne pas être resté plus longtemps au Cirque d’Hiver. On regarde passer les avions présidentiels, assis au bout du banc (du ban ?) de la société, on joue dans des fanfares Old Jazz, on croise Mingus et BB King. On tombe amoureux d’êtres qui ne nous ressemblent pas. Et surtout, on avance et on bouge avec les petites histoires que racontent Patrick Ochs et ses Partenaires, les musiciens de Rue de la Muette.

A noter que les titres les plus connus de Rue de la Muette, ceux qui donnent le frisson ou soulèvent une salle, n’avaient jamais été enregistrés de cette façon, dans les conditions du direct, avec l’engagement organique de tous les musiciens, et c’est là que l’on découvre de grandes chansons, de la graine de vrais standards…


Patrick Ochs : chant
Gilles Puyfagès : accordéon
Eric Jaccard : batterie, percussions
Vincent Mondy : clarinette basse, clarinette Si b, saxophone soprano

CE QU'EN DIT LA PRESSE...

« Avec cette voix râpeuse qui porte toujours d’étranges douceurs et qui cache le sanglot d’un enfant orphelin de petits bonheurs volés, en d’autres temps pas encore oubliés, Patrick Ochs fait vivre son petit théâtre d’Ombres chinoises. » Norbert Gabriel, Le Doigt dans l’Oeil



« On notera une superbe interprétation accordéon-voix avec Gilles Puyfagès de La nuit je mens (A. Bashung/ J. Fauque), émouvante, sans jamais dénaturer l’originale, tout comme pour la chanson des Poilus, La Chanson de Craonne. » Matthias Swierzewski, FrancoFans (à propos d’Ombres chinoises)



« Il suffit parfois d’une voix, parfois même d’un souffle, pour que le charisme d’un homme vous saute aussitôt aux oreilles et ne vous lâche plus ; Patrick Ochs, chanteur de Rue de la Muette, dégage ce charme-là, envoûtement puissant tout en coups et en bosses ; hauts et bas vertigineux d’un timbre écorché aux profondeurs aspirantes. »

Valérie Lehoux, Télérama (à propos d’Assez de pognon !, ƒƒƒƒ)



« Patrick Ochs, comme toujours habité par ses mots. »

Jean-Luc Eluard, Longueur d’Onde



« Rue de la Muette est peuplée d’ours savants, d’enfants soldats, de mères juives, de musiciens légendaires et d’écorchés vifs. Une chanson rock française servie par sa grosse voix qui emprunte au cirque, à tous les jazz et aux mélodies klezmer. »

Hervé Chassain, Sud Ouest

Je vous recommande l'article sur Planète francophone

petit extrait :

Patrick Ochs raconte Rue de la Muette : « Entre fête et émotion »

« Rue de la Muette depuis 1998…des répétitions dans des garages, des hangars, des cabanes de jardin, puis des concerts dans des bars, des cafétérias, des prisons, des supermarchés, des lieux alternatifs, des boîtes de nuit, des cinémas, des foyers d’accueils, des comités des fêtes, des maisons de quartiers, des collèges, des maisons des jeunes et de la culture, des théâtres subventionnés et luxueux, des festivals classieux déjantés, Nantes, Bastia, Lille, Bordeaux, Périgueux, Reims, Pornichet, Cannes, parfois pour les yeux aveugles d’une petite Marocaine nécessitant une opération urgente, parfois pour les rescapés du tsunami au Sri Lanka ; à Moscou au parc Taganskij le soir de la fête de la musique, l’accès de la scène entouré de policiers dans leurs uniformes faisait penser à ceux de l’armée rouge.

Un grand tatoué complètement bourré est monté sur la scène et m’a léché les pieds en hurlant Jude Jude… Juif, juif…, un soir à Berlin, moi fils de juif allemand, j’ai chanté ma chanson sur le camp de Drancy.

Un incroyable concert en Bulgarie au même programme que les filles de la star’academy accompagnées de types tellement bizarres avec leurs gueules de mafieux!

Une superbe tournée au Folk festival de Nanning en Chine, 6 concerts où 3000 Chinois reprenaient ensemble le refrain de “Ma mère traîne au café….” : ça ira mieux demain…, cette chanson inspirée de “Boublechki” ce joli traditionnel yiddish que m’avait appris ma mère….

Rue de la muette est un groupe de chanson française java rock nourrie de musique klezmer, où se mélange l’univers du cirque et des fêtes foraines.
Contraste de textes désenchantés et de musique festive, morceaux rapides ou lents, le groupe aborde tous les registres et toutes les nuances.

Entre un instrumental à l’énergie balkanique et une chanson hommage aux déportés de Drancy, Rue de la Muette nous fait voyager entre fête et l’émotion… »
Patrick Ochs







Patrick Ochs photographe


Les affiches de Patrick Ochs


Je vous invite à toutes les visionner avec le lien ci-dessus.



A propos de l'émission du 7 février 2020 sur France bleu Périgord 

Chouette cette émission que j'écoute seulement à l'instant sur l'ordi. Avant, difficile sur téléphone.
Un vrai plaisir de t'écouter, ta simplicité chaleureuse toujours. 
Dommage que j'ai dû me farcir Céline Dion !! 
Je connais un grand nombre de tes chansons écoutées un peu chaque jour sur youtube. Je prépare un truc sur ton / tes oeuvres diverses, pour mon blog. Je suis loin d'avoir terminé, mais je te dirai.
J'ai partagé cette émission pour l'écouter de nouveau. 
J'ai apprécié ton évocation de Charlelie Couture, votre partenariat et votre amitié.
Bon, là je digère tout ça, besoin de recul. Sans doute en reparlerons-nous, du moins si tu as un peu de temps.

Bonne fin de journée Patrick !

fruban, le 7 février au soir

Vous pouvez écouter cette émission de 28 mn en cliquant sur le lien ci-dessous

Emission France bleu Périgord






© photo sur page facebook de Patrick Ochs

lundi 3 février 2020

Angélique Ionatos, Les rêves prendront leur revanche



Angélique Ionatos/DR

Par Cyril Fussy



Mediapart a diffusé mercredi soir "Et les rêves prendront leur revanche", un hommage musical et poétique à la Grèce, avec Angélique Ionatos. Le spectacle est à retrouver en intégralité ici.






Le site d’informations créé en 2008 par Edwy Plenel Médiapart innove et a décidé d’offrir à ses lecteurs internautes, et plus largement aux publics français, grec et de toute l’Europe un spectacle inédit en solidarité avec la Grèce.

Le concert en direct de la chanteuse grecque Angélique Ionatos sera à suivre sur Internet le mercredi 13 juin 2012 à partir de 21H00 à l’adresse mediapart.fr. 


Le contexte de crise économique et politique de l’Europe n’a pas épargné la Grèce qui vit une des périodes les plus sombre de son histoire. C’est en hommage aux Grecs, à la résistance grecque et à ce pays bien malmené par l’Europe qu’Angélique Ionatos, a construit ce nouveau spectacle fait de poèmes des grands poètes grecs contemporains et de chants.

Angélique Ionatos sera accompagnée par deux jeunes musiciens, Katerina Fotinaki (guitare et voix) et Gaspar Claus (violoncelle) pour ce spectacle inédit dédié à l’espoir des peuples. Le poète grec Odysseas Elýtis a été prix Nobel de littérature en 1979 avec le recueil « Et les rêves prendront leur revanche ». Les adaptations d’Angélique Ionatos ont révélé des titres tels que: Marie des Brumes, Le Monogramme ou Parole de juillet.

Rendez-vous est pris le 13 juin à 21H00 sur mediapart.fr pour suivre gratuitement ce grand concert.