mardi 21 novembre 2017

Au-delà des ténèbres, poème de fruban

Au-delà des ténèbres

Ne pas parler de poésie 
En écrasant les fleurs sauvages 
Barbara
(Perlimpinpin) 




N'offre pas ton cœur à qui le jette aux corbeaux

Novembre noir malgré ses dernières flamboyances
De commémorations en hommages officiels
Je ne vois que massacres que barbarie
Ceux de la Grande Guerre la fleur au fusil
partaient fiers et ce fut la boucherie


Je te vois
au profond de mon regard
de mes émotions de mes pensées et surtout
dans la chaleur de mon cœur

La Vie est là devant moi
Elle m'apparaît à travers toi
Je te la fais partager en secret
même si tu es loin de mes pas

Absence plus présente que certaines présences 


Après Charlie nous eûmes le Bataclan
Les fous de dieu fauchent nos plus jeunes vies
Et ce n'est pas le sang impur de la Marseillaise
Qui ravivera la flamme des soldats inconnus

Partout des fleurs parfois artificielles
Jonchent les rues les tombes les monuments aux morts
Et moi je m'enfuis crosse en l'air
Douleur et cœur en bandoulière

A jamais ils dorment là-bas d'où nul ne revient


Le ciel gris le ciel bleu le soleil la pluie
Je les vois avec nos yeux
J'écoute les bruits la musique
Je me demande / aimeras-tu /
Je te ferai écouter


Tu existes et je t'aime



Me restent gravées des images



Le Chat dans ses bras
l'homme caresse et s'apaise
 la Nuit les emporte



© fruban
18 novembre 2017

Tous droits réservés

recueil en cours

Quelle promenade de nuit
avec ton absence à côté de moi !

Pedro Salinas
in, La voix qui t'est due
traduction Bernard Sesé









© photos fruban

5 commentaires:

  1. Vu l'intérêt essentiel de ce beau texte, il a fait l'objet de ma part d'une publication sur mon compte Facebook, en vue d'une diffusion plus large sous ma responsabilité. CR

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    1. Je ris cher Cristian... "en vue d'une diffusion plus large sous ma responsabilité"! Je t'en remercie, même si je préfère lorsque tu commentes ici directement. Toi et moi connaissons le sort des publications sur FB ! Ce poème m'est assez cher...

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  2. Cristina Castello27 novembre 2017 à 07:25

    Oui, Qué paseo de noche/ con tu ausencia a mi lado"/Quelle promenade de nuit/avec ton absence à côté de moi ! (Cela continue : "me acompaña el sentir que no vienes conmigo...")
    C'est curieux : tandis que je lisais ton bon et beau poème, je pensais à Pedro Salinas.
    Ton poème m'a vraiment touché, Françoise ! Plus: je me trouve dans tes mots.
    Merci Poète !

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  3. Muchas gracias Cristina !
    Tes mots me font chaud au coeur.
    Sais-tu que j'ai découvert Pedro Salinas grâce à toi, il y a fort longtemps. Et récemment, j'ai acheté d'occasion le magnifique recueil "La voix qui t'est due" dont nous avions parlé. "La voz a ti debida". Aux éditions Le Calligraphe. C'est une merveille !!
    Te abrazo mi querida amiga

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  4. Cristina Castello28 novembre 2017 à 07:11

    Tu as "la voix qui t'est due", magnifique. Alors, nous en bavarderons ! J'aime beaucoup ta poésie; et je pense que ce poème fera partie de ce qui sera ton prochain recueil. Pourtant... petit à petit le oiseau... :)
    Abrazo infinito, amiga

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