Cette date n'a pour moi aucune connotation religieuse, puisque je n'appartiens à aucune religion, malgré une éducation catholique. Cependant, ce jour a toujours été pour moi la résurgence de souvenirs tendres et mélancoliques.
J'ai été élevée jusqu'à l'âge de six ans, par une grand-tante veuve de la Grande Guerre. Toute jeune mariée amoureuse, elle n'eut pas le temps d'avoir d'enfant, puisque l'amour de toute sa vie fut tué du côté de Verdun.
Elle consacra sa vie entière à travailler la terre avec son frère, mon grand-père maternel.
Le seul jour où elle se rendait à l'église ( elle n'en avait ni le temps, ni le besoin... l'église se trouvant à plusieurs kilomètres), le seul jour était le jour des Rameaux, pour faire bénir la branche de buis, qu'en rentrant elle accrochait au cadre de son époux bien-aimé. Je revois cette immense photo encadrée, d'un très bel homme aux moustaches fières et relevées. Il portait l'uniforme militaire.
A la mort de ma grand-tante, je reçus sa très belle chaîne en or, à laquelle était accroché un médaillon en forme de losange. A l'intérieur, la photo miniature de Maximin, la même que celle du cadre. Toute sa vie, ma grand-tante porta à son cou, ce qui lui restait de son amour.
Je porte quelquefois ce bijou, la photo est toujours là.
Ce matin, j'avance dans le jardin guidée par les senteurs de violettes, de narcisses du poète, du coucou humble et lumineux. Les mésanges bleues s'activent à construire leur nid dans la muraille, les merles me saluent de leurs sifflements moqueurs. J'ouvre grands mes poumons... Respirer respirer la lumière du soleil et le bleu pâle d'un ciel zébré de quelques voiles blancs. Je te sais là, tout près de moi comme une vague chaude qui traverse l'horizon.
La version de cette chanson qu'Etienne Caselli/Vitté et moi avions écrite ensemble en 2004 je crois:Albert au milieu du pont (Ochs / Vitté). C'est une chanson que je chante depuis longtemps en public. Enfin, je veux dire quand je chante encore en public, c'est à dire quand ça sera à nouveau possible pour moi de transpirer devant du monde. C'est la reprise d'Etienne. Voici ce qu'il en dit :
"Voici le clip n'hésitez pas à partager commenter ou aimer si ça vous plait.
Spéciale dédicace à Patrick Ochs. Et plein de gros bisous à Michel Glasko Perso, Vincent Mondy, David Cérésa, Philippe Eliez, Gilles Puyfages, Eric Jaccard et Vincent Lamoure qui ont fait et font vivre ce titre.
Bises à tous"
Je vous chante encore une chanson inédite, seul avec ma guitare parfois un peu limité, sans Rue de la Muette. Ça s'appelle "Je ne comprends jamais rien". Je l'avais déjà jouée dans une version non définitive il y a quelques années mais les chansons évoluent, parfois lentement, dans mon cas. C'était encore une chanson, une histoire écrite pour un duo avec une voix féminine. Un homme et une femme dans une voiture. il l'a invitée à monter dans sa bagnole parce qu'elle courait seule sous la pluie dans les rues de Paris. Elle raconte une histoire assez traumatisante qui vient de lui arriver. Le type l'écoute. Ils roulent au milieu des embouteillages. Ils se regardent du coin de l'oeil. L'homme lui propose d'aller boire un verre pour la réconforter. La femme accepte. J'ai commencé à écrire cette histoire le soir des attentats du Bataclan. J'espère que ça vous plaira. Bonne soirée. N'hésitez pas à partager notre travail.
2 mai 2020
Toujours seul avec ma guitare sans Rue de la Muette. J'avais envie de vous faire découvrir quelques chansons inédites, puisque ça avait plu à plusieurs d'entre vous. Finalement, je me suis lancé dans une reprise de Christophe, disparu il y a quelques jours. J'ai redécouvert cette vieille chanson assez étrange. J'avoue que je n'en avais jamais vraiment écouté le texte de Jean-Michel Jarre sur la belle mélodie de Christophe. Je vais donc vous en offrir la énième reprise, à ma façon, sachant que je ne suis toujours pas devenu un as de la guitare. j'espère que ça vous plaira. Je vous présenterai peut-être quelques titres perso et inédits dans les jours qui viennent à bientôt. Faites attention à vous!
26 avril 2020
Le titre de cette nouvelle chanson c'est "Pas à pas". Toujours confiné seul avec ma guitare, j'ai un peu de mal, sans mes copains de Rue de la Muette.
Voici une chanson que j'ai encore peu montrée. C'est une exclu rien que pour vous. Au départ, ces chansons devaient être interprétées en duo avec une chanteuse et le groupe. Elles ont été écrites pour ça et je vous chante les deux parties, de cette histoire conçue comme une sorte de dialogue avec ma guitare. Ça raconte l'histoire d'une femme qui se fait suivre dans la rue par un type un peu bizarre et tordu. Elle a peur et se pose tout un tas de questions. L' histoire se passe dans la rue d'une grande ville. C'est un extrait de l'album Novembre que j'espère enregistrer un jour. N'hésitez pas à partager mon travail. Faites attention à vous. à bientôt. Patrick Ochs.
le 21 avril 2020
Une autre chanson, confiné seul avec ma guitare sans Rue de la Muette, ce qui pour moi est plutôt rare (pas d'être confiné seul- je m'habitue- mais plutôt de jouer de la guitare et de chanter sans mes copains du groupe) J'avais écrit cette chanson "Novembre" et une quinzaine d'autres il y a quelques années après les événements tragiques de Charlie et du Bataclan (il y avait beaucoup de duos avec des voix féminines) mais finalement je ne les ai pas enregistrées. Tout est dans le tiroir que je viens de rouvrir.
il y aura encore beaucoup de choses étonnantes, tragiques et magnifiques à se raconter, à vous chanter.
Si ça vous fait plaisir je vous en jouerai encore une ou deux autres dans les jours à venir.
Bon courage à nous tous face à l'adversité! à bientôt. Ne soyons pas trop sages quand même! Merci à toutes ces femmes et ces hommes qui s'occupent de nous au risque de leur vie. C'est pas la guerre. C'est une pandémie et les moins payées sont aux premières lignes.
bien sur, n'hésitez pas à partager. Patrick Ochs
le 14 avril 2020
Sanguine Paroles de Jacques Prévert musique de Henri Crolla. Vincent Lamoure à la guitare, Patrick Ochs au chant. Bonne soirée.
J avais déjà enregistré une petite vidéo de cette chanson "Novembre" vers la fin de l'été pour la préparation de notre album"les rendez-vous de novembre". Cette chanson parle du terrible 13 novembre 2015, le jour des attentats. Ce sera le thème de l'album. Quelques changements de texte dans cette version de 2017
Vous savez que nous serons en studio à la fin du mois de Mars? Avec d'anciennes chansons, de nouveaux arrangements, quelques inédits et mes copains de Rue de la muette. Gilles Puyfages à l'accordéon,Éric jaccard à la batterie et Vincent Mondy aux clarinettes et au saxophone. j'ai hâte d'y être enfin. l'un de mes projets de 2017 qui se réalise enfin. tout est lourd , compliqué et je me sens très fatigué, pour différentes raisons.
Je pense que cet album compilation s'appellera "Partenaires". Est-ce un bon titre? j'en sais rien.
Là, je répète seul et travaille de vieux titres sur ma voix actuelle.. Parce que la voix, ça change, même si les chansons évoluent avec le temps et la maturité.
En cadeau cet inédit : "Ce qu'on dit de toi". Je l'avais écrit il y a quelques années, pour des voix adolescentes. Je l'ai adapté, bien sur.
Une chanson toute simple et sans prétentions:
Tout ce mal qu'on peut faire parfois en colportant des rumeurs... à très vite. je vais vous donner des nouvelles. amitiés.
La folle complainte de Charles Trenet. Patrick Ochs au chant, Vincent Lamoure à la guitare. Pour vous.
Un menuisier bien charpenté, de corps bien bâti,
Goûtait au repos bien mérité d’un Boaz endormi.
Voilà qui était, il faut le dire, pour le moins étonnant
De voir cet homme dont la réputation de battant
N’était plus à faire, ainsi tétanisé. Était-il donc paralysé,
De n’avoir pu combler cette baie tant convoitée,
Brèche dans la sympathie de la belle enfin ouverte?
Alanguie dans une pose, ma foi, fort bien découverte.
Y avait-il donc du mou dans la butée souple,
Plongeant le menuisier d’autant plus dans le trouble
Qu’il se sentait de moins en moins à l’aise
Dans ce face à face avec la belle mortaise?
Hésitait-il à enfoncer, sans scrupules , le tenon,
Sidéré devant l’incroyable beauté du téton ?
Il se peut. Mais le menuisier est ferme et déterminé.
Et farouchement, sans plus longtemps barguigner,
Besognant, sans relâche, son remarquable ouvrage,
Assuré de gagner la voie de fait du compagnonnage,
D’un coup, d’un seul, enfoncé dans le chambranle,
D’une foi sans faille et que rien n’ébranle,
Bandant son arc de décharge, maintenant la paumelle,
Il rive son clou à mortaise la belle !
Voici donc contée sur un air de chaconne,
La belle histoire des amants de Crémone.
Depuis hier soir, je ne décolère pas après avoir écouté la Grand Messe
Je m'informe régulièrement depuis plusieurs semaines, je lis des articles de grands médecins
je sens venir la catastrophe
Non celle du coronavirus, mais les conséquences à long terme des mesures prises par nos dirigeants
J'accuse les politiques à quelques exceptions près
J'accuse les grands medias,presse écrite, radios, chaînes de télé...
J'accuse les réseaux sociaux, parfois télécommandés, qui amplifient, propagent des idées fausses
J'accuse la connerie humaine qui gobe tout et en rajoute trois louches
il n'y a qu'à regarder les rayons vides des supermarchés !
Confiner c'est tuer les petits éditeurs indépendants privés de salons du livre
Confiner c'est tuer les petits producteurs de fruits, légumes, fromages, privés de leurs marchés
Confiner c'est tuer les artistes privés de leurs spectacles, de leurs expos
Confiner c'est mépriser les enfants qui n'ont pas d'ordinateur, ni parent ou voisin susceptible de les aider
Confiner c'est isoler davantage les personnes seules et malades
Confiner c'est encore une fois se mettre au service des plus riches
Et que dire des exceptions faites sans la moindre logique, juste pour les rassemblements qui rapportent
On décide de ne plus envoyer les enfants à l'école, pourtant les jets privés
On interdit les rassemblements , mais on refoule les migrants aux frontières bouclées
On nous fait la morale
On nous parle d'esprit civique
On nous flatte pour mieux nous croquer mon enfant !
Le 8 mars Célébration internationale des droits des femmes
D'abord chacune des journées spéciales pour tout et pour rien me paraît inutile.
Chaque lutte se mène au quotidien
que ce soit pour la Terre, pour les fêtes des mères des pères....du St Esprit,
pour les droits des femmes des enfants des animaux …..
Et surtout pas fête des femmes avec bouquets de fleurs et tralala !
C'est toute l'année que l'on peut offrir des fleurs.
Oui à la Déclaration universelle des droits de l'Homme
c'est-à-dire des êtres humains, dont la femme.
Oui à la revendication de l'égalité des salaires, des emplois
entre hommes et femmes.
Non à la victimisation systématique des femmes
elles ne sont pas toutes victimes !
Non les hommes ne sont pas tous machos harceleurs violeurs... !
fruban
8 mars 2020
Aujourd'hui 8 mars, mes pensées vont vers toutes les mères qui assistent, meurtries et impuissantes, aux souffrances de la chair de leur chair. Souffrance due à la maladie, à l'oppression tyrannique, aux addictions toxiques, au désespoir.. Ces mères parfois seules, mal aimées, mal aidées.. qui luttent avec un amour désespéré, au chevet de leur enfant et qui offrent sans compter leurs nuits sans sommeil, pour caresser une main ou un front, pour sourire... malgré les larmes qui ne couleront que dans la solitude. Ces mères qui accompagnent jusqu'au seuil de la nuit éternelle, cet enfant que la colère des hommes ou la colère des cieux leur ont arraché. Qu'on les nomme les "folles de la Place de Mai", qu'elles portent le foulard palestinien.. qu'elles vivent tout près de moi, qu'elles se trouvent à des milliers de kilomètres.. Ces femmes sont toutes mes soeurs, dans la douleur et dans le deuil. Jamais un enfant ne devrait quitter cette vie avant celle qui lui a offert la vie.
"Il semble que la Mort est la soeur de l'Amour" (J.R Caussimon )
En observant ces arbres morts, prêts à s'écrouler, déjà en décomposition, élançant avec peine, en un dernier sursaut, leurs bras maigres et nus... Et juste derrière ces pousses vertes, promesses de vie, qui seront la moisson de demain... me sont venus à l'esprit ces mots de Caussimon que chante Léo Ferré.
"C’est ce soir-là, après avoir copieusement arrosé l’arrivée du nouveau venu, que nous avons décidé dans l’euphorie et à l’unanimité de le baptiser Zingaro. Plus tard, tandis que la fête se répandait dans la nuit et que s’épanchaient les cœurs imbibés, je me suis surpris, comme souvent, à ne plus trouver ma place. Je suis allé le rejoindre dans son box, je n’ai pas allumé, je me suis glissé dans son antre comme on se glisse sous les draps de l’amante endormie.
Cette nuit-là, nous avons fait un pacte : j’allais contaminer son animalité et il allait me permettre d’exister parmi les hommes. Aux humains de mon espèce, nous allions nous révéler. Pour la vie. "
"En dédicace du livre, Bartabas évoque des « premiers pas dans l’écriture de l’âme ». Il raconte l’aventure théâtrale qui l’a mené du fort d’Aubervilliers, proche banlieue nord de Paris à plusieurs tours du monde. Il raconte sans jamais vraiment se raconter. Au hasard des pages et dans de rares interviews radio-télé, il admet que, oui, « de Zingaro, je suis l’âme ». Il n’en dit pas plus… Il écrit. Et pour « D’un cheval l’autre », il s’est retiré dans un monastère. Il lui fallait, dit-il, s’éloigner de ses chevaux pour écrire sur eux. Et commencer le livre par une citation extraite de « Genèse », 2, 19 : « L’Eternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait ». Celui-ci, donc, fut appelé cheval. Ce cheval qu’a découvert le petit Clément Marty, alors âgé de 5 ou 6 ans. "
Serge Bressan
Facebook - tant décrié, tant utilisé - ne mérite, à mes yeux, "ni cet excès d'honneur, ni cette indignité"...
Chacun d'entre nous s'y est inscrit pour des raisons le plus souvent différentes, qui parfois se rejoignent, créant des liens plus ou moins profonds.
Certains ont trouvé pratique de discuter, échanger avec des proches, éloignés par les kilomètres. Prendre et donner des nouvelles, partager des photos
D'autres, isolés pour mille raisons - maladie, chagrin, deuil...chômage - aiment rencontrer d'autres personnes avec lesquelles dire qu'elles s'efforcent de continuer à vivre, malgré les épreuves
Des artistes - poètes, musiciens, peintres... - cherchent à faire connaître leur oeuvre. Le plus souvent le profil personnel s'accompagne d'une page, d'un blog....
Ce qui m'a amenée ici en 2010, est un peu tout cela, et mes motivations se sont transformées, au fil des jours.
Certaines personnes rencontrées ici, sont devenues de vrais amis, que j'aime infiniment, avec lesquels j'échange bien au-delà de ce petit monde virtuel
D'autres se sont avérées inintéressantes, superficielles, manipulatrices, voire dangereuses
J'y ai rencontré, parfois découvert, de vrais poètes et artistes... D'autres effectivement, surfaits et surtout imbus de leur ego prétentieux et hypertrophié
Il m'arrive régulièrement de faire des pauses, de me demander ce que je fais là... Je reviens et je reste, pour les magnifiques rencontres, vraies, sincères, enrichissantes et fidèles
J'essaie, sans exhibitionnisme, de m'exprimer au travers de mes publications, de mes écrits, de mes commentaires... de toujours être moi-même, libre de mes choix, respectueuse de ceux des autres.
J'aime au-delà de tout, la littérature (surtout la poésie), la musique et toutes les formes d'art
J'aime les relations humaines vraies, chaleureuses... et j'en ai trouvé ici, quels que soient l'âge, la nationalité, le milieu socio-professionnel ! Et je trouve merveilleux de pouvoir échanger et partager avec des personnes du monde entier... Parfois juste quelques mots, parfois de longues et belles lettres.
Alors, facebook or not facebook... tout dépend de ce que l'on en attend, des personnes rencontrées, des échanges réciproques... On ne peut attendre de l'autre, si l'on n'est pas soi-même en mesure de donner !
( ces propos m'ont été inspirés par des discussions, chez l'un ou l'autre, ces derniers jours )