▶ Conférence de presse de J.-L. Mélenchon - Européennes 2014 - Vidéo Dailymotion
Conférence de presse de J.-L. Mélenchon... par lepartidegauche
lundi 26 mai 2014
dimanche 25 mai 2014
Anne, ma soeur Anne ( Louis Chedid )
Anne, ma sœur Anne,
Si j’ te disais c’ que j’ vois v’nir,
Anne, ma sœur Anne,
J’arrive pas à y croire, c’est comme un cauchemar...
Sale cafard!
Anne, ma sœur Anne,
En écrivant ton journal du fond d’ ton placard,
Anne, ma sœur Anne,
Tu pensais qu’on n’oublierait jamais, mais...
Mauvaise mémoire!
Elle ressort de sa tanière, la nazi-nostalgie:
Croix gammée, bottes à clous, et toute la panoplie.
Elle a pignon sur rue, des adeptes, un parti...
La voilà revenue, l’historique hystérie!
Anne, ma sœur Anne,
Si j’ te disais c’ que j’entends,
Anne, ma sœur Anne,
Les mêmes discours, les mêmes slogans,
Les mêmes aboiements!
Anne, ma sœur Anne,
J’aurais tant voulu te dire, p’tite fille martyre:
"Anne, ma sœur Anne,
Tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus,
La vermine!"
Mais beaucoup d’indifférence, de patience malvenue
Pour ces anciens damnés, au goût de déjà-vu,
Beaucoup trop d’indulgence, trop de bonnes manières
Pour cette nazi-nostalgie qui ressort de sa tanière... comme hier!
Anne, ma sœur Anne,
Si j’ te disais c’ que j’ vois v’nir,
Anne, ma sœur Anne,
J’arrive pas à y croire, c’est comme un cauchemar...
Sale cafard!
Poèmes de Jean-Louis Garac "Chansons éphémères"
http://espacecreationjeanlouis.blogspot.fr/2014/05/chansons-ephemeres-poemes-jl-garac.html
Un site passionnant à découvrir, pour la poésie, l'art sous toutes ses formes
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"Chansons éphémères", poèmes JL Garac
| Photo JL Garac - anémones Nice |
N'avez vous jamais entendu de petites chansons tourner dans vos têtes,
parfois des airs connus et des chansons branchées et aussi des airs
presque oubliés comme ceux d'hier ou d'avant hier, voire des airs
d'opéras?
A ces airs connus que l'esprit déforme à peine (il peut aussi changer les paroles par plaisir), viennent s'ajouter des chansons nouvelles, des airs de rien, de petits airs de lumière dont nous sommes les seuls auteurs et dont la musique incertaine ne correspond peut être qu'à notre propre rythme de souffle ou qu'à celui que nous captons du monde extérieur.
Ce sont des invraisemblances, des débris de phrases, des poussières de mots qui se créent et se défont dans les brumes matinales et l'ombre soulevée du trait orange de l'aube, comme dans les infusions du crépuscule, là où les dernières vingt-quatre heures de notre vie se colorent de sens, de regrets et de désirs naissants.
Ephémères papillons de signes! Consonnes et voyelles comme des chaines d'ADN d'une langue à naître! Mots qui ont la fraîcheur d'une innocence et d'une joie, douces ou affirmées, que les réalités nous interdisent de reconnaître la plupart du temps. Pourtant ces mots-photons nous éclairent l'esprit, guident notre coeur, prennent la main de la conscience et peuvent jouer à la bougie de notre conscience.
Chansons en tessons d'ivresse, tristes ou gaies, comme si nous étions toujours en recherche de ce champagne de vie si difficile à trouver, rengaines aussi naïves qu'insupportables, musique pour son chat, son toutou, son orchidée ou son paysage de carte postale, paroles à bébés de quelques mois ou de vingt-cinq, trente et quarante ans ou plus! C'est en fait le premier fil qui vient et qui interroge, et puis on se pique au jeu, on fait quelque chose de ces ébauches de sens et de mots, on y travaille comme le soleil les bourgeons ligneux.
Peut-être faut-il chercher jusqu'aux racines de nous-mêmes, sous la poudre délicate de ces mots et de ces éléments de rythmes, pour enfin retrouver la trace de quelques palais anciens, de quelques figures hors du temps, de quelques mosaïques de poèmes qui nous supportent, nous influencent et font le lien entre ce moment précis de notre histoire et l'immense évanescence que nous retrouverons un jour...
Ne sommes-nous pas peintres de nos émotions, de nos amours, de notre histoire et de ce que nous voudrions voir se projeter de nous? Cette visualisation se dresse et se construit avec toutes les touches des mots dont nous disposons; nous modelons nos visages et nos regards avec leurs mélanges, leurs couleurs et leurs pouvoirs, ce sont nos autoportraits et nos musiques d'être!
A ces airs connus que l'esprit déforme à peine (il peut aussi changer les paroles par plaisir), viennent s'ajouter des chansons nouvelles, des airs de rien, de petits airs de lumière dont nous sommes les seuls auteurs et dont la musique incertaine ne correspond peut être qu'à notre propre rythme de souffle ou qu'à celui que nous captons du monde extérieur.
Ce sont des invraisemblances, des débris de phrases, des poussières de mots qui se créent et se défont dans les brumes matinales et l'ombre soulevée du trait orange de l'aube, comme dans les infusions du crépuscule, là où les dernières vingt-quatre heures de notre vie se colorent de sens, de regrets et de désirs naissants.
Ephémères papillons de signes! Consonnes et voyelles comme des chaines d'ADN d'une langue à naître! Mots qui ont la fraîcheur d'une innocence et d'une joie, douces ou affirmées, que les réalités nous interdisent de reconnaître la plupart du temps. Pourtant ces mots-photons nous éclairent l'esprit, guident notre coeur, prennent la main de la conscience et peuvent jouer à la bougie de notre conscience.
Chansons en tessons d'ivresse, tristes ou gaies, comme si nous étions toujours en recherche de ce champagne de vie si difficile à trouver, rengaines aussi naïves qu'insupportables, musique pour son chat, son toutou, son orchidée ou son paysage de carte postale, paroles à bébés de quelques mois ou de vingt-cinq, trente et quarante ans ou plus! C'est en fait le premier fil qui vient et qui interroge, et puis on se pique au jeu, on fait quelque chose de ces ébauches de sens et de mots, on y travaille comme le soleil les bourgeons ligneux.
Peut-être faut-il chercher jusqu'aux racines de nous-mêmes, sous la poudre délicate de ces mots et de ces éléments de rythmes, pour enfin retrouver la trace de quelques palais anciens, de quelques figures hors du temps, de quelques mosaïques de poèmes qui nous supportent, nous influencent et font le lien entre ce moment précis de notre histoire et l'immense évanescence que nous retrouverons un jour...
Ne sommes-nous pas peintres de nos émotions, de nos amours, de notre histoire et de ce que nous voudrions voir se projeter de nous? Cette visualisation se dresse et se construit avec toutes les touches des mots dont nous disposons; nous modelons nos visages et nos regards avec leurs mélanges, leurs couleurs et leurs pouvoirs, ce sont nos autoportraits et nos musiques d'être!
Jean-Louis Garac
samedi 24 mai 2014
Les bateaux de Samos ( Mélina Mercouri )
Il va venir trois bateaux blancs
Chargés d'enfants, de rires et de noces
De regards bleus, de cheveux blancs
De l'île douce de Samos.
Et moi, je marche sur le port
On dit que je suis folle encore
C'est que j'attends depuis l'aurore
L'instant de les revoir encore.
Il va venir trois bateaux blancs
Qui vont me dire bonjour en accostant
Trois bateaux grecs, pauvres d'argent
Riches d'amour et de vin blanc.
Et moi, je marche sur le port
Crois-tu que je me suis fait belle
Que je sois assez belle encore
Pour qu'ils me voient et qu'ils m'appellent.
Ils m'ont dit, mes trois bateaux blancs,
Le plus jeune: Comment t'appelles-tu?
L'aîné: C'est bien d'être venue
Et le plus vieux: Comment vas-tu?
Et moi, je marche sur le port
Faut-il que je sois folle encore
De les avoir serrés si fort
Entre mes bras, j'en pleure encore.
Ils sont venus mes bateaux blancs
Dansant sur l'eau bien plus que naviguant
Et m'ont laissé en repartant
Un peu de terre de chez moi.
Et moi, je marche sur le port
On dit que je suis folle encore
D'attendre leur retour encore
Comme d'autres qui en sont morts.
Il va venir trois bateaux blancs
Chargés d'enfants, de rires et de noces
De regards bleus, de cheveux blancs
De l'île douce de Samos.
Paroles: Maurice Fanon
Musique: Yannis Spanos
Interprète: Mélina Mercouri
Meurent et s'allument les étoiles
Levés __ en éveil __ mes yeux griffent
le ciel En longues traînes
comme voiles de mariées s'amoncellent les nuages
s'égrènent d' estivales promesses fruitées
Belle et puissante lumière ____ jaillissement
derrière le cuivre tendre de l'arbre de Judée
Ténu ton souffle ___ presque suspendu
à l'aube naissante s'est perdu
quelques notes un refrain
accompagnent ton âme de poète
Enfant d'Alexandrie
chante pour moi _____ éphémère éternité
ta Liberté retrouvée
Sous les rayons de lune un sourire t'invite
la dame brune t'enveloppe de brume
Après l'hiver de cendres et de braises
je m'offre à la douceur de l'air Au plus profond de moi
un baiser des caresses
arômes musqués de roses miel d'acacia
enivrent mon coeur où le bleu _______ lumineux
éclate en gerbes de bonheur
Sous les poings assassins
tes yeux d'enfant éteints ___ Tu lançais
à la Vie des paroles pour demain
tu voulais barrer le chemin Peste brune
en nos seins infiltrée
Sur les pavés ton sang versé _______ à jamais gravé
quelques bouquets de fleurs éparpillés
arrosés par les pleurs
Devant mon piano de ton souffle privée
je déroule les fils tressés ____ inlassablement
sous la voûte embrumée et noire Ce soir
mes pas chancellent Immobiles
mes yeux se ferment ___ Ivresse murmurée
senteurs de roses carmin Là-haut
clignotent mes plus belles étoiles
Fragile ton esquif par la colère d'Eole
de nouveau dérouté
te voilà captif de rivages hostiles
Cris retenus Dans le secret de tes nuits
silencieux et pensif
détresse profonde Bien au-delà des ondes
paroles confisquées libertés bafouées
Noir l'écran s'est figé
Ballotté en terre d'exil mât brisé
de tes voeux
tu appelles _____ la Mer
Hantée de cauchemars
nuit de ténèbres blanche
T'attendant te cherchant _______ au bout de l'aube
auréolée de rose et d'or
timides et caressantes saveurs
enivrante brise sensualité gourmande
Ô tremper encore mes lèvres
dans le calice de la Vie...
© F.R
le 17 juin 2013
extrait du recueil "L'Âme des marées"
éditions épingle à nourrice (ene)
Tous droits réservés
Protégé par copyright
le ciel En longues traînes
comme voiles de mariées s'amoncellent les nuages
s'égrènent d' estivales promesses fruitées
Belle et puissante lumière ____ jaillissement
derrière le cuivre tendre de l'arbre de Judée
Ténu ton souffle ___ presque suspendu
à l'aube naissante s'est perdu
quelques notes un refrain
accompagnent ton âme de poète
Enfant d'Alexandrie
chante pour moi _____ éphémère éternité
ta Liberté retrouvée
Sous les rayons de lune un sourire t'invite
la dame brune t'enveloppe de brume
Après l'hiver de cendres et de braises
je m'offre à la douceur de l'air Au plus profond de moi
un baiser des caresses
arômes musqués de roses miel d'acacia
enivrent mon coeur où le bleu _______ lumineux
éclate en gerbes de bonheur
Sous les poings assassins
tes yeux d'enfant éteints ___ Tu lançais
à la Vie des paroles pour demain
tu voulais barrer le chemin Peste brune
en nos seins infiltrée
Sur les pavés ton sang versé _______ à jamais gravé
quelques bouquets de fleurs éparpillés
arrosés par les pleurs
Devant mon piano de ton souffle privée
je déroule les fils tressés ____ inlassablement
sous la voûte embrumée et noire Ce soir
mes pas chancellent Immobiles
mes yeux se ferment ___ Ivresse murmurée
senteurs de roses carmin Là-haut
clignotent mes plus belles étoiles
Fragile ton esquif par la colère d'Eole
de nouveau dérouté
te voilà captif de rivages hostiles
Cris retenus Dans le secret de tes nuits
silencieux et pensif
détresse profonde Bien au-delà des ondes
paroles confisquées libertés bafouées
Noir l'écran s'est figé
Ballotté en terre d'exil mât brisé
de tes voeux
tu appelles _____ la Mer
Hantée de cauchemars
nuit de ténèbres blanche
T'attendant te cherchant _______ au bout de l'aube
auréolée de rose et d'or
timides et caressantes saveurs
enivrante brise sensualité gourmande
Ô tremper encore mes lèvres
dans le calice de la Vie...
© F.R
le 17 juin 2013
extrait du recueil "L'Âme des marées"
éditions épingle à nourrice (ene)
Tous droits réservés
Protégé par copyright
jeudi 22 mai 2014
Si ce jour-là, Moustaki
|
Quand je serai mort Vous qui serez en vie N'allez pas m'enterrer Avant qu'il soit midi Pour que le soleil Puisse chauffer la terre Où je m'en irai faire Mon dernier lit Si ce jour-là vous avez un peu de tristesse Ne le montrez pas aux amis Mangez à ma table Jouez de la guitare Et faites l'amour À celles que j'aimais Si vous avez soif Allez chercher à boire Parmi mes bouteilles millésimées Si ce jour-là vous avez un peu de tristesse Ne le montrez pas aux amis Que mon souvenir soit celui d'une fête Où l'on dit adieu Sans éternel regret Sans cérémonie Et sans mines défaites À peine la gorge Un peu serrée Si ce jour-là… Ne le montrez pas aux amis Je pense à cela En ce mercredi treize En voyant partir Un ami bien-aimé Il méritait mieux Que cette triste messe Et ces gens tout en noir Qui l'emmenaient Que ce ciel sans tendresse Et ces gens tout en noir Qui l'emmenaient Pensées pour Jo Moustaki en ce 23 mai |
La ligne droite (Barbara et Moustaki)
http://www.wat.tv/video/georges-moustaki-barbara-ligne-3taf9_394j7_.html
Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite:
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.
Il pleut chez moi, chez toi le soleil est de plomb.
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons ?
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison ?
Nous avons le temps, mais pourquoi est-ce si long ?
Tes habits porteront des traces de poussière
et le parfum fané des amours passagères
qui t'ont rendu parfois l'absence plus légère.
A l'aube de mes nuits blanches et solitaires
Oh, moi, mon cher amour,bien sûr j''ai eu des hommes
qui m'ont rendu la vie un peu moins monotone,
et m'aident à supporter l'hiver après l'automne.
Et les silences obstinés du téléphone
On ne s'attend pas au bout d'une ligne droite:
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.
Nous nous raconterons nos triomphes et nos fêtes.
Mais comment s'avouer nos superbes défaites,
nos doutes répétés, nos angoisses secrètes?
Et s'accroche à chaque pensée, à chaque geste.
Un jour, tu seras au bout de mes voyages,
un jour, tu viendras malgré tous les détours.
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
dans un monde réinventé à notre image
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.
Il pleut chez moi, chez toi le soleil est de plomb.
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons ?
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison ?
Nous avons le temps, mais pourquoi est-ce si long ?
Tes habits porteront des traces de poussière
et le parfum fané des amours passagères
qui t'ont rendu parfois l'absence plus légère.
A l'aube de mes nuits blanches et solitaires
Oh, moi, mon cher amour,bien sûr j''ai eu des hommes
qui m'ont rendu la vie un peu moins monotone,
et m'aident à supporter l'hiver après l'automne.
Et les silences obstinés du téléphone
On ne s'attend pas au bout d'une ligne droite:
tu sais, il faudra faire encore des détours
et voir passer des jours et des jours,
mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte.
Nous nous raconterons nos triomphes et nos fêtes.
Mais comment s'avouer nos superbes défaites,
nos doutes répétés, nos angoisses secrètes?
Et s'accroche à chaque pensée, à chaque geste.
Un jour, tu seras au bout de mes voyages,
un jour, tu viendras malgré tous les détours.
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
dans un monde réinventé à notre image
mercredi 21 mai 2014
Au clair de ma nuit
allumée par la face ronde
sourire envoûtant de la lune de mai
Volutes légères la fumée de cigarette
interroge le ciel protecteur et bienveillant
l'air frais caresse mes paupières
En tes yeux je puise le souffle
qui me manque
même loin de toi
ton regard dans le mien
me brûle d'une flamme nourricière
tu coules en mon sang comme une source vive un torrent de passion
Il me revient en mémoire des nuits
tu étais dans la pièce à côté
tous deux émus touchés
par la lune magicienne _____ et moi un peu sorcière
me disais-tu
Ce soir je la contemple seule
je me mets à rêver
peut-être que toi aussi
tu l'implores à cet instant précis
Tu es là
en tout ce que je vois tout ce que je vis
tu es là
bien au-delà de l'émotion _____ de ce temps suspendu
au-delà du désir fou
tu es en moi
au-delà de l'attente de ton silence de mes impatiences
au-delà de mes cris de souffrance
Ensemble
par nos yeux qui voient
nos coeurs qui frémissent
devant tant de beauté
tu guides mes pas un peu hésitants ces derniers temps
Ô te dire ce qui me fait trembler
de joie de peur ou d'émotion
Ô vivre pour l'amour que je te porte
cet amour qui me rend forte
de toi pour toi
Tu es là
plus présent plus aimé plus caressé que jamais
tu es là _______ au-delà
des mots tracés sur l'écran glacé
des mots de miel des mots de sel
tu es là niché en mon coeur
tu es là en dépit des ressacs incessants éloignant
ta rive de la mienne
Le manque de toi
présence
si puissante
offrande de la Vie
baiser de l'Amour
© F.R
le 20 mai 2014
Tous droits réservés
Protégé par copyright
Recueil en cours
mardi 20 mai 2014
Célina Ramsauer, Quelques instants ensemble
Très beau reportage, où l'on découvre Célina de 1992 à 2012...J'ajoute que son duo avec Jo Moustaki me fait venir les larmes aux yeux
dimanche 18 mai 2014
J'arrive où je suis étranger (Louis Aragon)
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger
Un jour tu passes la frontière
D’où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu’importe et qu’importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon
Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l’enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C’est le grand jour qui se fait vieux
Les arbres sont beaux en automne
Mais l’enfant qu’est-il devenu
Je me regarde et je m’étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus
Peu a peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d’antan
Tomber la poussière du temps
C’est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C’est comme une eau froide qui monte
C’est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu’on corroie
C’est long d’être un homme une chose
C’est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux
O mer amère ô mer profonde
Quelle est l’heure de tes marées
Combien faut-il d’années-secondes
A l’homme pour l’homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées
Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger
Louis Aragon
La Diane française
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