vendredi 23 octobre 2020
Octobre rose, Patrick Ochs et Valérie Chaussade
mardi 20 octobre 2020
Couvre-feu, Paul Eluard
dimanche 13 septembre 2020
Impossible, Erri de Luca
Impossible (Erri de Luca)
Avec toi, j'ai appris le mot « amour » et les jours œufs de Pâques, chacun avec une surprise à l'intérieur.
J'avais déjà été amoureux avant de te connaître, mais jamais longtemps. Je cessais de l'être aux premières contradictions.
Avec toi, j'ai appris l'amour qui maintient sa prise et sa dureté au-delà des disputes, des différends, des défauts, jusqu'à les aimer aussi. C'est l'amour pour ton air contrarié, tes explosions et le retour des sourires ensuite.
C'est comme en montagne, toutes les expressions me plaisent, même la pluie, la saucée prise en grimpant qui ne refroidit pas le corps et n'a pas besoin d'abri.
Aussi ai-je décidé que ma définition du mot « amour » était : toi. Je t'appelle « ammoremio » ou bien « ammoremi ». Tu dis que ça devrait être plus que ça, que je dois t'aimer encore plus. Je ne sais pas ce qu'est ce « plus », en quoi il consiste.
Je reconnais que je suis médiocre avec toi.
Erri de Luca
Impossible
Gallimard p 29
"Le romancier italien Erri De Luca donne dans Impossible (Gallimard) paru le 20 août dans la rentrée littéraire, la quintessence de ce qui anime son œuvre et sa vie depuis ses débuts.
Dans son précédent ouvrage, Le tour de l'oie, un dialogue avec le fils qu'il n'a jamais eu, le romancier Italien de 70 ans entamait déjà une forme d'introspection, un état des lieux d'une existence riche et singulière.
Avec Impossible, Erri de Luca dessine un personnage qui compte avec lui-même de nombreux points communs. Dans un dialogue entre un juge d'instruction et un homme soupçonné de meurtre et placé en garde à vue après la mort accidentelle d'un autre en montagne, l'auteur de Montedidio met en scène tous les grands thèmes qui lui sont chers : la justice, la liberté, le combat politique, la trahison, l'amour et la montagne... Tout ça dans une forme quasi platonicienne." (extrait article France Culture)
Impossible Erri de Luca
mardi 25 août 2020
Patrick Ochs, La java de l'ours dans l'aquarium
"La java de l'ours dans l'aquarium". Un jour, l'un des vendeurs que j'encadrais dans une grosse entreprise ,nationale de bâtiment qui m'employait dans les années 90 m'a vu arriver dans ma supercinq Renault de l'époque et m'a dit que je ressemblais à un ours dans un aquarium! Vous voyez de quoi s'inspirent les chansons? Depuis, j'ai inclus la Danse de l'ours dans le spectacle et d'autres chansons et numéros où l'ours pointait sa silhouette à travers ma voix rauque et mon corps maladroit que je mettais en scène. Actuellement nous jouons cette chanson sur un tempo moins mélancolique.Nous l'avons enregistrée dans deux albums différents en différentes versions. Celle là a été enregistrée en 2010 je crois avec Gilles Puyfages à l'accordéon et Loïc Le Guillanton à la guitare. C'est comme ça: Les chansons bougent et évoluent avec les musiciens et les chanteurs. A un moment, j'en ai trouvé une traduction en Allemand dans un bouquin destiné aux jeunes qui apprenaient le français. c'est plutôt flatteur. Enfin, j'en sais rien! C'est toujours sympa quand une chanson voyage. Bonne journée à tous. P.
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| © photo Patrick Ochs |
mercredi 19 août 2020
Ce soir plus que jamais, Françoise R
Ce soir, plus encore que ces derniers temps, je ressens ici, d'étranges sensations. Le monde entier m'arrive d'un peu partout, avec ses crimes, ses guerres, le sang inutilement versé. Nous partageons, nous indignons, essayons de masquer notre impuissance. Personnellement, je ne sais plus ce que je dois faire. Jamais encore je n'avais éprouvé un tel malaise.
Dans le même temps, m'arrivent des plages éblouissantes, des rires, des musiques, des poèmes, des peintures.... des envies de bonheur, de gaieté, de légèreté. C'est l'été, les vacances, alors je comprends, du moins j'essaie.
Dans ma tête et dans mon coeur tous ces flashes d'infos, ces partages dramatiques, puis hilarants, parfois stupides.... s'entrechoquent, se mélangent, m'entraînent dans une valse à mille temps qui me déboussole totalement.
Au milieu de tout et son contraire, je me sens prise de balbutiements... j'ai envie de me taire, de m'enfuir.
© fruban
© fruban
mardi 18 août 2020
Orages du 14 août, Françoise R
Pluies torrentielles, ciel tourmenté, le Soleil se cache pour pleurer. Et les poètes, la tête entre les mains, le coeur écorché vif, ne trouvent que mots noirs. Plus envie de chanter la Beauté et l'Amour, quand ici et là-bas, tout n'est que ruines et cendres froides. La Nature prend le deuil et refuse le ciel bleu et la mer d'huile. Humain, trop humain.
fruban
orages du 14 août
© photo fruban
lundi 17 août 2020
Erri de Luca, France culture
Emission A voix nue
Une série d'entretiens proposée par Delphine Japhet.
Ecrivain, traducteur et poète, Erri De Luca a tenu sa vie durant ses engagements politiques et littéraires : « ouvrir sa bouche pour le muet », donner les mots à ceux que l’on tente de faire taire.
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| Erri De Luca au Festival du Film de Trente en 2012• Crédits : Niccolò Caranti |
https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/erri-de-luca-lecrivain-des-vents-contraires
L'écrivain des vents contraires
Rue de la Muette, la vache qu'un garçon
"La vache qu'un garçon était en train de traire"
(Ochs/Ochs/Puyfagès/Mondy/Jaccard) extrait vidéo du sixième cd de Rue de la Muette "Ombres Chinoises"
Dans la rue un chien aboyait une dame qui passait lui a dit se taire
Un chat est rentré dans la maison. Une vache qu'un garçon était en train de traire
Pleurait à cause du petit veau qu’un boucher ce matin tôt avait mis dans sa bétaillère
Le chat a bu un peu de ce lait; quelque part dans son palais le gout de la souris grise
Qu’il avait croquée pour son 4 heures lui donnait des hauts le cœur. Ça c’était une bêtise
Qui gâchait une belle journée. Il est parti digérer au chaud sa friandise
Le battement des ailes du papillon dans le bec d’un oisillon, caché sous la glycine-
Tu l’avais taillée au sécateur avant de briser mon cœur. J’ai cherché dans la cuisine
Un vase pour y mettre quelques fleurs. Elles ont entrouvert leurs cœurs pour qu’une abeille y butine
Chacun mange plus petit que soi- c’est la vie !- c’est comme ça ! j’ai coupé sous la cellophane
Un petit bout du petit cochon. Avec le coin du torchon, j’ai essuyé mes larmes
En regardant dans une émission une gazelle qu’un lion mangeait dans la savane
Et longtemps j’ai attendue. Tu n’es jamais revenue. Qu’est ce que j’ai pu te faire ?
Le chat ronronnait dans la maison et la vache qu’un garçon était en train de traire
Pleurait à cause du petit veau qu’un boucher ce matin tôt avait mis dans sa bétaillère
Avait mis dans sa bétaillère…
© Patrick Ochs juillet 2014
dimanche 16 août 2020
C'est devenu un rituel, par Françoise Ruban
C'est devenu un rituel au fil des mois, venir rêver près des eaux calmes. Rêver et rire des facéties des canards abondamment nourris par les passants. Comme j'aimerais vivre près d'une rivière, tellement plus reposante que l'Océan, même si Celui-ci s'est immiscé dans mes gènes !
Belle journée à vous !
© photos fruban
mardi 21 juillet 2020
Patrick Ochs, La Muette à Drancy
"Comme partout en Europe, on entendait les bottes et les bottes des nazis/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes on s’en va à Paris/Mon petit frère voulait voir les tigres affamés du cirque d’hiver/Moi j’aurais préféré les girls déshabillées des folies bergères/De la gare de l’Est, reste quelques photos/J’avais ma vieille veste et lui mon vieux manteau/On a planqué 6 mois chez le cousin Léon/Sur les grands boulevards, il y avait une fanfare, il y avait un orphéon
Comme partout en Europe tous les peuples à la botte faisaient porter l’étoile/Mes parents ont dit hop ! il y en a plein les bottes faut mettre les voiles/A pied ou a vélo, sur les routes de campagne/Mais on s’est arrêtés sans se faire arrêter bien avant la montagne/ On a planqué 6 mois chez le cousin Dupont/Les fils du chef de gare faisaient péter des pétards et jouaient au ballon/J’ai embrassé cousine dans l’arrière cuisine sur le bout du menton/La main sur sa poitrine au fond de ma poitrine j’entendais l’orphéon
Que l’été était beau, que la vie était chouette/Qui nous a dénoncés qui nous a embarqués Cité de la Muette ?
Dans le camp de Drancy, barbelé vert de gris du côté de Paname/Qui sont ces pauvres gens, ces femmes et ces enfants gardés par des gendarmes/Je te piquais tes ballons, je collais des gnons mais je te regrette Si j’avais su t’aimer, je t’aurais emmené ailleurs sur la planète/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette/Oh mon petit frangin, je t’écris 3 fois rien 3 mots qu’au vent je guette/Vite sortez-nous d’ici, loin du camp de Drancy, Cité de la Muette
Mes parents, mes amis, vite sortez-nous d’ici/Les hommes creusent une galerie secrète/Pour s’enfuir du camp de Drancy la Muette/Tous. Avant la tombée du soir/Avant que le dernier train quitte la gare/Je traîne mon petit frère dans le métro/Pour voir les tigres du cirque Médrano/En remontant le boulevard/J’ai dans mon cœur le cœur de la fanfare
Vite sortez-nous d’ici
Sortez-nous tous d’ici
Loin du camps de Drancy
Sortez-nous tous d’ici…"
Paroles et musique: Patrick Ochs/ Rue de la Muette
Patrick Ochs, le 16 juillet 2020
Triste anniversaire de la rafle du vel d'hiv . Ca finit par un cri. Tous les ans je vous diffuse ma chanson là-dessus. Merci de faire découvrir notre travail si vous jugez que ça en vaut la peine. Abonnez vous à notre chaîne YouTube. Partagez et commentez!
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https://www.youtube.com/user/patrickochs1/videos
















