jeudi 6 mars 2014
Ariane ma soeur
Par les sentiers escarpés et ombreux tu grimpes
______ jusqu'aux sommets de l'Olympe
Nouvelle Jehanne de France tu écoutes
ces rythmes ces battements ces échos
inoculés en ton sang goutte à goutte
Renaître enfin ___ Serait-ce trop ?
Prends ton envol ___ l'Océan murmure
il te pousse t'attire te rassure
- Viens avec moi réchauffe-toi
ton coeur froid se noie
Dans la nef de la Basilique ____ enfin Tu Vois
et s'emmêlent en ton âme ______ ô blancheur
les Alpes et les eaux turquoise de la Mer intérieure
Le chemin de Compostelle lance l'appel
Soudain
l'Olympe est ici
Nectar saveur de miel ambroisie
douceur de l'hydromel ________ Arrête-toi !
l'écran se givre de brume
tu lâches le fil le froid s'allume
sur tes lèvres l'hydromel a goût de fiel
Ariane ma soeur vois-tu une lueur ?
Tu t'égares le souffle te manque ___ tu prends peur
- Etouffe tes cris tes pleurs
le ciel reste sourd
Sous le halo de la nouvelle lune
les Ténèbres l'abîme _______ te happent
l'Océan rugit finies les agapes
la toile referme sa trappe
Tu es nue
en ton coeur le sang se glace
Ariane ma soeur j'aperçois une lueur...
Samedi 3 décembre 2011
© F.R
Tous droits réservés
Protégé par copyright
crédit photo F.R ©
mardi 4 mars 2014
Poème extrait de Sur le fleuve ( Silvia Baron Supervielle )
que la mer dépasse les marées
et saute sur le brisement
les rochers la jetée et relâche
les bateaux les cordes les amarres
des arrivées et des départs
qu'elle brise les miroirs du soir
renverse un par un les phares
plonge dans les sillons de la terre
jusqu'à détruire les chemins
qu'elle couvre les voix du port
les lames les balises la pierre
enfouie de l'oubli
Silvia Baron Supervielle
Sur le fleuve
Ed. Arfuyen
p.24
lundi 3 mars 2014
La Nuit dans l'Ile ( Pablo Neruda )
Toute la nuit j’ai dormi avec toiPablo Neruda
près de la mer, dans l’île.
Sauvage et douce tu étais entre le plaisir et le sommeil,
entre le feu et l’eau.
Très tard peut-être
nos sommeils se sont-ils unis
par le sommet ou par le fond,
là-haut, comme des branches agitées par le même vent,
en bas, comme rouges racines se touchant.
Peut-être ton sommeil
s’est il aussi dépris du mien
et sur la mer et sur sa nuit
m’a-t-il cherché
comme avant toi et moi,
quand tu n’existais pas encore,
quand, sans t’apercevoir,
je naviguais de ton côté
et que tes yeux cherchaient
ce qu’aujourd’hui
- pain, vin, amour, colère -
je t’offre à pleines mains
à toi, la coupe
qui attendait de recevoir les présents de ma vie.
J’ai dormi avec toi
toute la nuit alors
que la terre en sa nuit tournait
avec ses vivants et ses morts,
et lorsque je me réveillais
soudain, par l’ombre environné,
mon bras te prenait par la taille.
La nuit ni le sommeil
n’ont pu nous séparer.
J’ai dormi avec toi
et ta bouche, au réveil,
sortie de ton sommeil
me donna la saveur de terre,
d’algues, d’onde marine,
qui s’abrite au fond de ta vie.
Alors, j’ai reçu ton baiser
que l’aurore mouillait
comme s’il m’arrivait
de cette mer qui nous entoure.
in Les Vers du Capitaine
Traduction Pierre Clavilier
dimanche 2 mars 2014
Ta Voix ( Alejandra Pizarnik ), in Les Travaux et les Nuits
Ta voix
Embusqué dans mon écriture
tu chantes dans mon poème.
Otage de ta douce voix
pétrifiée dans ma mémoire.
Oiseau accroché à sa fuite.
Air tatoué par un absent.
Montre qui bat avec moi
pour que jamais je ne m'éveille
Alejandra Pizarnik
Les Travaux et les Nuits
trad. Jacques Ancet
Ypsilon.éditeur
Embusqué dans mon écriture
tu chantes dans mon poème.
Otage de ta douce voix
pétrifiée dans ma mémoire.
Oiseau accroché à sa fuite.
Air tatoué par un absent.
Montre qui bat avec moi
pour que jamais je ne m'éveille
Alejandra Pizarnik
Les Travaux et les Nuits
trad. Jacques Ancet
Ypsilon.éditeur
samedi 1 mars 2014
Ballade ou Credo, de Françoise Ruban
Mots offerts
nectar emperlé de cristal
butineuses abeilles d' émotions fleuries
aux couleurs fragiles des arcs-en-ciel
Mots reflets de notre vie
délicates arabesques ou noires esquisses
irisant ou diabolisant le miel
déposé par la plume de nos doigts
sur une page à la blancheur immatérielle
Mots précieux écrin
soyeux et mystérieux secret
des nuits de pleine lune
des nuits de solitude enténébrée
Mon âme puise les caresses
se nourrit de ces offrandes
Saveur d'amour
Douceur d'amande
Paroles échangées
mélodiques cantiques
nés de lèvres que seule reçoit
l' oreille d'or de mon coeur
Fulgurance de l'instant suspendu
Souffle court gorge serrée
lèvres assoiffées
Paroles volatiles éphémères
enfuies déjà
-Que te restera-t-il
de la sonate ou du concerto...
Mots gravés
miel de ma ruche
enrubannés de papillons couleurs de l'âme
Paroles cigales
qu'emporte le vent du large
Paroles ô tendre cantique
Demain
Où êtes-vous
Où les pianissimo où les crescendo
où l'émoi de la Voix aimée...
Paroles brûlante lave
évanescente
bûcher ardent
rameaux de givre
Paroles cordon ombilical
et fil d'Ariane
bouteilles perdues en Mer
balbutiement de l'Amour naissant
oraison pour la mort des amants
Toutes ces Paroles captives retenues
libérées __ enfin !
Murmures chuchotés
Cris __ Liberté !
Alarmes des larmes
Sanglots
Ballade des mots
Cantique de l'émoi
Cordes de ta voix
Caresses de mes doigts
F.R
le 10 août 2012
© Tous droits réservés
Protégé par copyright
in, L'Âme des marées (2014)
éd épingle à nourrice (ene)
nectar emperlé de cristal
butineuses abeilles d' émotions fleuries
aux couleurs fragiles des arcs-en-ciel
Mots reflets de notre vie
délicates arabesques ou noires esquisses
irisant ou diabolisant le miel
déposé par la plume de nos doigts
sur une page à la blancheur immatérielle
Mots précieux écrin
soyeux et mystérieux secret
des nuits de pleine lune
des nuits de solitude enténébrée
Mon âme puise les caresses
se nourrit de ces offrandes
Saveur d'amour
Douceur d'amande
Paroles échangées
mélodiques cantiques
nés de lèvres que seule reçoit
l' oreille d'or de mon coeur
Fulgurance de l'instant suspendu
Souffle court gorge serrée
lèvres assoiffées
Paroles volatiles éphémères
enfuies déjà
-Que te restera-t-il
de la sonate ou du concerto...
Mots gravés
miel de ma ruche
enrubannés de papillons couleurs de l'âme
Paroles cigales
qu'emporte le vent du large
Paroles ô tendre cantique
Demain
Où êtes-vous
Où les pianissimo où les crescendo
où l'émoi de la Voix aimée...
Paroles brûlante lave
évanescente
bûcher ardent
rameaux de givre
Paroles cordon ombilical
et fil d'Ariane
bouteilles perdues en Mer
balbutiement de l'Amour naissant
oraison pour la mort des amants
Toutes ces Paroles captives retenues
libérées __ enfin !
Murmures chuchotés
Cris __ Liberté !
Alarmes des larmes
Sanglots
Ballade des mots
Cantique de l'émoi
Cordes de ta voix
Caresses de mes doigts
F.R
le 10 août 2012
© Tous droits réservés
Protégé par copyright
in, L'Âme des marées (2014)
éd épingle à nourrice (ene)
Sonnet XVII ( Pablo Neruda , La Centaine d'amour )
Sonnet XVII
Je ne t'aime pas comme rose de sel, ni topaze
Ni comme flèche d’oeillets propageant le feu:
Je t’aime comme l’on aime certaines choses obscures,
De façon secrète, entre l’ombre et l’âme.
Je t’aime comme la plante qui ne fleurit pas
Et porte en soi, cachée, la lumière de ces fleurs,
Et grâce à ton amour dans mon corps vit l’arôme
Obscur et concentré montant de la terre.
Je t’aime sans savoir comment, ni quand, ni d’où,
Je t’aime directement sans problèmes ni orgueil:
Je t’aime ainsi car je ne sais aimer autrement,
Si ce n’est de cette façon sans être ni toi ni moi,
Aussi près que ta main sur ma poitrine est la mienne,
Aussi près que tes yeux se ferment sur mon rêve.
Pablo Neruda
La Centaine d'amour

vendredi 28 février 2014
Nocturne ritenuto
Nocturne ritenuto
Se lover en la Nuit _____ tu y vois le Jardin d'Eden
quand sous ta couverture de peine
timide son sourire luit
Ta main dessine le miel et le fruit
tendrement aimés ______ tu y vois du rêve la vérité
Kaléidoscope de sensations _______ S'entremêlent
aux morsures du passé les lendemains
d'un présent d'émotions _____ s'y noie la réalité
sous de fantasmagoriques vagues ____ brûlante douceur et folle passion
Se laisser glisser
par les ondes caresser
assouvir de ton ventre vide l' insatiable faim
L'aube pâlie se fait reine _____ tu clos tes paupières
- Ô retenir en toi du rêve la chaleur première
t'engloutir en ses bras d'ombre tissée de blanc
Mélancolie rebelle et fière ______ tu dis non à la lumière
pardon aux reflets de rose
pardon à ce chant
qui s'élève _________ épanoui au Levant
Quelques pas sur le sable emmêlé
Traces retrouvées respirées _________ parfums puissants embruns
dans tes cheveux envolés boucles déliées
Enfin
t'abreuver à la source du jour opalescent
chassant de tes nuits la sinistre blancheur
Caressantes empreintes _____ souffle gravé
comme sève en ton sang
Statue de sel
automate balbutiant ______ tu oses un tout premier pas
t'élances en une danse fiévreuse amoureuse
vertigineuse en son cri _______ tu défies la Vie
d'écho en écho de flux en reflux
______ bien au-delà des vagues
Porté chahuté par le ressac _____ endiablé
ton corps balance et danse ____ tourbillon ouvert
à la lumière offert
si loin
de la nuit
© F.R
le 20 avril 2013
Tous droits réservés
Protégé par copyright
publié dans L'Âme des marées (2014)
éditions épingles à nourrice (ene)
crédit photo F.R
Se lover en la Nuit _____ tu y vois le Jardin d'Eden
quand sous ta couverture de peine
timide son sourire luit
Ta main dessine le miel et le fruit
tendrement aimés ______ tu y vois du rêve la vérité
Kaléidoscope de sensations _______ S'entremêlent
aux morsures du passé les lendemains
d'un présent d'émotions _____ s'y noie la réalité
sous de fantasmagoriques vagues ____ brûlante douceur et folle passion
Se laisser glisser
par les ondes caresser
assouvir de ton ventre vide l' insatiable faim
L'aube pâlie se fait reine _____ tu clos tes paupières
- Ô retenir en toi du rêve la chaleur première
t'engloutir en ses bras d'ombre tissée de blanc
Mélancolie rebelle et fière ______ tu dis non à la lumière
pardon aux reflets de rose
pardon à ce chant
qui s'élève _________ épanoui au Levant
Quelques pas sur le sable emmêlé
Traces retrouvées respirées _________ parfums puissants embruns
dans tes cheveux envolés boucles déliées
Enfin
t'abreuver à la source du jour opalescent
chassant de tes nuits la sinistre blancheur
Caressantes empreintes _____ souffle gravé
comme sève en ton sang
Statue de sel
automate balbutiant ______ tu oses un tout premier pas
t'élances en une danse fiévreuse amoureuse
vertigineuse en son cri _______ tu défies la Vie
d'écho en écho de flux en reflux
______ bien au-delà des vagues
Porté chahuté par le ressac _____ endiablé
ton corps balance et danse ____ tourbillon ouvert
à la lumière offert
si loin
de la nuit
© F.R
le 20 avril 2013
Tous droits réservés
Protégé par copyright
publié dans L'Âme des marées (2014)
éditions épingles à nourrice (ene)
crédit photo F.R
mercredi 26 février 2014
Ne viens pas avec toute la vérité ( Olav H.Hauge )
Ne viens pas avec toute la vérité,
ne viens pas avec l'océan pour ma soif,
ne viens pas avec le ciel quand
je demande une lampe,
mais viens avec une étincelle,
de la rosée,
un flocon,
comme les oiseaux emportent
des gouttelettes après le bain
et le vent
un grain de sel.
Olav H.Hauge
Nord profond
trad.François Monnet
ne viens pas avec l'océan pour ma soif,
ne viens pas avec le ciel quand
je demande une lampe,
mais viens avec une étincelle,
de la rosée,
un flocon,
comme les oiseaux emportent
des gouttelettes après le bain
et le vent
un grain de sel.
Olav H.Hauge
Nord profond
trad.François Monnet
| © photo fruban |
mardi 25 février 2014
Le peuple des morts
dimanche 23 février 2014
Eros et Thanatos
Eros et Thanatos
Une dalle de granit
Sur laquelle j'aime me reposer
Quelques plantes déposées par l'Amour
Pour l'immortalité de ton séjour
Pour que tu n'oublies pas
Notre jardin sauvage véritable labyrinthe où tu te promenais
Absorbé et pensif
Une flore à la main
En quête à cet instant de ta vie
Du mystère des fleurs
Mes yeux s'enfuient au loin dans un brouillard profond
Et soudain se dessinent
Ton regard clair
Tes cheveux bouclés
Ton sourire tendre et malicieux
Dis-moi est-ce Toi
Qui m'envoies
Cette énergie de Vie
Ces désirs nouveaux
Ces mots qui s'échappent presque incontrôlés de mon âme
Comme une flamme qui jamais ne me brûle
Mais n'en finit pas de danser
Au rythme du piano retrouvé
Au rythme des marées
Au rythme des mots des mots qui jaillissent
Et se posent ici
A l'orée de mes nuits étoilées
La rumeur océane toute proche
Berce ton sommeil
Sur le sable mouillé tes traces embrassent mes pas
Ta Voix murmure et...
Un matin de novembre une autre Voix s'est mêlée
A ta Voix
Dis-moi est-ce Toi
Qui m'envoies cette lueur d'espoir
Ces frissons ces désirs qui m'envahissent
Chaque soir
Douceur d'un Amour qui jamais encore
Ne s'était révélé
Ou j'avais oublié
Ou je le refusais...
Antigone la rebelle avait renoncé
Devant la loi des Hommes
Elle avait abdiqué
Elle s'était recroquevillée
Créon trois fois vainqueur souriait de la voir pleurer
Une dalle de granit
Sur laquelle j'aime me reposer
Et bavarder avec Toi
© F.R
le 28 mars 2012
Tous droits réservés
Protégé par copyright
Une dalle de granit
Sur laquelle j'aime me reposer
Quelques plantes déposées par l'Amour
Pour l'immortalité de ton séjour
Pour que tu n'oublies pas
Notre jardin sauvage véritable labyrinthe où tu te promenais
Absorbé et pensif
Une flore à la main
En quête à cet instant de ta vie
Du mystère des fleurs
Mes yeux s'enfuient au loin dans un brouillard profond
Et soudain se dessinent
Ton regard clair
Tes cheveux bouclés
Ton sourire tendre et malicieux
Dis-moi est-ce Toi
Qui m'envoies
Cette énergie de Vie
Ces désirs nouveaux
Ces mots qui s'échappent presque incontrôlés de mon âme
Comme une flamme qui jamais ne me brûle
Mais n'en finit pas de danser
Au rythme du piano retrouvé
Au rythme des marées
Au rythme des mots des mots qui jaillissent
Et se posent ici
A l'orée de mes nuits étoilées
La rumeur océane toute proche
Berce ton sommeil
Sur le sable mouillé tes traces embrassent mes pas
Ta Voix murmure et...
Un matin de novembre une autre Voix s'est mêlée
A ta Voix
Dis-moi est-ce Toi
Qui m'envoies cette lueur d'espoir
Ces frissons ces désirs qui m'envahissent
Chaque soir
Douceur d'un Amour qui jamais encore
Ne s'était révélé
Ou j'avais oublié
Ou je le refusais...
Antigone la rebelle avait renoncé
Devant la loi des Hommes
Elle avait abdiqué
Elle s'était recroquevillée
Créon trois fois vainqueur souriait de la voir pleurer
Une dalle de granit
Sur laquelle j'aime me reposer
Et bavarder avec Toi
© F.R
le 28 mars 2012
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