aurythmedesmaréesdel'âme

... des mots, des images, des rythmes, au gré des émotions

  • Autour de "Fils de novembre"
  • Autour de "Chorégraphie de cendres"
  • Autour de "L'Âme des marées"
  • Sites intéressants

mercredi 31 décembre 2014

Je hais le Nouvel An, Antonio Gramsci



http://dormirajamais.org/gramsci-2/


JE HAIS LE NOUVEL AN, PAR ANTONIO GRAMSCI.


Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une solution de continuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs etc. etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante.Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant.
Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti!, édition de Turin, rubrique « Sotto la Mole »
Traduit par Olivier Favier.



Odio il capodanno

Ogni mattino, quando mi risveglio ancora sotto la cappa del cielo, sento che per me è capodanno.Perciò odio questi capodanni a scadenza fissa che fanno della vita e dello spirito umano un’azienda commerciale col suo bravo consuntivo, e il suo bilancio e il preventivo per la nuova gestione. Essi fanno perdere il senso della continuità della vita e dello spirito. Si finisce per credere sul serio che tra anno e anno ci sia una soluzione di continuità e che incominci una novella istoria, e si fanno propositi e ci si pente degli spropositi, ecc. ecc. È un torto in genere delle date.Dicono che la cronologia è l’ossatura della storia; e si può ammettere. Ma bisogna anche ammettere che ci sono quattro o cinque date fondamentali, che ogni persona per bene conserva conficcate nel cervello, che hanno giocato dei brutti tiri alla storia. Sono anch’essi capodanni. Il capodanno della storia romana, o del Medioevo, o dell’età moderna. E sono diventati cosí invadenti e cosí fossilizzanti che ci sorprendiamo noi stessi a pensare talvolta che la vita in Italia sia incominciata nel 752, e che il 1490 0 il 1492 siano come montagne che l’umanità ha valicato di colpo ritrovandosi in un nuovo mondo, entrando in una nuova vita. Così la data diventa un ingombro, un parapetto che impedisce di vedere che la storia continua a svolgersi con la stessa linea fondamentale immutata, senza bruschi arresti, come quando al cinematografo si strappa la film e si ha un intervallo di luce abbarbagliante.Perciò odio il capodanno. Voglio che ogni mattino sia per me un capodanno. Ogni giorno voglio fare i conti con me stesso, e rinnovarmi ogni giorno. Nessun giorno preventivato per il riposo. Le soste me le scelgo da me, quando mi sento ubriaco di vita intensa e voglio fare un tuffo nell’animalità per ritrarne nuovo vigore. Nessun travettismo(1). Ogni ora della mia vita vorrei fosse nuova, pur riallacciandosi a quelle trascorse. Nessun giorno di tripudio a rime obbligate collettive, da spartire con tutti gli estranei che non mi interessano. Perché hanno tripudiato i nonni dei nostri nonni ecc., dovremmo anche noi sentire il bisogno del tripudio. Tutto ciò stomaca.
Antonio Gramsci, 1° Gennaio 1916 su l’Avanti!, edizione torinese, rubrica « Sotto la Mole »

La voce « travettismo » è derivata dal piemontesismo « travet » che designa un « impiegato di basso livello e mal retribuito che svolge scrupolosamente un lavoro monotono e, anche, poco gratificante (e, con valore ironico, ne indica la mancanza di personalità, di iniziativa e di motivazioni) » (Grande Dizionario della Lingua Italiana). Si tratta del nome del protagonista della commedia piemontese di Vittorio Bersezio Le miserie di Monsù Travet (1862) divenuto il paradigma dell’impiegato dalla vita grigia e con prospettive limitate. [↩]

Publié par Françoise R à 20:31 Aucun commentaire:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Articles

mardi 30 décembre 2014

Nicolas le Riche, soirée exceptionnelle à l'Opéra Garnier ( 9 juillet 2014 )





photo zimbio.com
http://www.zimbio.com/pictures/xLR16HFKVCL/English+National+Ballet+Rehearsal/qmGQkWiNIIH/Nicolas+Le+Riche

Lors de sa soirée de départ, le 9 juillet à Garnier, le danseur étoile de l’Opéra a transmis avec brio le flambeau aux jeunes générations (lundi 29 décembre à 22h30 sur Arte)
Il arrive tel qu’en lui-même. Tranquille, impérial, sans ostentation. De cette extrême simplicité qui sied au vrai talent et à la virtuosité. Il ? Cet homme en pantalon et chemise noirs en train d’étirer des arabesques comme on se réveille le matin, c’est Nicolas Le Riche, danseur étoile de l’Opéra national de Paris et star internationale. Sauf que cette mise en jambes douce et sensuelle a introduit, mercredi 9 juillet, au Palais Garnier, à Paris, le spectacle d’adieux du danseur. A 42 ans, Nicolas Le Riche a atteint l’âge de la retraite. Et peu importent le talent et la puissance de l’interprète, il faut partir.
Nicolas Le Riche est une espèce rare. Pour preuve. C’est la première fois, dans le contexte de l’Opéra national de Paris, qu’il a pu monter une soirée comme il l’entendait et non, comme ses collègues, quitter la maison en interprétant un de ses ballets de prédilection. C’est dire le statut de Le Riche et sa stature. Il a ainsi conçu ce programme de luxe en « l’ouvrant à des amis » comme Guillaume Gallienne ou Mathieu Chedid, mais surtout avec un éventail de ballets sélectionnés sur le volet du bon goût et de son histoire personnelle de danseur.
La voie ouverte aux jeunes
En ouverture de cette soirée saluée par une trentaine de minutes d’applaudissements à tout rompre, un extrait des Forains, chorégraphié par Roland Petit, dans lequel Le Riche semble ouvrir la voie aux jeunes de l’école de danse de l’Opéra. Une belle manière de jeter une passerelle sur un parcours d’exception en servant de courroie de transmission aux nouvelles générations. « Ma présence dans cette maison a duré trente-quatre ans au total, précise-t-il. J’avais envie de regarder cette jeunesse les yeux dans les yeux, de m’en émerveiller en montrant combien ils travaillent déjà sur un accomplissement d’eux-mêmes. »
Deux fois choisi par Nicolas Le Riche, Roland Petit occupe une place de prédilection dans sa carrière. Le voir et revoir dans Le Jeune Homme et la mort (1946),pièce de choc exigeant une virtuosité affûtée au point de passer pour de la spontanéité, est toujours une révélation. L’interprétation d’un rôle au sens fort prend avec lui une évidence aiguisée : appropriation d’une écriture et respect de l’œuvre étroitement mêlés.
Des ballets de format court
Avec finesse, Nicolas Le Riche a réussi à éviter l’enfilage d’extraits, façon collier de perles, grâce à l’articulation esthétique forte des différentes pièces. Une séquence d’Appartement (2000), chorégraphié par le Suédois Mats Ek, avec lequel il a souvent collaboré, interprété en duo avec Sylvie Guillem, emporte le morceau par sa concision dramaturgique. Certains ballets, de formats courts, comme L’Après-midi d’un faune (1912), de Vaslav Nijinski, et évidemment Boléro, de Maurice Béjart, permettent de déjouer le piège du « best of » en offrant le tour d’une œuvre. Et quels monuments que ces deux pièces historiques !
C’est dans Boléro, en 2008,que Le Riche avait fait se lever comme un seul homme les 2 700 personnes de l’Opéra Bastille, faisant fonctionner à plein l’effet catharsis sans jamais enfoncer la pédale de l’appel au public. « J’aime que, sur le plateau, on assiste à une sorte de naissance théâtrale, racontait-il à propos de cette pièce en 2010. La beauté de la scène réside dans la révélation intime qu’elle permet. A une condition : que l’acteur ou le danseur y soit pour ça, pour aller jusqu’au bout de cet exercice de dévoilement. Pas question de se cacher le plaisir immense d’être sur un plateau. Je ne supporte pas les danseurs qui s’excusent presque de leur présence. »
Et il est là Nicolas, entouré serré par la troupe et quelques-uns de ses amis danseurs étoiles comme Karl Paquette et Joshua Hoffalt. « J’aime défendre la danse masculine et aussi cette compagnie qu’est le Ballet de l’Opéra, glisse-t-il. On parle souvent de la compétition des étoiles mais des amitiés existent aussi. »
Une troupe éphémère
C’est d’ailleurs avec quelques étoiles-amies, comme Isabelle Ciaravola et Eleonora Abbagnato, qu’il a monté une troupe éphémère et un spectacle intitulé Itinérances, dans lequel il danse aussi avec sa femme, la danseuse étoile de l’Opéra de Paris Clairemarie Osta. Itinérances a tourné avec succès dans toute la France cette année. Parallèlement à cette production, toujours très concerné par la transmission, il a participé au remontage, en complicité avec la chorégraphe contemporaine et chercheuse Dominique Brun, de L’Après-midi d’un faune d’après la partition notée par Nijinski lui-même. En janvier, il va collaborer avec le Japonais Saburo Teshigawara pour l’opéra Solaris, à l’affiche en mars du Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, et chorégraphie un nouveau ballet pour lui et Clairemarie Osta.
Le final de la soirée du 9 juillet a levé une tempête de papiers dorés sur la tête de Nicolas Le Riche. Lui, qui se sentait « comme une machine à laver émotionnelle » deux semaines auparavant, n’a pas craqué. « J’ai très bien vécu ce moment, j’étais simplement très heureux, confie-t-il. Parce qu’au-delà de moi, il célébrait cette maison qu’est l’Opéra sans aucune nostalgie. »

Rosita Boisseau
Journaliste au Monde
http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2014/12/29/l-adieu-magistral-de-nicolas-le-riche_4546896_1655027.html
Publié par Françoise R à 13:01 2 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Arts, Chorégraphie

dimanche 28 décembre 2014

Quand le rêve devient cauchemar

Van Gogh, La Nuit étoilée




Il est très rare que je me souvienne de mes rêves. Celui-ci (en fait un cauchemar) m'a hantée toute la journée, à un point tel, que j'espère m'en débarrasser en le racontant par écrit.
Une mystérieuse créature que je savais être une jeune femme, sans même l'apercevoir, inoculait dans les aliments de l'homme que j'aimais (là encore, non aperçu, non identifié). Je ne voyais que de vagues choses cylindriques, couleur miel, censées être les aliments. Je ne vois rien d'autre.
Je savais qu'elle cherchait à paralyser (tuer ?) cet homme. Il m'apparaissait sans vie, sans le voir.
Je cherchai à m'interposer, à la chasser... criant, gesticulant, balayant l'air de mes bras, avec une énergie féroce. Elle s'en prit à moi, chercha à me faire subir le même sort. M'inoculer son poison.
Prise de panique, je multipliais les gestes pour la chasser, la balayer. Je me mis à hurler de plus belle (je m'entends encore). Insultes, grossiéretés... Pourquoi ? Sans doute l'effrayer, la faire fuir. Tant ma peur était immense. Une lutte, un combat violent, contre une forme aérienne, qui paraissait voltiger autour de moi. Sorte de "Fée Clochette" machiavélique ! D'où les moulinets que je faisais avec mes bras, mes cris, mes insultes. L'obliger à fuir, coûte que coûte, la neutraliser, l'empêcher de nous anéantir.
Ensuite, certainement pour exorciser cette scène, me libérer du cauchemar, je "décidai" de me réveiller. Je me voyais allongée dans mon lit, essayant d'ouvrir les yeux... en vain. Je ressens encore physiquement les paupières closes, lourdes, presque collées, refusant de s'ouvrir. Prise de panique et d'angoisse, je cherchai à m'asseoir, me lever. Impossible. Tout en moi était comme paralysé. Et je luttais, me débattant, moulinant l'air de mes bras .Etais-je encore dans mon sommeil, dans mon cauchemar ? Etais-je à moitié réveillée ?
Quand enfin, j'ai réussi à allumer la lampe de chevet, ouvrir très péniblement les yeux, m'asseoir m'était impossible. Rêve ? Etat conscient ? J'ignore toujours où s'est trouvée la "frontière"...
Lorsque j'ai repris pleinement conscience, que tout avait l'air familier et bien réel autour de moi, je tremblais, l'angoisse m'oppressait. Mon coeur battait très fort. Je ne cessais de regarder autour de moi.
Je me suis levée, presque titubante. J'ai marché. J'ai allumé la radio.
Il me fallut beaucoup de temps avant d'oser me recoucher. Une crainte terrible que le cauchemar ne reprenne.
Je me suis enfin rendormie. Sans qu'il ne se passe quoi que ce soit.
A mon vrai réveil, et tout au long de la journée, j'entendais encore mes cris, je ressentais les séquelles de cette nuit d'épouvante. Je me suis interrogée. J'avais (j'ai encore) l'impression que quelque chose de grave était arrivé. Que me disait ce cauchemar ? Quelle menace, quelle prémonition, quel avertissement ?
La sensation que j'ai failli passer de l'Autre Côté...

Samedi 27 décembre 2014

F.Ruban
Publié par Françoise R à 00:15 2 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Mes carnets

vendredi 26 décembre 2014

A l'orée de l'hiver, de F.Ruban

crédit photo fruban
             


Déjà bien fatiguée
lire écrire un peu   __  plonger
dans les méandres de la poésie
partager avec l'écran froid émotions noctambules
Un poème instinctivement choisi
parle d'étoiles à l'aube
d'une montagne hostile sous le froid et la neige

Dehors la pluie le vent immobilisés
lune à peine voilée  __  drapée
d'une aura d'opaline orangée
Vega étincelle de mille feux
L'hiver raidit le corps qui crie
écrire écrire dos meurtri

Soudain surgi de l'ombre je te vois
tu es là près de moi
sourire timide deviné
tes yeux si doux
                  Bonne nuit je t'aime
Ô caresser tes lèvres frôler tes doigts
Heures propices de ma vie à cet instant complices


Quand le soleil ferme la Nuit
sensuels les mots dessinent la tendresse
Amour et monde en liesse
Dans la pénombre du jour naissant  __  recroquevillée
vent en rafales dehors dedans flammes brûlantes
réfugiée auprès de l'âtre crépitant
enveloppée d'un lourd engourdissement


Je songe  __  Fil si rouge parfois si noir
fil magique déroulé de toi à moi
L'aurais-je imaginé tissé avec les fibres de mon coeur ?
Frapper aux vitres du Ciel comme
frappent mes doigts sur le clavier ___ sempiternel et mécanique
Interroger le Cosmos infini si proche
Lune à portée de mes paumes

Quand le ciel épouse la terre
lune empreinte de Vie et pourtant
pâles lueurs du Soleil
La Nuit noire a avalé les arbres engloutis de ténèbres
lugubres hululent les hiboux
En l'absence de dieux et de croyances
façonner seule le cours de l'amour les rives de la vie de la mort


Quand le Ciel est vide
mon âme se nourrit de Toi  __  là-haut
mon étoile aux boucles blondes
Mon souffle ma respiration
je les puise en Toi   __  ici-bas
tes yeux mélancoliques ta mer turquoise
pour moi incommensurable force

fruban

23 décembre 2014

©Tous droits réservés
Protégé par copyright

in, Chorégraphie de cendres (ene), 2017


Publié par Françoise R à 23:46 4 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Mes poémes

Poème de Yannis Stiggas


XIII

Nous sommes enlacés
       elle a la vision du vide
c'est une paix aveugle
qui surveille la poitrine
épingles à cheveux aux lèvres


J'ai vécu ainsi le spasme
qui argente les choses
     et je n'aime plus la lune
     et je n'aime plus la mer


je veux des craquements nus dans le sang
mon destin telle une vigne
ayant où elle peut pour fruit
le soleil à genoux
se tordant aux grillages


Pas question que je rouvre jamais
la porte
j'allumerai seulement mon ouïe
pour vous transmettre des sanglots
et l'amour
stagnera dans les tasses


Être enlacé veut dire
parfumer le vide



Traduction: Michel Volkovitch

Yànnis Stìggas, né en 1977, est l’un des plus talentueux poètes grecs d’aujourd’hui. Il a fait des études de médecine.


Ses poèmes sont traduits en français, anglais, allemand, suédois, espagnol, bulgare et serbe.

Α retenir parmi  ses titres: Vagabondages du sang (2004), La vue recommencera (2006), Blessure ex æquo (2010), Le chemin vers le kiosque (2012), Je vois le cube Rubik dévoré (2014).

Yànnis Stiggas a parlé à GrèceHebdo.


Peut-on parler aujourd’hui en Grèce à propos des jeunes poètes d’une «génération de la crise»?

Je ne suis pas d’ accord avec le terme «génération». Oui, la crise est visible autour de nous, mais si quelqu’un veut parler du présent, c’est mieux d’utiliser une polaroid! La poésie avance autrement et ne cède pas aux regroupements faciles. Elle parle du présent avec les termes d’une éternité éclatée, elle parle de la nature de la douleur et c’est pour cela que la poésie c’est le feu lui-même. C’est pourquoi les poètes demeurent peu nombreux. D’ ailleurs chaque poète reste unique comme l’âme de chacun. La poésie est avant tout un phénomène psychique.

La réalité des «collectivités digitales» de masse (Ιnternet etc.) facilite les contacts du «grand nombre» avec la poésie?

Je ne crois pas. Les contacts dont vous parlez présupposent une certaine disponibilité intérieure. Ce n’est pas une question d’accès technologique. Les poèmes demandent un effort considèrable de la part du lecteur. Je vous rappelle les paroles de Jorge Luis Borges: «on trouve plus facilement un bon poète qu’un bon lecteur». Je partage son point de vue. Parfois la solitude des poèmes est  terrifiante et un “like” sur “facebook” ne parvient pas à faire face à cette solitude.

Εst-ce qu’il y a de la place pour l’humour au sein de l’univers énigmatique de la poésie?

Tsezare Pavese affirme dans son «métier de vivre», ce journal intime étonnant, que la grande poésie est de l'ordre ironique. Je partage cette approche. Je vous rappelle que NikosKarouzos a intégré une blague entière dans l’un de ses poèmes. Α noter également l’ironie subtile d’ Engonopoulos ou l’autosarcasme désespéré de Livaditis. L’humour est la santé du regard, l’antidote à l’égotisme et au sentimentalisme nocif. L’humour est sans doute notre seul luxe dans ce monde.




http://www.grecehebdo.gr/2014/12/interview-de-yannis-stiggas-la-poesie.html
Publié par Françoise R à 01:23 3 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Poésie

mercredi 24 décembre 2014

Nuits de fête, de Spyros K


crédit photo Spyros K
Les nuits de fête sont différentes
Si Père Noël se manifeste
Il sait être horrible peste
Ou généreux et bienveillant...
               **
Il peut être une seule personne
Illuminant une nuit si blanche
Seul un soleil l' a transporté
Et ses rayons  ont confondu
Les chaleurs si proches
Du temps et de l'Amour...
                  **
Un sourire qui peut être repas
Ou main ferme comme l'espoir...
Une promesse qui sonne en soi
Si on a la force encore d'y croire
Un signe aussi qu'on a senti
Et dont son empreinte rassure....
                   **
Père Noël est imposture
Si il est dans une zone à risque
Ainsi nommée par ceux qui tirent
Sur les âmes de tant d'enfants...
                   **
Père Noël est aussi ordure
Car les mensonges sont éloquents
Il est difficile de s'en sortir
Face à des yeux innocents
Qui se lavent rien qu' en pleurant...
                  **
Père Noël cherche des chemins
Pour expliquer dans toutes les langues
Que son rouge n'est pas de sang
Sa barbe et sage et gentille
Ses cadeaux des livres savants
Qui permettront à d'autres enfants
D'espérer pouvoir transmettre
Les ferments des esprits
Pour que dansent un jour les guenilles
                   **
Père Noël a autant d'allures
Que la bonté a d'utopies
Il ressemble à une fêlure
Dont nous ne sommes qu'une pâle copie...


Spyros K

23 décembre 2014

Tous droits réservés
Protégé par copyright

photo du web 

Publié par Françoise R à 20:38 Aucun commentaire:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Poésie amie

samedi 20 décembre 2014

Charlotte, de David Foenkinos ( Gallimard )







http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Charlotte



DAVID FOENKINOS
Charlotte
Collection Blanche, Gallimard
Parution : 21-08-2014
Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.


Lien actif vers le feuilleteur ci-dessous

Charlotte






Gallimard livre d'art


feuilleteur :

A14979_extrait
















Nouveau 


Les éditions Le Tripode publient "Vie ? Ou Théâtre ?", un ensemble qui comprend peintures, textes et musiques, composé en une année, juste avant sa déportation à Auschwitz en 1943, par Charlotte Salomon. Cette grande œuvre, ancêtre du roman graphique, raconte l'histoire tragique de sa famille. Un récit bouleversant, rassemblé dans un projet artistique total, d'une beauté extraordinaire.
Culturebox


Charlotte Salomon, Vie ? ou Théâtre ? traduit par Anne Hélène Hoog et Michel Roubinet (Le Tripode - 820 pages -28x28 cm - plus de 1100 reproductions - 4 600 grammes - Relié par une toile - 95€)

Le Tripode
Publié par Françoise R à 18:10 Aucun commentaire:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Livres aimés

vendredi 19 décembre 2014

Solstice d'hiver, de F.Ruban - extrait de "L'Âme des marées"


                                                                       "Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres
                                                                         D'être parmi l'écume inconnue et les cieux !"
                                                                                                                  Stéphane Mallarmé

                                                                                                                                 
                                                                                                                                                           
                                                                                                                     
crédit photo fruban
 
Solstice d'hiver                                                                                                                                                                                                                                                     
 Âme égarée emprisonnée
Tes barreaux   les bras nus décharnés
des arbres bien-aimés
Ta cage           le ciel brouillé les oppressantes nuées
balayées de mornes échappées
Tes chaînes     des souvenirs enracinés
pathétiques lambeaux
trop vite éparpillés déchiquetés
douloureusement vivants

Âme égarée désordonnée
La Poésie t'ennuie    les mots s'enfuient
L' Ave Maria de Caccini  te séduit
   - Tout est dit...
Voile déchiré
Fenêtre ouverte au passé
Ton regard luit comme ébloui
 - Ah briser sous la neige
 la Mort    les sortilèges
Quand
il devient impossible d'arrêter   cet oeil intérieur

Âme égarée presque ensorcelée
Vois    les flammes      s'élancent
les bûches saignent et pleurent
gémissements sourds
cris   brefs     saccadés
Triste triste lamento
allegro   crescendo      crescendo
  - Ah crever les yeux des ténèbres
Sur la Lumière
Planter l'ancre fière
Fouetter le glas   litanie funèbre
    qui retentit d'heure en heure
    de gong en gong

Un sapin dressé
par  tendresse et amour  revêtu
par contrainte par dépit aussi
-   Qu'attendre de cette inutile liesse...
Le miracle de Noël
   d'énergie en énergie
   de chute en chute
Tu n'y crois plus
Tu ne peux plus
Imaginer
un seul instant
minuscule et précieux
une voie  un chemin   un sentier

Âme égarée abandonnée
Ton horizon cadenassé
Verrouillé sur le passé
Demain
Sur l'Océan
Ses lourdes chaînes brisera   éclatera
Alors tu verras
Plus puissante que l'espérance
Ton Etoile
Te guidera
Dans l'Infini bleu
Tu voleras

F.R
©  le 22 décembre 2012

Tous droits réservés
Protégé par copyright

poème extrait de "L'Âme des marées"
épingle à nourrice éditions (2014)
http://editozap.jimdo.com/


Publié par Françoise R à 17:56 2 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Mes poémes

jeudi 18 décembre 2014

Les mots des premiers lecteurs de "L'Âme des marées", mon recueil de poèmes

Livres - Site de editozap !


Livres - Site de editozap ! | Poésie mes amours | Scoop.it




From editozap.jimdo.com - Today, 3:46 PM

http://editozap.jimdo.com/livres/

Lorsque Robert Desnos écrit : «  Ce cœur qui ne battait qu’au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit », Françoise Ruban dessine en résonance « L’histoire des Hommes dans le flux et le reflux des marées océanes ».
Ils ont en commun le bruit de la mer à l’assaut des falaises, un engagement sans faille pour la Liberté, l’Honneur des poètes, la mise à nu et l’écoute de leurs cœurs.

En vers libres à la fois lyriques et pudiques, le champ lexical de Françoise Ruban nous rappelle sans cesse qu’amour et âme sont liés comme les marées aux saisons.

Elle récuse et accepte dans le même temps l’écho de la mort et la nécessité de vivre, elle incite aux métaphores de l’aube embellissant la réalité d’un jour nouveau, elle met en évidence l’implication de l’espoir face au paradoxe du temps. Sa démarche touche la sensibilité pour convaincre et diffuse des valeurs implicites : réfléchir, résister, sortir de l’ombre, laisser place à la lumière… Françoise Ruban nous offre avec ce recueil un sentiment d’universalité capable de métamorphoser l’instant avec plaisir et complicité.

C’est dire combien il est important et bouleversant de le lire absolument.

Véronique SAUGER ( éditrice)

                                          ************

 Les premiers lecteurs de mon recueil « L'Âme des marées » m'ont fait part de leur ressenti, je les remercie chaleureusement. Il est important pour moi, d'avoir un retour des impressions nées à la lecture de mes poèmes. J'invite d'autres lecteurs à m'écrire également.  ( FR )

                                                     *******

Chère Françoise,
Les mots dont tu t'empares te sont des armes pour lutter contre ce qui
a fondu sur toi. Ils m'ont profondément ému car je ne te connaissais
évidemment pas sous ce jour-là. La vie m'a jusqu'à maintenant épargné
une épreuve indélébile comme celle que tu as subie et aussi sans doute
quelques autres que je puis entrevoir et qui t'ont cruellement
guettée. Le plaisir que j'ai eu de te retrouver s'est doublé d'une
découverte, celle d'une femme extrêmement vivante malgré les noirceurs
qui l'environnent et qui, comme moi, a goûté aux merveilles des mots.
Merci de nous avoir fait la confiance de nous permettre de te lire.Ivan K






Déjà ce petit recueil bleu circule sur les chemins de la poésie , un vrai nectar . On le reçoit comme une grâce, en résonance avec l'Univers entier. Souffrance transcendée , révolte osée, , cris silencieux mais transfiguration par l'espérance secrète et ...dans l'Amour, toujours. C'est l'Amour qui est le plus fort (comme nous le dit St Paul) Tes mots sont éblouissants . Merci Françoise d'avoir bouleversé mon cœur. MFZ


 C'est vrai Françoise, ta poésie est belle , douce et en même temps rebelle; une étoile guide et illumine l'ensemble de ton recueil, elle t'accompagne et te sourit, des superbes morceaux de piano à deux qui me ravissent car plein d'espoir et d'humanité, même si la souffrance est présente, Je t'embrasse  IC


Déjà je trouve "l'emballage" très réussi. Je parle du point de vue formel, de la première de couverture et de la 4ème avec le texte très élégant et plein de retenue de Véronique. J'apprécie aussi, pour l'avoir feuilleté le soin qu'elle a apporté à la maquette dépouillée, sans ostentation aucune, laissant la place au texte de prendre sa juste mesure et agrémentée de marges équilibrées et d'une typographie soignée. Tu voudras bien la complimenter de ma part à ce sujet et pour tous ces points. 
Il me reste maintenant, ah ah mon amie, à m'introduire dans le contenu dont je connais plus d'un poème m'a-t-il semblé, mais je ferai comme si.
CR

Merci pour ton fils qui te tend encore la main PK


Un livre profondément humain ! Et comme toujours en poésie il faut savoir entrer dans un monde et nous laisser guider et se rendre « libre » dans sa tête pour accepter, accueillir et comprendre celle ou celui qui nous parle ! JLG




    Ma chère Françoise, comme tu le sais je suis un lecteur régulier (plus ou moins) de ton blog "Au rythme des marées de l'âme". Je suis bien désolé d'en être le seul commentateur, me semble-t-il. Et je te remercie pour m'avoir hébergé au titre de contributeur. En recevant ton livre, juste reflet de ton blog, je ne me suis bien évidemment pas senti dépaysé. Ton livre confié aux bons soins de Véronique est à l'image de ton blog empreint d'une subtile et discrète élégance. Je n'y vois rien de triste si tant est qu'une douce mélancolie d'un coeur apaisé, davantage qu'on ne pourrait le penser, mélancolie au souffle chaleureux et confidentiel. C'est le monde qui est triste. Ce sont souvent les gens qui sont de plus en plus tristes. Cette tristesse est contagieuse. Et bien prétentieux ou inconscient ou encore égotiste, celui qui peut dire qu'il y échappe. Bien sûr tu n'y échappes pas mais tu sublimes cette tristesse avec, là aussi, une élégance rare, presque une excuse de nous interrompre dans notre infinie tristesse. Tes textes sont d'une grande délicatesse, sonnent justes et résonnent dans les coeurs et les âmes qui sont à ton diapason. Bref, pour une fois, je vais me laisser aller à dire cette phrase convenue qui me hérisse souvent le poil: C'est beau et j'aime! CR

Tout est beau : l'écriture, les images, les sons de ta voix , les regards et les baisers envoyés à ton fils, lui qui maintenant est les yeux de ton âme . c'est merveilleux que tu ais pu ainsi t'arracher de l'anéantissement pour goûter ce chant d'Amour ! 
 Quelle beauté d’écriture ! poésie incandescente, élan d’amour et de révolte, tu réussis l’indicible.  Comme une prière intérieure, « tes mots s’échappent presque incontrôlés de ton âme »,  se calligraphient dans cet espace d’intimité dévoilée, pudiquement mais réellement habitée. Chaque vers est musique et chaque  note a sa couleur, un sens, un souffle, comme l’inépuisable force de ton cœur. 
Face à ta souffrance de mère qui ne cesse de percer le mystère de notre propre existence, …les goélands eux.. savent..  au-delà de la mer éternelle… Ils nous prennent à témoin devant l’océan, ton ami, ton amant,  de ce voyage intime au gré des vagues et des marées. Et je pleure ..

Poésie rédemptrice ! tu as trouvé en elle un espace neuf, une vie nouvelle, une Etoile dans la nuit, ton Etoile, la plus belle de la constellation.  Comme Job, souffrant et  questionnant Dieu, tu partages ton humanité.
Et quand je cherche à faire mien tes mots magiques, je me surprends à  les citer tous…Impossible. Il me  reste alors un goût de sel, de mer, d’odeurs d’embrun,  les sons fracassants des vagues en fureur  et surtout… le fil d’Ariane du cordon ombilical, le cordon d’Or.
 Couleurs d’automne ou  d’hiver printanier : 
 « Sur le sable mouillé Sur les embruns nacrés,
     Sur les ailes des goélands Sur les nuages au firmament
 Tu existes » 
Tu es libre …

MFZ

Tu sais je n'ai pas pu attendre, j'avais trop hâte de feuilleter et de découvrir ton recueil aussi j'ai entamé la lecture le soir même de son arrivée ! 
J'ai donc lu, découvert et ma lecture m'a beaucoup rapproché de toi....Puis j'ai voyagé avec l'âme des marées dans les mains puis dans le 
cœur. Tes poèmes sont très beaux, ils sont le reflet d'une femme humaine, poétesse qui croit en l'Amour, en la Vie, en l'humanité et qui espère. Plusieurs poèmes expriment les sentiments que j'ai éprouvé et cela me touche beaucoup.. ."On me dit...."   Il y en a que j'aime plus particulièrement comme "Vivre ton héritage", j'aime beaucoup la musique également qui émane de tes poèmes. Saches que l'âme des marées ne me quitte pas, je relis au hasard quelques poèmes, souvent le soir et redécouvre d'autres tonalités, d'autres couleurs et d'autres sentiments.

Ton petit mot m'a comblé également Françoise et pour tout cela je te remercie du fond du cœur. Je t'embrasse et surtout continue d'écrire ne t'arrête pas...........SM

Françoise, grand merci pour ton recueil de poésie. Comme tu as bien su, par les mots, transposer entre l'immensité de l'océan, de l'univers, l'immensité de l'absence. Comme je partage tes pensées. J'aime te lire, le soir, dans mon lit; que de mots justes... Que sept petites notes de musique t'ont aidée à retrouver la joie de vivre et d'écrire. Je comprends ton besoin de solitude. Peut-être à bientôt. Je t'embrasse. OB

J'adore tes poèmes... parce que j'aime penser à Lui et que l'océan, les étoiles et la musique sont des éléments qui me touchent profondément. Mille merci. LG

Bonjour Françoise,
J'ai lu ton livre. Tes poèmes. Ce n'est jamais facile de reprendre ses notes de lecture...alors te dire que j'ai pensé à ce poème que je t'envoie (...)
"Mon étoile la plus lumineuse de toutes", écris-tu à la fin d'un poème.
Tes mots sont beaux, mais ce qui s'en dégage porte aux larmes et fait presque oublier leur beauté.
Souvent je reposais le livre : c'est trop lourd à porter les souffrances des poèmes !
J'ai pris ce recueil comme lorsqu'un ami nous fait des confidences. Oui c'est bien cela ton livre ! Confidences et joie, malgré tout.
"Ariane ma soeur j'aperçois une lueur..."
Oui, finir par regarder le ciel; en fait cela lorsqu'on tombe au fond du puits ! Tes textes portent l 'espoir et te tiennent. C'est la lampe du poète !
La force de cette mère qui puise
        à la souffrance
        promesse de vivre
        promesse de vie
                 promesse.
Chantons "la saveur pétillante du chèvrefeuille" !

SP


J'ai pu lire votre recueil, Laurence vous l'a peu-être dit et j'ai beaucoup aimé. Je me retrouve complètement dans votre poésie. Tant au plan de la forme que du fond... Je n'écris pas que des poèmes à contrainte, loin de là. J'ai un spectacle autour de mes poésies, mises en musique avec un partenaire saxophoniste (moi à la guitare). Entre jazz et ballades. J'aime dire la poésie... de plus en plus. En musique de préférence, avec un véritable mélange de la musique et des mots. Pas d'accompagnement, c'est inutile selon moi. Seulement une véritable fusion des mots et des notes.

Je serais intéressé pour dire votre poésie, en musique. Pourquoi pas lors d'un événement que l'on pourrait peut-être créer, autour d'une présentation de votre recueil, quelque chose comme ça. J'aime dire les mots des autres.

YP

J'aimerai pouvoir dire vos poèmes sur ma musique (comme nous l'avons déjà évoqué) dans un cadre semi-public et j'ai pensé que vous seriez peut-être intéressée pour le faire chez vous en invitant des gens de votre entourage, vos lecteurs, peut-être pourrais je en inviter quelques uns de mon propre entourage. Cela pourrait se faire en plein air, dans votre jardin (Laurence m'a dit que vous en aviez un ) ou dans un autre lieu qui vous tient à cœur. En été ou un peu avant ou après. A vous de voir si cela vous inspire. Ceci a l'avantage de ne pas nécessiter de logistique particulière, ni d'organisation trop lourde. Ce pourrait être une première étape vers quelque chose de plus "officiel" par la suite.

Je pense que je peux impliquer mon ami saxophoniste William. J'ai déjà quelques idées de nouvelles compositions sur lesquelles dire vos poèmes.

YP


 C’est un grand plaisir que tu m’aies donné ton livre, j’espérais discerner quelle personne tu étais aujourd’hui. Mes questions se sont trouvées balayées par la qualité de tes poèmes. Emotion, puissance et beauté ont été une magnifique découverte  A la lecture des premiers mots, j’étais en attente des autres et j’ai été portée de  page en page. C’est simple, musical et profond, et parfois bouleversant aussi. Tu es une vraie belle poétesse. Tes amies ont été bien inspirées de t’inciter à publier.

MK

Publié par Françoise R à 21:47 3 commentaires:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Mes poémes

jeudi 11 décembre 2014

Sous les étoiles, de Olav H.Hauge, in Nord profond

Sous les étoiles


Qu'est-ce qui m'a poussé à aller dehors
sous le ciel inhospitalier de l'aube ?
Les étoiles bleues, obstinées,
que veulent-elles ?

Les montagnes n'ont rien à promettre,
et s'écartent seulement,
laissant le fjord à sa plénitude
et les torrents se jeter en lui.
Les montagnes restent là,
insensibles et dures sous la neige.

Mais les pentes boisées,
les pentes boisées
se sont jetées face contre terre,
mettent à nu leur misère sous les étoiles.

crédit photo fruban
C'est ma peine,
c'est ma souffrance, écorchées et vives,
qui sont là, étendues,
noires comme le fer et sanglantes,
mais jurant par tous les dieux
d'à nouveau verdir et chanter.

Olav H.Hauge
Nord profond
trad François Monnet
Publié par Françoise R à 11:58 Aucun commentaire:
Envoyer par e-mailBlogThis!Partager sur XPartager sur FacebookPartager sur Pinterest
Libellés : Poésie
Articles plus récents Articles plus anciens Accueil
Inscription à : Articles (Atom)

Mes recueils

  • Chorégraphie de cendres (2017)
  • Fils de novembre (2020)
  • L'Âme des marées (2014)
  • L'Âme des marées bilingue français-grec

Nombre total de pages vues

Membres

Sélection du message

Poèmes de Spyros K

Libellés

Poésie (228) Mes poémes (143) Musique (86) Poésie amie (83) Mes carnets (57) Belles lettres (54) Articles (53) Emissions (53) Arts (49) Chanson (48) Livres aimés (39) Entretiens (31) Articles amis (29) Cristian Ronsmans (27) Denis Tellier (19) Interviews (19) Asli Erdogan (18) Documents (16) Reportages photos (16) Photos (13) livres (12) Cristina Castello (10) Mes billets d'humeur (10) Critique (9) Brèves (8) Patrick Ochs (8) Spectacles (7) livres amis (7) Concerts (6) Contes du jour et de la nuit (5) Discours (5) Films (5) Textes Fabrice (5) Théâtre (5) nouvelle (5) vidéos (3) Chorégraphie (2) Journal (2) Pascal Huvet (2) Philo (2) Conférence (1) Festivals (1) contes (1)

Nanouchka

  • Françoise R
  • ronsmans

Contact

Nom

E-mail *

Message *

Ce blog est sous licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Archives du blog

  • ▼  2022 (4)
    • ▼  mars 27 - avril 3 (1)
      • Poèmes de Spyros K
    • ►  février 20 - février 27 (1)
    • ►  février 13 - février 20 (1)
    • ►  février 6 - février 13 (1)
  • ►  2021 (4)
    • ►  août 29 - septembre 5 (1)
    • ►  avril 11 - avril 18 (1)
    • ►  mars 7 - mars 14 (1)
    • ►  janvier 17 - janvier 24 (1)
  • ►  2020 (44)
    • ►  décembre 27 - janvier 3 (1)
    • ►  décembre 13 - décembre 20 (1)
    • ►  décembre 6 - décembre 13 (2)
    • ►  novembre 15 - novembre 22 (1)
    • ►  novembre 1 - novembre 8 (1)
    • ►  octobre 18 - octobre 25 (2)
    • ►  septembre 13 - septembre 20 (1)
    • ►  août 23 - août 30 (1)
    • ►  août 16 - août 23 (5)
    • ►  juillet 19 - juillet 26 (1)
    • ►  juin 28 - juillet 5 (1)
    • ►  juin 21 - juin 28 (1)
    • ►  juin 14 - juin 21 (1)
    • ►  juin 7 - juin 14 (2)
    • ►  mai 10 - mai 17 (1)
    • ►  avril 26 - mai 3 (1)
    • ►  avril 19 - avril 26 (3)
    • ►  avril 5 - avril 12 (1)
    • ►  mars 29 - avril 5 (1)
    • ►  mars 22 - mars 29 (2)
    • ►  mars 15 - mars 22 (1)
    • ►  mars 8 - mars 15 (1)
    • ►  mars 1 - mars 8 (1)
    • ►  février 23 - mars 1 (3)
    • ►  février 9 - février 16 (2)
    • ►  février 2 - février 9 (2)
    • ►  janvier 26 - février 2 (1)
    • ►  janvier 19 - janvier 26 (1)
    • ►  janvier 12 - janvier 19 (1)
    • ►  janvier 5 - janvier 12 (1)
  • ►  2019 (42)
    • ►  décembre 29 - janvier 5 (2)
    • ►  décembre 22 - décembre 29 (1)
    • ►  décembre 15 - décembre 22 (4)
    • ►  décembre 8 - décembre 15 (2)
    • ►  décembre 1 - décembre 8 (2)
    • ►  novembre 24 - décembre 1 (3)
    • ►  octobre 27 - novembre 3 (1)
    • ►  octobre 20 - octobre 27 (2)
    • ►  septembre 29 - octobre 6 (2)
    • ►  août 25 - septembre 1 (2)
    • ►  août 18 - août 25 (1)
    • ►  août 4 - août 11 (1)
    • ►  juillet 28 - août 4 (3)
    • ►  juillet 21 - juillet 28 (2)
    • ►  juillet 14 - juillet 21 (3)
    • ►  juin 30 - juillet 7 (4)
    • ►  mars 3 - mars 10 (1)
    • ►  février 3 - février 10 (2)
    • ►  janvier 27 - février 3 (1)
    • ►  janvier 20 - janvier 27 (1)
    • ►  janvier 13 - janvier 20 (1)
    • ►  janvier 6 - janvier 13 (1)
  • ►  2018 (67)
    • ►  décembre 16 - décembre 23 (1)
    • ►  novembre 11 - novembre 18 (3)
    • ►  novembre 4 - novembre 11 (1)
    • ►  octobre 21 - octobre 28 (1)
    • ►  octobre 7 - octobre 14 (2)
    • ►  septembre 30 - octobre 7 (2)
    • ►  septembre 23 - septembre 30 (2)
    • ►  septembre 16 - septembre 23 (1)
    • ►  septembre 2 - septembre 9 (1)
    • ►  août 19 - août 26 (2)
    • ►  août 12 - août 19 (1)
    • ►  août 5 - août 12 (1)
    • ►  juillet 22 - juillet 29 (2)
    • ►  juillet 15 - juillet 22 (1)
    • ►  juillet 8 - juillet 15 (1)
    • ►  juillet 1 - juillet 8 (3)
    • ►  juin 24 - juillet 1 (1)
    • ►  juin 17 - juin 24 (2)
    • ►  juin 10 - juin 17 (3)
    • ►  juin 3 - juin 10 (3)
    • ►  mai 20 - mai 27 (1)
    • ►  avril 29 - mai 6 (1)
    • ►  avril 15 - avril 22 (1)
    • ►  avril 8 - avril 15 (4)
    • ►  avril 1 - avril 8 (3)
    • ►  mars 25 - avril 1 (2)
    • ►  mars 18 - mars 25 (1)
    • ►  mars 11 - mars 18 (1)
    • ►  mars 4 - mars 11 (1)
    • ►  février 25 - mars 4 (2)
    • ►  février 18 - février 25 (2)
    • ►  février 11 - février 18 (2)
    • ►  février 4 - février 11 (1)
    • ►  janvier 28 - février 4 (1)
    • ►  janvier 21 - janvier 28 (1)
    • ►  janvier 14 - janvier 21 (6)
    • ►  janvier 7 - janvier 14 (3)
  • ►  2017 (125)
    • ►  décembre 31 - janvier 7 (2)
    • ►  décembre 24 - décembre 31 (3)
    • ►  décembre 17 - décembre 24 (5)
    • ►  décembre 10 - décembre 17 (4)
    • ►  décembre 3 - décembre 10 (3)
    • ►  novembre 26 - décembre 3 (5)
    • ►  novembre 19 - novembre 26 (5)
    • ►  novembre 12 - novembre 19 (2)
    • ►  novembre 5 - novembre 12 (2)
    • ►  octobre 29 - novembre 5 (3)
    • ►  octobre 15 - octobre 22 (2)
    • ►  octobre 8 - octobre 15 (1)
    • ►  octobre 1 - octobre 8 (1)
    • ►  septembre 24 - octobre 1 (2)
    • ►  septembre 17 - septembre 24 (5)
    • ►  septembre 10 - septembre 17 (3)
    • ►  septembre 3 - septembre 10 (1)
    • ►  août 27 - septembre 3 (1)
    • ►  août 20 - août 27 (1)
    • ►  août 13 - août 20 (3)
    • ►  août 6 - août 13 (4)
    • ►  juillet 23 - juillet 30 (1)
    • ►  juillet 16 - juillet 23 (2)
    • ►  juillet 9 - juillet 16 (2)
    • ►  juillet 2 - juillet 9 (1)
    • ►  juin 25 - juillet 2 (3)
    • ►  juin 18 - juin 25 (2)
    • ►  juin 11 - juin 18 (3)
    • ►  juin 4 - juin 11 (4)
    • ►  mai 28 - juin 4 (1)
    • ►  mai 21 - mai 28 (1)
    • ►  mai 14 - mai 21 (2)
    • ►  mai 7 - mai 14 (1)
    • ►  avril 30 - mai 7 (4)
    • ►  avril 23 - avril 30 (1)
    • ►  avril 16 - avril 23 (3)
    • ►  avril 9 - avril 16 (1)
    • ►  avril 2 - avril 9 (2)
    • ►  mars 26 - avril 2 (1)
    • ►  mars 19 - mars 26 (4)
    • ►  mars 12 - mars 19 (1)
    • ►  mars 5 - mars 12 (4)
    • ►  février 26 - mars 5 (2)
    • ►  février 19 - février 26 (2)
    • ►  février 12 - février 19 (3)
    • ►  février 5 - février 12 (1)
    • ►  janvier 29 - février 5 (4)
    • ►  janvier 22 - janvier 29 (1)
    • ►  janvier 15 - janvier 22 (2)
    • ►  janvier 8 - janvier 15 (5)
    • ►  janvier 1 - janvier 8 (3)
  • ►  2016 (90)
    • ►  décembre 25 - janvier 1 (2)
    • ►  décembre 18 - décembre 25 (2)
    • ►  décembre 4 - décembre 11 (4)
    • ►  novembre 27 - décembre 4 (1)
    • ►  novembre 20 - novembre 27 (2)
    • ►  novembre 13 - novembre 20 (3)
    • ►  novembre 6 - novembre 13 (3)
    • ►  octobre 30 - novembre 6 (2)
    • ►  octobre 16 - octobre 23 (3)
    • ►  octobre 9 - octobre 16 (5)
    • ►  octobre 2 - octobre 9 (3)
    • ►  septembre 25 - octobre 2 (4)
    • ►  septembre 18 - septembre 25 (4)
    • ►  septembre 11 - septembre 18 (1)
    • ►  septembre 4 - septembre 11 (3)
    • ►  août 7 - août 14 (1)
    • ►  juillet 31 - août 7 (1)
    • ►  juillet 24 - juillet 31 (1)
    • ►  juillet 17 - juillet 24 (2)
    • ►  juillet 10 - juillet 17 (3)
    • ►  juillet 3 - juillet 10 (2)
    • ►  juin 26 - juillet 3 (1)
    • ►  juin 19 - juin 26 (3)
    • ►  juin 12 - juin 19 (2)
    • ►  juin 5 - juin 12 (2)
    • ►  mai 22 - mai 29 (2)
    • ►  mai 15 - mai 22 (2)
    • ►  mai 1 - mai 8 (1)
    • ►  avril 24 - mai 1 (1)
    • ►  avril 10 - avril 17 (1)
    • ►  avril 3 - avril 10 (2)
    • ►  mars 27 - avril 3 (2)
    • ►  mars 20 - mars 27 (1)
    • ►  mars 13 - mars 20 (2)
    • ►  mars 6 - mars 13 (2)
    • ►  février 28 - mars 6 (2)
    • ►  février 21 - février 28 (1)
    • ►  février 7 - février 14 (1)
    • ►  janvier 31 - février 7 (2)
    • ►  janvier 24 - janvier 31 (2)
    • ►  janvier 17 - janvier 24 (1)
    • ►  janvier 10 - janvier 17 (2)
    • ►  janvier 3 - janvier 10 (3)
  • ►  2015 (122)
    • ►  décembre 27 - janvier 3 (2)
    • ►  décembre 20 - décembre 27 (2)
    • ►  décembre 13 - décembre 20 (1)
    • ►  décembre 6 - décembre 13 (1)
    • ►  novembre 29 - décembre 6 (3)
    • ►  novembre 22 - novembre 29 (1)
    • ►  novembre 15 - novembre 22 (3)
    • ►  novembre 8 - novembre 15 (2)
    • ►  novembre 1 - novembre 8 (3)
    • ►  octobre 25 - novembre 1 (3)
    • ►  octobre 18 - octobre 25 (3)
    • ►  octobre 11 - octobre 18 (1)
    • ►  octobre 4 - octobre 11 (1)
    • ►  septembre 27 - octobre 4 (1)
    • ►  septembre 13 - septembre 20 (4)
    • ►  septembre 6 - septembre 13 (2)
    • ►  août 30 - septembre 6 (3)
    • ►  août 23 - août 30 (3)
    • ►  août 16 - août 23 (2)
    • ►  août 9 - août 16 (2)
    • ►  août 2 - août 9 (3)
    • ►  juillet 26 - août 2 (1)
    • ►  juillet 19 - juillet 26 (2)
    • ►  juillet 12 - juillet 19 (3)
    • ►  juillet 5 - juillet 12 (1)
    • ►  juin 28 - juillet 5 (4)
    • ►  juin 21 - juin 28 (3)
    • ►  juin 14 - juin 21 (1)
    • ►  juin 7 - juin 14 (2)
    • ►  mai 31 - juin 7 (3)
    • ►  mai 24 - mai 31 (3)
    • ►  mai 17 - mai 24 (2)
    • ►  mai 10 - mai 17 (1)
    • ►  mai 3 - mai 10 (2)
    • ►  avril 26 - mai 3 (1)
    • ►  avril 19 - avril 26 (3)
    • ►  avril 12 - avril 19 (3)
    • ►  avril 5 - avril 12 (2)
    • ►  mars 29 - avril 5 (3)
    • ►  mars 22 - mars 29 (4)
    • ►  mars 15 - mars 22 (5)
    • ►  mars 8 - mars 15 (2)
    • ►  mars 1 - mars 8 (3)
    • ►  février 22 - mars 1 (4)
    • ►  février 15 - février 22 (4)
    • ►  février 8 - février 15 (3)
    • ►  février 1 - février 8 (2)
    • ►  janvier 25 - février 1 (2)
    • ►  janvier 18 - janvier 25 (3)
    • ►  janvier 11 - janvier 18 (4)
  • ►  2014 (239)
    • ►  décembre 28 - janvier 4 (3)
    • ►  décembre 21 - décembre 28 (3)
    • ►  décembre 14 - décembre 21 (3)
    • ►  décembre 7 - décembre 14 (3)
    • ►  novembre 30 - décembre 7 (6)
    • ►  novembre 23 - novembre 30 (4)
    • ►  novembre 16 - novembre 23 (6)
    • ►  novembre 9 - novembre 16 (4)
    • ►  novembre 2 - novembre 9 (3)
    • ►  octobre 26 - novembre 2 (4)
    • ►  octobre 19 - octobre 26 (4)
    • ►  octobre 12 - octobre 19 (2)
    • ►  octobre 5 - octobre 12 (2)
    • ►  septembre 28 - octobre 5 (1)
    • ►  septembre 21 - septembre 28 (3)
    • ►  septembre 14 - septembre 21 (2)
    • ►  septembre 7 - septembre 14 (4)
    • ►  août 31 - septembre 7 (3)
    • ►  août 24 - août 31 (2)
    • ►  août 17 - août 24 (5)
    • ►  août 10 - août 17 (7)
    • ►  août 3 - août 10 (6)
    • ►  juillet 27 - août 3 (8)
    • ►  juillet 20 - juillet 27 (8)
    • ►  juillet 13 - juillet 20 (4)
    • ►  juillet 6 - juillet 13 (7)
    • ►  juin 29 - juillet 6 (5)
    • ►  juin 22 - juin 29 (9)
    • ►  juin 15 - juin 22 (5)
    • ►  juin 8 - juin 15 (6)
    • ►  juin 1 - juin 8 (4)
    • ►  mai 25 - juin 1 (14)
    • ►  mai 18 - mai 25 (9)
    • ►  mai 11 - mai 18 (8)
    • ►  mai 4 - mai 11 (9)
    • ►  avril 27 - mai 4 (7)
    • ►  avril 20 - avril 27 (8)
    • ►  avril 13 - avril 20 (4)
    • ►  avril 6 - avril 13 (3)
    • ►  mars 30 - avril 6 (6)
    • ►  mars 23 - mars 30 (7)
    • ►  mars 16 - mars 23 (5)
    • ►  mars 9 - mars 16 (6)
    • ►  mars 2 - mars 9 (7)
    • ►  février 23 - mars 2 (6)
    • ►  février 16 - février 23 (4)

Notre vieux Pont

Notre vieux Pont
Tu es symbole de notre vie Vieux pont un jour majestueux Puis bombardé car la guerre ne connaît pas l'Art Je l'ai revu avec un peu de nostalgie Et puis il m'est apparu immuable éternel Je l'ai figé à jamais sur ce cliché Pour toi à qui je pensais Ce matin là Sérénité d'un coeur apaisé et heureux ©fRuban

Magie sur l'Océan

Magie sur l'Océan
Plisser les yeux / éblouis par le soleil qui décline et sombre en ton sein - mer bien-aimée - J'ai vu sur les ondes des gerbes d'étoiles phosphorescentes j'ai vu le rose le mauve l'orange de tes flammes les nappes de sang répandues déposés par le pinceau magicien de Merlin la palette divine de quelque korrigan ou de l'Artiste caché en l'Univers © F.R 14 septembre 2013 Tous droits réservés Protégé par copyright

Ce blog est sous licence

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Copyright sur tout le blog. Thème Simple. Fourni par Blogger.