mercredi 13 juin 2018

Quelques poèmes d'Elie B - Céliande


"Naître au monde entre révolte et utopie 

 Écrire. S'écrire. 

 N'être plus qu' horizons et cormorans."

                                                                                                        Elie










J’écoute l'immuable cliquetis sonore de touches inanimées qui berce les silences de mots abandonnés, de ceux laissés pour compte, de lettres esseulées dont les blessures rares à l'étoffe de peau, labours de mémoire, fleuries de mots, de mots tout simples, de mots désargentés, des mots de pauvres gens, où les grandes émotions se fardent de pudeur, leurs nudités appauvrissent les peurs, et éclaboussent de clarté les plus profondes abysses quand trépignent nos cœurs fatigués, fiers et entêtés les ailes déployées tout au bord de l'abîme.   

Un vent frais souffle sur nos vies de labeurs,
un bouquet de lumière à l’arôme de fleurs,
des éclaircies sereines dans ta main de Septembre:
-mets ta main sur mon cœur.
-entends-tu le tambour qui rythme les saisons
faisant jaillir l'aurore d'un jour inanimé,
un pays sous tempête, un lieu désaffecté?

J'habite dans mon corps,
j'ai conquis tout l'espace,
des racines au ciel.
Et dans chaque recoin,
je cherche ta présence
qu'ébranle le silence
qui obscurcit mon ciel
quand l'acide du temps
de ses morsures fauves
réclame ton soleil.

 Mon rêve
 est né
 entre mémoires
 inutiles
 et celles inachevées.

 Elie

le 13 juin 2018

© tous droits réservés







j'ai rêvé d'horizons, d'océans,
de nuits insondables
et de retours
de retour vers les eaux
de retour vers ta peau
et de nuées d'oiseaux
se mirant depuis les hauts plateaux
dans des eaux amniotiques
je suis la déchirure
l'envers du décor,
un cri d'amour
une cicatrice

et lui, lui
se diluant
à l'infini
dans des abysses extatiques...


3 avril 2018



photo du Net



 nuit des rites
 nuit orphique
 d'une éclipse de lumière
 émerge
 la voix du poème
 pour rendre à l'amour
 l'absence de jour





 au delà
 des ciels, des soleils,
 des satellites aveugles
 lourds de chairs
 d'humus et de mers
 dans une orgie de lumière
 en quête d'un nouvel archipel
 le silence s’invente une autre dialectique
 par mille et mille viendra le vent...

 le souffle, son enfant.

 des millions de ciels à venir
 et tout autant de soleils
 prophétisent de nouveaux horizons,,.






 depuis les hautes altitudes
 les sentiments
 puisses-tu être mon ange
 le souffle de l'espace
 l’âme du vent
 redevenir la ligne
 la ligne d'horizon
 et derrière
 -tellement-
 de rêves
 de vagues de lumières
 de mots à l'unisson
 redevenir la ligne
 la ligne de tes mains
 l'encre d'un poème...

 ...

 puisses-tu être mon ange
 le mouvement
 le souffle de l'espace
 l'âme du vent"






Traversée d'errance
de pierre et d'arbres
de migrations d'oiseaux
de plumes et de peau
depuis l'inerte au vivant
depuis le souffle au vent
un cri d'oiseau dans l'éclat
du premier matin
fait écho au silence
mélopée de pierre
traversée d'errance
traversée de vie...

l'infini coule à travers l'arbre










Je me perds en vol de nuit

pour un effluve de romance,

une idée de l'infini et puis une autre

de la France.

En apnée

Ce vertige qui me hante ...

Ciel d'oiseaux
terre d'éther
mer des nues
Pierre solaire
couleur de mousse
Zèbre de quartz
arche de lune
Mémoire...

" Unakite "






photo du Net





cette nuit-là
mots -et-
notes incendiées
à colorer de rêves délavés
l'absence des étoiles

j'entre dans la nuit
-et-
je me veux silence

à toi, à nous,
-mon amour-
à l' aube flamboyante










sous ma peau de cendres
en transparence
la lueur d une étoile
naissante
dans le noir,
l'espoir
je viendrai avec ma révolte,
mon cœur amoureux
tutoyer les anges
et conquérir les dieux.
j'ai poussé comme un arbre
attendu par le ciel...











- où vont les étoiles quand elles meurent ?
- dans les recoins de nos rêves chrysalides; elles sont partout éparpillées comme des pluies en transparence de cendres illuminées...

 il est un parterre d'étoiles
 sur les vertèbres du ciel
 quelques traces d'amour
 sur les parois du monde

 J'aurais voulu ...

 t'écrire un ciel gorgé de lumière,
 un paysage plein et clair
 de sentinelles alanguies,
 de romarin et de bruyère...



 dessiner autour de tes doigts, toi,
 des gouttes d'eau en forme de rêves
 sous tes paupières de cobalt, toi,
 il y a toujours une comète,
 un battement de cœur, toi,
 dans l'urgence d'une tempête...





 au plus noir
 du noir de la nuit
 grandes étoiles,
 sombre beauté
 comme autant
 de soleils habités
 madones lumineuses
 dans le creuset du ciel
 ô compagnes, oracles
 destinées
 naître dans un cri
 écho perpétuel
 tendu vers l'infini
 naitre d'un désir violent
 de bouleversements.
 depuis l'autre
 versant des
 temples ensoleillés
 la chevelure déifiée
 d'une comète mystique
 écrit sa poésie
 en lettres sibylliques...







Où vont-ils ces soleils qui tous les soirs s'effondrent
 leurs longues solitudes habillent l'infini
 où vont-ils ces soleils essoufflés criant leurs espérances
 et s'inclinant toujours dans une lente agonie

 les horizons perdus accueillent le silence
 au cœur de la lumière s'écrit la poésie
 un soleil qui se meurt devient un incendie
 et laisse en souvenir quelques étoiles filantes

 comme un écho d'amour murmuré à la nuit
 les soleils du futur ont un parfum d'enfance
 qui s'en iront mourir au bout de l'infini
 ...





et les hommes perdus
 de leurs plumes d'errances
 jettent au ciel endeuillé
 l'exil des galaxies.
 le cœur en équilibre
 tantôt l'or,
 tantôt la pluie
 disparut un certain soir de décembre
 dans le fracas d'un incendie ...

 le soleil nous fut tendre

 la nuit...une amie





au plus près d'un visage
 des horizons lointains
 ton œil comme un calice
 ourlé de velours noir
 étale, magnifique
 oraison et espoir
 puisqu'une étoile apatride
 dans son ultime ciel
 grignote les nuits sombres
 en chimère de soleils





Face à Face
 parole et silence
 l'être-
l'absence
 l'écrire-
la présence.

 mots épars
 écrire- le souffle
 s'écrire-l'instant
 vision prophétique
 du devenir

 l'être poème
 du dehors au dedans
 réhabiliter le néant
 après le silence
 le firmament

                                                                                     Elie


Textes et photos Elie B - Céliande

(sauf deux photos prises sur le Net)

© Tous droits réservés






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire