vendredi 6 mars 2020

Naître et mourir , par Françoise R




"Il semble que la Mort est la soeur de l'Amour" (J.R Caussimon )

En observant ces arbres morts, prêts à s'écrouler, déjà en décomposition, élançant avec peine, en un dernier sursaut, leurs bras maigres et nus... Et juste derrière ces pousses vertes, promesses de vie, qui seront la moisson de demain... me sont venus à l'esprit ces mots de Caussimon que chante Léo Ferré. 
Naître et mourir. Vivre et aimer....





© photo fruban


Léo Ferré l'a mis en musique

https://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58

samedi 29 février 2020

Bartabas , D'un cheval à l'autre


France Inter

Bartabas est invité pour la sortie de son livre D'un cheval à l'autre (Gallimard)






    
Bartabas, écuyer, metteur en scène, scénographe, réalisateur et fondateur du Théâtre équestre Zingaro, à Paris le 25 octobre 2017. © AFP / Martin BUREAU

"C’est ce soir-là, après avoir copieusement arrosé l’arrivée du nouveau venu, que nous avons décidé dans l’euphorie et à l’unanimité de le baptiser Zingaro. Plus tard, tandis que la fête se répandait dans la nuit et que s’épanchaient les cœurs imbibés, je me suis surpris, comme souvent, à ne plus trouver ma place. Je suis allé le rejoindre dans son box, je n’ai pas allumé, je me suis glissé dans son antre comme on se glisse sous les draps de l’amante endormie.                 
Cette nuit-là, nous avons fait un pacte : j’allais contaminer son animalité et il allait me permettre d’exister parmi les hommes. Aux humains de mon espèce, nous allions nous révéler. Pour la vie. "


Extrait de D'un cheval à l'autre






Bel article sur La Grande parade, de Serge Bressan


petit extrait de l'article de Serge Bressan :


"En dédicace du livre, Bartabas évoque des « premiers pas dans l’écriture de l’âme ». Il raconte l’aventure théâtrale qui l’a mené du fort d’Aubervilliers, proche banlieue nord de Paris à plusieurs tours du monde. Il raconte sans jamais vraiment se raconter. Au hasard des pages et dans de rares interviews radio-télé, il admet que, oui, « de Zingaro, je suis l’âme ». Il n’en dit pas plus… Il écrit. Et pour « D’un cheval l’autre », il s’est retiré dans un monastère. Il lui fallait, dit-il, s’éloigner de ses chevaux pour écrire sur eux. Et commencer le livre par une citation extraite de « Genèse », 2, 19 : « L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait ». Celui-ci, donc, fut appelé cheval. Ce cheval qu’a découvert le petit Clément Marty, alors âgé de 5 ou 6 ans. "
Serge Bressan

lundi 24 février 2020

Âme écartelée



Âme écartelée

senteurs multicolores promesses renouvelées
chaudes sensations de la Nature printanière
Méditerranée aux flots enflammés de rouge
à jamais souillée de l'espoir en sang des migrants

Rayons lumineux de l'aube sur ton corps ensommeillé
tes lèvres frémissent tes narines se gonflent
Des gazouillis joyeux et amoureux
te hèlent hors du lit
Trop vite ton esprit s'obscurcit
Des chrétiens d'Orient tu perçois les cris
Lâchement égorgés cibles jusque dans nos murs
Cimetières profanés  lieux de culte menacés
par ces vermines assoiffées d'étendre leurs tentacules afin
que plus jamais ne bouge ce qui porte le nom d'humains
Pieuvre planétaire partout déployant
haine féroce enserrant jusqu'à la mort
toute promesse de printemps
Amour
Beauté
Liberté

Tes yeux s'arrêtent
chorégraphie d' hirondelles et envol délicat des premiers papillons
bourdonnement d'abeilles semences de Vie
Tes yeux se ferment
ta peau halée caressée
ton cœur apaisé presque ensorcelé
aux allegros enchanteurs de ce concert
Vous qui donnez la Vie
ne laissez pas la folie aveugle et lâche répandre
partout les ténèbres et la mort
Aidez les poètes amoureux jardiniers de la Vie
à se lever tous ensemble __  No pasaran
Faites que les sèves nourricières
jamais ne deviennent mortel venin
roulant flots de sang noir

Âme écartelée

ne cède pas à l'inespoir
enivre-toi d'éphémères instants
prodigue à ton jardin des soins d'éternité
repeins de bleu la Méditerranée

© fruban

le 24 avril 2015

( un poème oublié au fond d'un tiroir....)

Facebook blues




Facebook blues

Facebook - tant décrié, tant utilisé - ne mérite, à mes yeux, "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité"...

Chacun d'entre nous s'y est inscrit pour des raisons le plus souvent différentes, qui parfois se rejoignent, créant des liens plus ou moins profonds.

Certains ont trouvé pratique de discuter, échanger avec des proches, éloignés par les kilomètres. Prendre et donner des nouvelles, partager des photos

D'autres, isolés pour mille raisons - maladie, chagrin, deuil...chômage - aiment rencontrer d'autres personnes avec lesquelles dire qu'elles s'efforcent de continuer à vivre, malgré les épreuves

Des artistes - poètes, musiciens, peintres... - cherchent à faire connaître leur oeuvre. Le plus souvent le profil personnel s'accompagne d'une page, d'un blog....

Ce qui m'a amenée ici en 2010, est un peu tout cela, et mes motivations se sont transformées, au fil des jours.

Certaines personnes rencontrées ici, sont devenues de vrais amis, que j'aime infiniment, avec lesquels j'échange bien au-delà de ce petit monde virtuel

D'autres se sont avérées inintéressantes, superficielles, manipulatrices, voire dangereuses

J'y ai rencontré, parfois découvert, de vrais poètes et artistes... D'autres effectivement, surfaits et surtout imbus de leur ego prétentieux et hypertrophié

Il m'arrive régulièrement de faire des pauses, de me demander ce que je fais là... Je reviens et je reste, pour les magnifiques rencontres, vraies, sincères, enrichissantes et fidèles

J'essaie, sans exhibitionnisme, de m'exprimer au travers de mes publications, de mes écrits, de mes commentaires... de toujours être moi-même, libre de mes choix, respectueuse de ceux des autres.

J'aime au-delà de tout, la littérature (surtout la poésie), la musique et toutes les formes d'art

J'aime les relations humaines vraies, chaleureuses... et j'en ai trouvé ici, quels que soient l'âge, la nationalité, le milieu socio-professionnel ! Et je trouve merveilleux de pouvoir échanger et partager avec des personnes du monde entier... Parfois juste quelques mots, parfois de longues et belles lettres.

Alors, facebook or not facebook... tout dépend de ce que l'on en attend, des personnes rencontrées, des échanges réciproques... On ne peut attendre de l'autre, si l'on n'est pas soi-même en mesure de donner !

( ces propos m'ont été inspirés par des discussions, chez l'un ou l'autre, ces derniers jours )

fruban


© photo fruban

vendredi 14 février 2020

Patrick Ochs et Rue de la Muette


© photo sur la page facebook Rue de la Muette



Patrick Ochs est musicien, interprète, photographe, écrivain.... what else ?


J'ai toujours aimé les découvertes, les rencontres imprévues. Lorsqu'il s'agit d'artistes simples, chaleureux, talentueux, que n'obsède pas la notoriété à tout prix, je souris à la vie.
Ces rencontres si rares ont lieu dans la vie « réelle » comme sur les réseaux sociaux, si peu sociaux très souvent pourtant.
Ici, sur ce blog, j'ai consacré plusieurs articles à des coups de cœur éprouvés après lecture d'un poème, d'un livre, à l'écoute d'une chanson, d'une musique. Ce fut aussi la rencontre de photographies, de peintures. Des personnalités et des talents différents m'ont séduite.

Patrick Ochs compose, chante, écrit... accompagné de musiciens sans lesquels il dit n'être rien.
Il exerce aussi son génie créateur dans la photographie, sa série d'affiches le prouve.
Aventurier de l'Art, des arts, aventurier de la Vie. Quelqu'un que j'ai vite eu l'impression de connaître depuis des années. Et cependant je le découvre doucement, goutte à goutte.
Il a sept albums à son répertoire, le huitième est en cours.
J'ai eu la chance d'en écouter deux :
      - Ombres chinoises
      - Partenaires
Déjà quelques gros coups de coeur !







Son site personnel est une véritable caverne d'Ali Baba ! Très esthétique, bien organisé.
Je vous invite à le visiter.... Cliquez sur le lien ci-dessous


Le site de Patrick Ochs 









Le blog

Blog du doigt dans l'oeil

Partenaire de Rue de la Muette , Patrick Ochs


Très bel article à lire
Quelques extraits :

 "Depuis 20 ans,  Patrick Ochs et ses musiciens colportent leurs chansons, nous font partager leurs émotions, histoires banales ou fantastiques, vécues ou rêvées, où les animaux côtoient et se confondent avec les humains, univers du cirque, des fêtes foraines, nostalgie et blessures de l’enfance, où il y a toujours l’espoir d’un monde meilleur dans le désenchantement,  sur des musiques java-rock, nourries d’influences klezmer, 20 ans depuis les hangars, de cabanes en bistrots, de foyers d’accueil en prison, puis sur les scènes de France et du monde.

Quinze ans de tournées, plus de 1000 concerts en France, en Chine, en Bulgarie, en Russie,  jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, à l’écart des médias, mais avec un public "

"Un huitième album de Rue de la Muette est en préparation : Les rendez-vous de novembre, titre qui fait référence au tragique 15 novembre 2015."



Rue de la Muette.

Patrick, tu m'as appris pourquoi ce nom pour ton groupe. La cité de la Muette à Drancy où étaient enfermés les Juifs avant d'être envoyés à Auschwitz-Birkenau.

En septembre 1939, le gouvernement de la IIIe République y interne des ressortissants allemands et autrichiens, vite transférés dans les camps du Sud de la France du fait de l’avancée des troupes allemandes. A partir de juillet 1940, les Allemands utilisent le bâtiment en forme de U pour interner des prisonniers de guerre français et britanniques puis des « ressortissants de puissances ennemies » (civils anglais et du Commonwealth). En août 1941, la politique allemande de représailles des « menées judéo-bolchéviques » entraîne l’arrestation de nombreux juifs de l’est parisien. Le bâtiment en U leur est exclusivement réservé : le camp des Juifs est créé. A partir de l’été 1942, il devient le principal camp où sont rassemblés, en vue de leur déportation à Auschwitz-Birkenau, les Juifs raflés sur tout le territoire français. De juillet 1942 à juillet 1943, les convois partent de la gare de Drancy-le Bourget. Jusqu’à cette date, la gestion du camp est confiée aux autorités françaises – la surveillance est assurée par la gendarmerie. A partir de juillet 1943, avec l’arrivée à Paris d’un nouveau dirigeant nazi, Aloïs Brunner, la gestion du camp est reprise par les services allemands. Le régime de détention est modifié et Brunner choisit aussi un nouveau lieu de départ pour Auschwitz Birkenau : la gare de Bobigny. Au total, sur les 74 000 juifs déportés de France, 67000 sont partis de Drancy, essentiellement vers Auschwitz-Birkenau.

fruban
aidée par Wikipedia



























Extraits de MISTIROUX PRODUCTIONS

RUE DE LA MUETTE, c’est...
20 ans de tournées et plus de 1000 concerts en France comme à l’étranger...

7 albums en 15 ans...

1 livre signé Patrick Ochs, Carnet de route (Éditions de la Lauze)



En quelques années, Rue de la Muette a donné des concerts en Chine, en Russie, en Bulgarie… Un peu partout dans l’Hexagone, jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon, du théâtre de l’Européen à Paris aux Jeudis du Port à Brest, en passant par le Festival des Nuits de Nacre en Corrèze ou encore le Festival Bernard Dimey en Haute-Marne.

(sur le 7ème album)

L'album se compose de douze chansons extraites de leurs six albums précédents et de trois inédites. Tout a été complètement arrangé et transformé.



Ces titres vous font avancer, un pied de chaque côté d’une frontière, derrière les vieux ours et les éléphants. En passant par le camp de Drancy, on regrette de ne pas être resté plus longtemps au Cirque d’Hiver. On regarde passer les avions présidentiels, assis au bout du banc (du ban ?) de la société, on joue dans des fanfares Old Jazz, on croise Mingus et BB King. On tombe amoureux d’êtres qui ne nous ressemblent pas. Et surtout, on avance et on bouge avec les petites histoires que racontent Patrick Ochs et ses Partenaires, les musiciens de Rue de la Muette.

A noter que les titres les plus connus de Rue de la Muette, ceux qui donnent le frisson ou soulèvent une salle, n’avaient jamais été enregistrés de cette façon, dans les conditions du direct, avec l’engagement organique de tous les musiciens, et c’est là que l’on découvre de grandes chansons, de la graine de vrais standards…


Patrick Ochs : chant
Gilles Puyfagès : accordéon
Eric Jaccard : batterie, percussions
Vincent Mondy : clarinette basse, clarinette Si b, saxophone soprano

CE QU'EN DIT LA PRESSE...

« Avec cette voix râpeuse qui porte toujours d’étranges douceurs et qui cache le sanglot d’un enfant orphelin de petits bonheurs volés, en d’autres temps pas encore oubliés, Patrick Ochs fait vivre son petit théâtre d’Ombres chinoises. » Norbert Gabriel, Le Doigt dans l’Oeil



« On notera une superbe interprétation accordéon-voix avec Gilles Puyfagès de La nuit je mens (A. Bashung/ J. Fauque), émouvante, sans jamais dénaturer l’originale, tout comme pour la chanson des Poilus, La Chanson de Craonne. » Matthias Swierzewski, FrancoFans (à propos d’Ombres chinoises)



« Il suffit parfois d’une voix, parfois même d’un souffle, pour que le charisme d’un homme vous saute aussitôt aux oreilles et ne vous lâche plus ; Patrick Ochs, chanteur de Rue de la Muette, dégage ce charme-là, envoûtement puissant tout en coups et en bosses ; hauts et bas vertigineux d’un timbre écorché aux profondeurs aspirantes. »

Valérie Lehoux, Télérama (à propos d’Assez de pognon !, ƒƒƒƒ)



« Patrick Ochs, comme toujours habité par ses mots. »

Jean-Luc Eluard, Longueur d’Onde



« Rue de la Muette est peuplée d’ours savants, d’enfants soldats, de mères juives, de musiciens légendaires et d’écorchés vifs. Une chanson rock française servie par sa grosse voix qui emprunte au cirque, à tous les jazz et aux mélodies klezmer. »

Hervé Chassain, Sud Ouest

Je vous recommande l'article sur Planète francophone

petit extrait :

Patrick Ochs raconte Rue de la Muette : « Entre fête et émotion »

« Rue de la Muette depuis 1998…des répétitions dans des garages, des hangars, des cabanes de jardin, puis des concerts dans des bars, des cafétérias, des prisons, des supermarchés, des lieux alternatifs, des boîtes de nuit, des cinémas, des foyers d’accueils, des comités des fêtes, des maisons de quartiers, des collèges, des maisons des jeunes et de la culture, des théâtres subventionnés et luxueux, des festivals classieux déjantés, Nantes, Bastia, Lille, Bordeaux, Périgueux, Reims, Pornichet, Cannes, parfois pour les yeux aveugles d’une petite Marocaine nécessitant une opération urgente, parfois pour les rescapés du tsunami au Sri Lanka ; à Moscou au parc Taganskij le soir de la fête de la musique, l’accès de la scène entouré de policiers dans leurs uniformes faisait penser à ceux de l’armée rouge.

Un grand tatoué complètement bourré est monté sur la scène et m’a léché les pieds en hurlant Jude Jude… Juif, juif…, un soir à Berlin, moi fils de juif allemand, j’ai chanté ma chanson sur le camp de Drancy.

Un incroyable concert en Bulgarie au même programme que les filles de la star’academy accompagnées de types tellement bizarres avec leurs gueules de mafieux!

Une superbe tournée au Folk festival de Nanning en Chine, 6 concerts où 3000 Chinois reprenaient ensemble le refrain de “Ma mère traîne au café….” : ça ira mieux demain…, cette chanson inspirée de “Boublechki” ce joli traditionnel yiddish que m’avait appris ma mère….

Rue de la muette est un groupe de chanson française java rock nourrie de musique klezmer, où se mélange l’univers du cirque et des fêtes foraines.
Contraste de textes désenchantés et de musique festive, morceaux rapides ou lents, le groupe aborde tous les registres et toutes les nuances.

Entre un instrumental à l’énergie balkanique et une chanson hommage aux déportés de Drancy, Rue de la Muette nous fait voyager entre fête et l’émotion… »
Patrick Ochs







Patrick Ochs photographe


Les affiches de Patrick Ochs


Je vous invite à toutes les visionner avec le lien ci-dessus.



A propos de l'émission du 7 février 2020 sur France bleu Périgord 

Chouette cette émission que j'écoute seulement à l'instant sur l'ordi. Avant, difficile sur téléphone.
Un vrai plaisir de t'écouter, ta simplicité chaleureuse toujours. 
Dommage que j'ai dû me farcir Céline Dion !! 
Je connais un grand nombre de tes chansons écoutées un peu chaque jour sur youtube. Je prépare un truc sur ton / tes oeuvres diverses, pour mon blog. Je suis loin d'avoir terminé, mais je te dirai.
J'ai partagé cette émission pour l'écouter de nouveau. 
J'ai apprécié ton évocation de Charlelie Couture, votre partenariat et votre amitié.
Bon, là je digère tout ça, besoin de recul. Sans doute en reparlerons-nous, du moins si tu as un peu de temps.

Bonne fin de journée Patrick !

fruban, le 7 février au soir

Vous pouvez écouter cette émission de 28 mn en cliquant sur le lien ci-dessous

Emission France bleu Périgord






© photo sur page facebook de Patrick Ochs

lundi 3 février 2020

Angélique Ionatos, Les rêves prendront leur revanche



Angélique Ionatos/DR

Par Cyril Fussy



Mediapart a diffusé mercredi soir "Et les rêves prendront leur revanche", un hommage musical et poétique à la Grèce, avec Angélique Ionatos. Le spectacle est à retrouver en intégralité ici.






Le site d’informations créé en 2008 par Edwy Plenel Médiapart innove et a décidé d’offrir à ses lecteurs internautes, et plus largement aux publics français, grec et de toute l’Europe un spectacle inédit en solidarité avec la Grèce.

Le concert en direct de la chanteuse grecque Angélique Ionatos sera à suivre sur Internet le mercredi 13 juin 2012 à partir de 21H00 à l’adresse mediapart.fr. 


Le contexte de crise économique et politique de l’Europe n’a pas épargné la Grèce qui vit une des périodes les plus sombre de son histoire. C’est en hommage aux Grecs, à la résistance grecque et à ce pays bien malmené par l’Europe qu’Angélique Ionatos, a construit ce nouveau spectacle fait de poèmes des grands poètes grecs contemporains et de chants.

Angélique Ionatos sera accompagnée par deux jeunes musiciens, Katerina Fotinaki (guitare et voix) et Gaspar Claus (violoncelle) pour ce spectacle inédit dédié à l’espoir des peuples. Le poète grec Odysseas Elýtis a été prix Nobel de littérature en 1979 avec le recueil « Et les rêves prendront leur revanche ». Les adaptations d’Angélique Ionatos ont révélé des titres tels que: Marie des Brumes, Le Monogramme ou Parole de juillet.

Rendez-vous est pris le 13 juin à 21H00 sur mediapart.fr pour suivre gratuitement ce grand concert.





François Cheng,, entretiens




photo du Net


Interviewé lors de La Grande Librairie







 


Elu à l'Académie française en 2002       ICI



"Né le 30 août 1929, en Chine, François Cheng est issu d’une famille de lettrés et d'universitaires — ses parents comptaient parmi les premiers étudiants boursiers envoyés aux États-Unis. Études secondaires à Chongqing de 1937 à 1945. La guerre terminée, la Chine sombre peu après dans la guerre civile qui jeta la jeunesse dans le désarroi ou la révolte. Après un temps d'errements, il entre à l'Université de Nankin.

Début 1948, son père participe, en tant que spécialiste des sciences de l'éducation, à la fondation de l'UNESCO, grâce à laquelle il peut venir en France. Il se consacra à l'étude de la langue et de la littérature françaises. Il dut cependant traverser une assez longue période d'adaptation marquée par le dénuement et la solitude avant d'obtenir en 1960 un emploi stable au Centre de linguistique chinoise (devenu plus tard le Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale à l'École des hautes études en sciences sociales). Parallèlement à son travail, il s'est employé à traduire les grands poètes français en chinois et à rédiger sa thèse de doctorat.

En 1969, il a été chargé d'un cours à l'Université de Paris VII. À partir de là, il mènera de front l'enseignement et une création personnelle. Il sera naturalisé français en 1971. En 1974, il devient maître de conférences, puis professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales, tandis que ses travaux se composent de traductions des poètes français en chinois et des poètes chinois en français, d'essais sur la pensée et l'esthétique chinoises, de monographies consacrées à l'art chinois, de recueils de poésies, de romans et d'un album de ses propres calligraphies.

Il se verra attribuer le prix André Malraux pour Shitao, la saveur du monde, le prix Roger Caillois pour ses essais et son recueil de poèmes Double chant, le prix Femina pour son roman Le Dit de Tianyi et le Grand prix de la Francophonie pour l'ensemble de son œuvre. Docteur honoris causa de l’université de Bergame (Italie) et de l’Institut catholique de Paris (2007).

Il a été élu à l'Académie française, le 13 juin 2002, au fauteuil de Jacques de Bourbon Busset (34e fauteuil), et reçu le 19 juin 2003 par Pierre-Jean Rémy. "

sur le site de l'Académie

lundi 27 janvier 2020

Les vies d'Albert Camus


© photo du film






© photo du film




Film documentaire






"Auteur de «L'Etranger», un des romans les plus lus au monde, philosophe de l'absurde et de la révolte, résistant, journaliste, homme de théâtre, Albert Camus a connu un destin hors du commun. Enfant des quartiers pauvres d'Alger, tuberculeux, orphelin de père, fils d'une mère illettrée et sourde, il s'est arraché à sa condition grâce à son instituteur. Français d'Algérie, il ne cessa de lutter pour l'égalité avec les Arabes et les Kabyles, tout en redoutant l'Indépendance du FLN. Fondé sur des archives restaurées et colorisées, et des témoignages de première main, ce documentaire tente de dresser le portrait de Camus tel qu'il fut.

réalisé par : Georges-Marc Benamou



Un héros foudroyé. Un destin interrompu. C’est ainsi qu'Albert Camus est raconté, soixante ans après sa disparition, par Philippe Torreton dans le film de Georges-Marc Benamou. À hauteur d'homme, afin de le voir revivre, bouger, aimer et combattre.
Albert Camus meurt à 46 ans, le 4 janvier 1960, fauché en pleine gloire, deux ans après son prix Nobel de littérature. Et c’est une tragédie française et planétaire... Il est l’une des figures les plus marquantes de l’après-guerre.  L’écrivain de l’Etranger, l'un des romans les plus lus au monde. Le philosophe de l’Absurde et de la Révolte, le résistant, le journaliste, l’homme de théâtre...

Incroyable destin de cet enfant des quartiers pauvres d’Alger, tuberculeux, orphelin de père, fils d’une mère illettrée et sourde, qui, grâce à son instituteur et au football, va s’arracher à sa condition.

Français d’Algérie qui ne cessera de lutter pour l’égalité avec les Arabes et les Kabyles mais qui, pourtant, redouta l’Indépendance du FLN.

L’intellectuel le plus connu avec Jean-Paul Sartre qui deviendra son mortel ennemi.

Et puis l’amoureux, le mari de Francine, l’amant de Maria Casarès avec qui il formera un couple mythique. Et de la peintre Mette Ivers, sa dernière passion, qui a bien voulu témoigner dans ce film.

Albert Camus, homme du soleil, fou de la Méditerranée...

Ce « Camus » n’est pas un film sur un intellectuel, ni une hagiographie. Camus y est raconté comme un aventurier du XXe siècle, avec ses succès et ses dépressions ; sa gloire et ses origines misérables ; sa liberté qui vient toujours contrarier les ordres établis. Fondé sur des archives rares, restaurées et colorisées, et des témoignages exceptionnels ; Camus apparaît ici tel qu’il fut. Un «  frère des hommes », un héros, contrarié par une mort tragique —  mais qui, en si peu d’années, aura vécu tant de vies...



Les intervenants principaux :

Catherine Camus, fille d’Albert Camus
Mette Ivers, dernière passion d'Albert Camus
Michel Bouquet, comédien et ami d’Albert Camus


Note d’intention de Georges-Marc Benamou

"Comment aborder Camus ? Comme le plus intime, le plus lu et le plus aimé des grands écrivains, le compagnon de toute une vie, le "frère des hommes" qu’il a été et qu’il est encore pour des générations d’adolescents. Comme un héros, ou un anti-héros. En tout cas, comme un être universel. Le miroir de nos révoltes, de nos déchirements.
 Un destin auquel on s’attache.
 Rares sont les écrivains qui réussissent de telles œuvres-vies : Voltaire, Tolstoï, Hemingway...

En lui tout se mêle de façon si inextricable : le bonheur et la tragédie ; la misère et la gloire ; les tribunes enfiévrées autant que le silence désespéré sur l’Algérie, les dernières années. Une course, vers le bonheur, vers le Tragique aussi.

Tout nous attache à lui, à cet orphelin, fils d’une femme de ménage sourde, et sauvé par un instituteur exemplaire. C’est d’ailleurs une fable républicaine, et elle est véridique. Il a fallu, pour montrer cela, mixer les archives rares à des films amateurs en couleur restituant cette vie « Algérie française » des années 30-40, bains de mers, sports, promenades d’élégants et d’élégantes sur le front de mer ; et raconter cette Algérie coloniale, la juxtaposition de deux mondes, européen et musulman.

Le reste de sa (courte) vie est celle d’un intellectuel en action, toujours. À commencer par son entrée en scène : le scandale provoqué en 1939 par sa série d’articles, « Misère en Kabylie », publiée dans Alger Républicain. Visionnaire... L’affaire algérienne ouvre sa vie d’écrivain ; comme, vingt ans plus tard, elle va la refermer, à la veille du grand embrasement qu’il redoutait, et qui divisera les communautés.

Ce qui rend Camus si universel, si populaire, c’est justement qu’en dépit de cette vie d’illustre écrivain, il est resté un fils du peuple."



Un film de Georges-Marc Benamou

Raconté par Philippe Torreton

Produit par Siècle Productions avec la participation de France Télévisions

Unité Documentaires de France télévisions Catherine Alvaresse

Pôle Histoire et Culture Emmanuel Migeot- Clémence Coppey




Francine et Albert Camus






Albert Camus et Maria Casarès


© crédit photos Internet

mardi 21 janvier 2020

De sentiers en vallons, de Françoise R


De sentiers en vallons, de reflets en odeurs. J'ai rencontré des souvenirs, des couleurs d'autrefois. Surtout ne pas laisser les pensées, les émotions de l'enfance m'envahir. Simplement respirer, regarder, marcher doucement des heures durant. Rejeter la mélancolie lourde qui s'abat avec l'hiver. Et ce mois de janvier que j'aimerais rayer à jamais. Effacer ce passé qui revient sans être invité. Eplucher ses strates, ne retenir que rires, légèreté, insouciance. S'il suffisait de vouloir....


17 janvier 2016
    complété le 18 janvier 2020


© texte et photos fruban


Un vieil escalier de pierre recouvert de mousses et lichens. Gamins, nous aimions y grimper, y jouer à cache-cache









La mare, autre terrain de jeux, surtout ce petit îlot qui n'a pas changé au cours de ces longues années. Nous lâchions les poissons rouges gagnés à la fête foraine, lorsque c'était la fin des vacances. Ils ont grossi, se sont multipliés avec d'autres. Des ignorants venaient les pêcher, alors ils se font rares aujourd'hui.






Ces reflets me fascinent toujours, ici ou ailleurs. Un peu de neige fondue s'attarde sur les berges







Lorsque j'étais gamine cette mare était un endroit où s'abreuvaient quelques vaches. Ma grand-mère Berthe allait remplir des bidons à lait pour remplir l'abreuvoir en ciment dans la cour de la ferme.
Une petite partie de l'eau séparée par un muret de pierre servait aux lavandières.
Il y eut des suicides, des accidents... racontait-on dans ma petite enfance.






Quelques touffes de joncs, quelques roseaux abritent encore quelques couples de colverts et des grenouilles vertes assez bavardes.
Malheureusement des rejets d'eaux usées tuent peu à peu la flore et la faune de ce point d'eau entretenu au cours des décennies...





Aucune description de photo disponible.


Les forêts les vallons les chemins qui serpentent. Même sous les ciels de cendre comme ici, j'aime m'y promener. Des souvenirs remontent. Ce sont les plus joyeux qui m'envahissent en général, mais en ces mois d'hiver dominent la nostalgie et la tristesse. Tant d'années ont passé, tant de deuils...





A la belle saison ce chemin m'attire plus que d'autres. J'y ai revu des bleuets par milliers, des coquelicots.
Je me souviens que nous allions garder les vaches des après-midis entiers. J'emportais un canevas, un illustré. Ma grand-mère quelque raccommodage en retard. La chienne Paka veillait sur les bêtes.





Ce vieux noyer , repère à jamais sur ce chemin qui traverse les champs










Même en plein hiver les collines arrondies et la douceur des couleurs dans la brume m'entraînent dans mes rêves lointains soudain si présents


© fruban